• Gperrin_gaëlleaëlle Perrin-Guillet

    La vie, cette auteure lyonnaise ne peut l’apprécier sans les livres. « Ma bibliothèque compte 450 livre en rotation permanente (prêts, dons vite remplacés par de nouveaux achats) et une journée sans lecture, dit-elle,  est comme une tartine sans beurre : fade. »

    Au collège, la rencontre avec un professeur de français est l’occasion de la découverte d’une littérature hors des sentiers battus. Le goût de la lecture s’installe et fait naître l’envie d’écrire à son tour. La douleur de la première page et l’imagination à solliciter, vient ensuite le plaisir de devenir le ludi magister du jeu de l’écriture et de pouvoir déclencher des tempêtes sous le crâne où les idées sautent comme des puces et bousculent les mots. Un premier roman « Meurtres en négatif » en 2001 et elle ne s’arrêtera pas là.

    Le sourire du diable : auto-édition (2010)
    Au fil des morts : auto-édition (2011)
    L'exquise nouvelle (collectif) : Editions la Madolière (2011)
    Les auteurs du noir face à la différence (Collectif) Editions Jigal (2012)

    A 37 ans, Gaëlle Perrin-Guillet a publié trois romans noirs et quelques nouvelles parmi lesquels « Un handicapé victime ou assassin ? » publiée dans un recueil « Les auteurs du Noir face à la différences » aux Editions Jigal.

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    Comment naît une bonne idée de récit ? Gaëlle explique en prenant l’exemple de son opus « Le sourire du diable :  « L’idée dans laquelle je pourrais user ma plume. Le Sourire du diable est né d’une discussion entre amis. Autour d’une table, la bière côtoie les curlys et un débat s’engage sur un sujet tout ce qu’il y a de plus sérieux : les sectes. Avec un témoignage de premier ordre : une ancienne recrue qui en est sortie et qui trinque avec nous. J’écoute son histoire, pas banale, mon cerveau s’emballe (alcool ou lueur de lucidité, je ne saurais dire…) et la trame de mon futur roman se dessine toute seule. J’y ajoute, dans les jours suivants, une pointe de culture américaine et, au bout de trois années de travail plus ou moins acharné selon les périodes, j’accouche de mon bébé. Une héroïne amnésique, un duo de flics que tout oppose mais qui s’entendent comme larrons en foire, un soupçon d’hémoglobine et de suspens et voilà Le sourire du Diable couché sur papier ». Un proverbe nous dit : « Le Diable n’apparaît qu’à celui qui le craint »… Craindrez-vous son sourire?

    Le sourire du diable est aussi une œuvre picturale de René Magritte qui a représenté une clé vue à travers le trou d’une serrure. Titre énigmatique et surréaliste chez le peintre qui disait "Mon titre n'explique pas mon tableau, comme mon tableau n'explique pas mon titre". Ainsi, non content de bouleverser notre rapport traditionnel de l'image à la réalité, Magritte rompt le rapport entre le titre et l'œuvre. Toutes ces distorsions entre réalités créent un nouveau lien entre l'artiste et le spectateur… En est-il de même avec le polar de Gaëlle ? Va-t-elle bouleverser votre rapport traditionnel entre fiction et réalité ? Pour le savoir, le mieux est de lire ce qui se cache derrière ce sourire démoniaque…

    Un lecteur Christophe répond : « J’ai un peu tremblé en ouvrant le livre pour la première fois, car j’avais peur de devoir dire, avec ma franchise légendaire, « Bon Gaëlle, essaie autre chose ». Mais passé le deuxième chapitre, j’ai eu un effet d’accoutumance. Je l’ai passé à des voisins, qui ne connaissent pas l’auteure, et ils m’ont dit : c’est vachement bien, tu l’as acheté où ? Pas de doute, nous avons affaire à un talent, qui va sans doute confirmer bientôt avec son prochain roman. Elle sera attendue au tournant, mais nul doute qu’elle se montrera à la hauteur ! »

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    Et le  roman attendu est arrivé en 2011 : « Au fil des morts ».

    Mike et Allan Carpenter sont deux frères. Allan est policier. Quant à Mike, il vient de publier un livre au titre évocateur : 'Comment devient-on tueur en série' ? Un véritable succès. Il est également professeur de criminologie à l'université de Boston. La vie de Mike est agréable. Une femme charmante. Deux enfants adorables.

    Mike connaît bien la noirceur de l'âme humaine pour l'avoir côtoyée pendant de longs mois. Son livre au titre évocateur, est un succès lors de sa sortie en librairie. Mais il ne se doute pas que dans l'ombre, on étudie ses écrits avec minutie.

    Mais le cauchemar va commencer le jour où une femme est découverte sur la plage. Morte. Un bout de papier jauni écrit nerveusement sur lequel figure le texte suivant :

    "Interactions familiales et délires psychotiques : comment devient-on tueur en série?...

    A votre avis, Monsieur Carpenter, comment le suis-je devenu ?

    Votre dévoué : Casper". 

    Vont s'ensuivre d'autres meurtres. Un mail, une pièce jointe: la photo d'une femme recroquevillée dans le coin d'une pièce sombre. Toujours des femmes. Et les deux frères devront faire bien vite s'ils ne veulent pas que la partie devienne encore plus sanglante.

    Le professeur va se retrouver au centre d'un jeu et le récit s'égrène chapitre après chapitre au fil des morts. Le jeu mortel a commencé...

    Jacques Saussey, auteur, donne son avis :

    Je suis très rapidement et très agréablement entré dans l'écriture vive de ce thriller. Les personnages sont attachants, parfois un peu décalés (Lilith, Mary), mais tous parfaitement crédibles. L'action reste soutenue tout le long du roman, et je dois avouer que je me suis pressuré les méninges pour tenter d'identifier le criminel jusqu'au tout dernier chapitre, mais sans y parvenir! J'ai eu un méchant doute, à un moment de l'intrigue, mais le gros malin que je suis s'est complètement planté, drivé comme il faut dans les pâquerettes par l'auteur!

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    Les auteurs du Noir face à la différence est un recueil de 15 nouvelles plus ou moins courtes. Pas de « consigne particulière ». Juste un thème commun : la différence, les limites, les tabous et le regard, regard discriminatoire. 15 nouvelles qui  permettront à chacun d’y trouver son compte et peut-être, éventuellement, de se reconnaître au travers de ces lignes.Les bénéfices sont reversés à une association qui œuvre pour les handicapés.

    Trois des auteurs (dont Gaëlle Perrin-Guillet) participeront au festival du polar corse et méditerranéen qui se déroulera à Ajaccio du 12 eu 14 juillet 2012.

    Un handicapé victime ou assassin ? Gaëlle Perrin Guillet.

    Le départ de Gabrielle. La solitude de celui qui reste. Hervé Sard.

    Une bête noire tueuse et la détresse d’un homme. Elena Piacentini.


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    Une année est finie et l’autre commence. A l’Ermitage, le matin vient de se lever. Des chevaux font leurs premiers galops de la journée. Il y a les canassons et ceux qui les montent… Ne vous y trompez pas ! Il ne s’agit pas d’un roman à l’eau de rose autour d'un haras ou de la préparation du prix d'Amérique. Une jeune femme est morte. Il s’agit visiblement d’un meurtre. Qui est-elle ? Est-ce la femme seule du titre de ce polar ? Joel, le vétérinaire a fait cette macabre découverte et va cogner à la porte d’une belle demeure isolée dans la campagne. C’est la maison de la femme seule, une amie romancière bien vivante qui fut rockeuse autrefois… L’enquête est ouverte et c’est un gendarme qui est en charge du dossier criminel. Francis Humbert travaille à la brigade de recherches de Chaumont. C’est un pandore au cœur tendre mais aussi mal dans sa peau d’homme divorcé et de militaire encaserné. Et certains ne vont pas me croire : il est intelligent et pas que finaud. Une enquête, c’est souvent une descente rétrospective dans le passé et un douloureux effort de mémoire. Quel mystère allons-nous découvrir? Celui de la morte peut-être. Mais les vivants ont aussi leur secret. Quel est celui de la femme seule dont la fragilité et la beauté sauvage émeuvent notre porteur d’uniforme? Est-elle aussi menacée ? Rassurez-vous notre bon gendarme est sur le coup et sa mission n’est-elle pas de trouver les coupables et de protéger la prochaine victime si belle lorsque le crime pourrait être parfait. Le décor est planté dans ce que l’on appelle la France profonde, une grande propriété plantée dans le vert de la Haute-Marne, département pluvieux. Le milieu social est celui de la bourgeoisie provinciale avec ses secrets de famille et ses non-dits. Marie Vindy a écrit un roman d’atmosphère dans lequel la psychologie des personnages prend toute sa place et notamment celle de la belle romancière solitaire. Elle parle aussi de séduction puisqu’il s’agit de la rencontre d’un homme et d’une femme dans des conditions particulières d'un assassinat; Une femme seule est le dernier roman écrit par Marie Vindy et paru en mars 2012. Il ne vous reste plus qu'à vous plonger dedans...

     

    marieMarie Vindy 

    Elle est née en 1972 à Dijon. Après le collège, le lycée, après le lycée les Beaux-arts, à Besançon et puis un master à Nantes. De belles années. Et ensuite un premier enfant, la vie change et l’écriture naît. Comment est-elle passée de la peinture à l’écriture ? Un mystère ? Elle n’en sait rien finalement. Un grand vide qu’il fallait remplir. Des histoires plein la tête et un premier manuscrit. Une nouvelle aventure. « Écrire n’a pas été simple, mais plus simple que je ne l’avais imaginé… » dit-elle.  "Je voulais juste écrire un roman dans lequel je mettrais tout ce qui me plait. Un assassin, des flics et des chevaux. Je l’ai fait, cela m'a pris moins d'un an…" et elle ne s'est pas arrêtée là.

    Artiste plasticienne et professeur d’arts plastiques en collège pendant quelques années, elle délaisse assez vite ces activités pour se consacrer à la littérature noire.

    Son premier roman, Mektoub, publié en 2004, inaugure ses sujets de prédilection : l’univers du crime et de l’investigation. Le Sceau de l’ombre est publié en 2008. Les personnages, dont le héros, un commandant de police, sont ancrés dans le réel ; les victimes comme les bourreaux n’en sont que plus humains. Le second opus, Nirvana transfert, met en scène le quotidien d’une brigade de protection des mineurs. Il est question de criminalité internationale, mais avant tout, ce roman explore les souffrances d’un jeune homme victime dans son enfance d’un pédophile, et sa passion obsessionnelle pour Kurt Cobain. Onzième Parano est son quatrième livre. Le cinquième est sorti dans la collection Fayard noir et devrait avoir une suite avec le gendarme Humbert comme personnage récurrent.

    Elle est invitée par l’association Corsicapolar au 6ème festival du polar corse et méditerranéen qui se tiendra les 12 et 13 juillet 2012 sur la place du Diamant à Ajaccio (et non pas sur la place Foch comme pour les cinq précédentes éditions) avec un prolongement au CCAS de Porticcio le Samedi 14 juillet. Le mercredi 11 juillet 2012, elle sera à bord du Danielle Casanova, avec d’autres auteurs. Le grand car-ferry quitte le port de Marseille à 21 Heures et des dédicaces seront organisées pendant la traversée.

    Les romans de Marie Vindy en cliquant ICI et ensuite sur les couvertures.


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    Le titre est, semble-t-il, un clin d’œil à l’œuvre de Wagner « Le crépuscule des dieux », cette tragédie lyrique noire qui dénonce tout ce qu'a d'inhumain l'humanité moderne. Hervé Sard a écrit un roman crépusculaire. Des meurtres en série ont été commis par un dingue. Luigi le balafré apparaît suspect, une évidence basée sur son passé criminel et sa condition de SDF. L’auteur nous fait découvrir un lieu qui apparaitra pour certains exotique et qui se trouve pourtant dans la région parisienne : « Cinq cents mètres carrés de friches appartenant à la SNCF, en bordure C du RER… Un sous-monde, une sorte de kolkhoze à la sauce va-nu-pieds ». A l’heure où le jour chasse le crépuscule, on aperçoit parfois, le long d’une ligne de train régional, ces îlots de refuges insalubres. Nous préfèrons le plus souvent ne pas attarder notre regard sur les êtres fantomatiques qui les habitent.

    Sur le Quai des Gueux, quelques citoyens d’un sous-monde ont mis en commun leur misère. « C’était l’enfer et le paradis ». Le paradis pour ces exclus, tombés du train social sur ce quai abandonné, parce qu’il est devenu leur radeau de la méduse. Toutefois galère rime avec enfer surtout lorsque la mort rode… « Les trois mortes, c’est sûr, elles n’étaient pas inventées ».

    Evariste Blond, flic maniaco-dépressif, ne croit pas aux suicides. Pour enquêter, il est assisté de Christelle, jeune stagiaire effrontée qui, à la demande de son chef, envoie son colocataire, une jeune Gothique, infiltrer le Quai des Gueux. Bocuse, Capo, Krishna, Betty Boop et Môme y survivent. Trois mortes moins deux têtes, le compte n’y est pas et ce drame perturbe leur cour des miracles. Luigi soupçonné est parti en empruntant le Bois des Tantes, lieu de perdition. Est-il le dingue ? S’agit-il vraiment de meurtres ou bien est-ce  une succession de suicides ? Loi des séries ou meurtres en série ? Soupçons et doutes alimentent le suspens jusqu’à l’épilogue. 

    Le style est alerte et plaisant. Le parler vrai offre sa dose jargonneuse. Le suspens est maintenu jusqu’au bout même si l’énigme apparaît comme le surfilage dramatique de la trame sociale. Les anecdotes y prennent toute leur place, fragments de vies faites de bouts de ficelles.

    Dans cet ouvrage bien construit, vous aimerez les personnages attachants, leur humanisme et celui de l’auteur qui ne nous donne pas la mort en spectacle. L’énigme du thriller sous-tend le récit mais le schéma romanesque se complique dans une peinture de mœurs et d’atmosphère. Le narrateur accompagne les événements. Il témoigne. Il est en empathie avec les personnages. Notre caméra intérieure peut alors enregistrer, imaginer et projeter ses propres images, celles que nos yeux ne voulaient pas regarder. Hervé Sard tend le miroir à cette humanité en souffrance. Il en explore les zones d’ombre. Fracture sociale. Il nous tend aussi le miroir… Vous avez dit culpabilité ?

    Ce roman noir ne se réduit pas à l’histoire qu’il raconte. Il est aussi « la vraie histoire de la vie réelle », pour reprendre une expression de Claude. Roy. Même si le romancier reste juge et partie, il est ici l’historien du présent. Tout en romançant, il ne nous  parle pas d’un monde qui n’existe pas. Les personnages sont ces oubliés, invisibles parce qu’on ne les regarde plus. Vous ne trouverez pas chez eux des héros parfaits ou d’autres héros de papier à classer dans une typologie policière. Ce sont des êtres humains, de chair et d’os.  L’humour n’étant pas exclu dans le drame humain (Sur ce point le test de la page 99 est réussi ainsi que les titres de chapitres), les SDF n’en sont pas dépourvus et restent des Humains. Ils sont simplement plus vulnérables, peut-être trop humains, surement pas inhumains. Quant à nous, lecteurs,  sans aucun doute devrions-nous nous montrer plus humains à leur égard pour que le jour chasse le crépuscule. Hervé Sard prend souvent cette ligne C du RER et, lorsqu’il le pouvait, s’arrêtait et allait à leur rencontre. Imaginé à partir de divers lieux squattés, le Quai des Gueux est devenu le Quai des gueux, ce décor habité par des personnages nés de contacts humains. L’auteur pousse à la réflexion nourrie par le regard de ces « gueux » sur la société, sur leurs semblables et sur eux-mêmes. Cet opus vise l’homme, la société.

    Encore un excellent roman noir aux Editions Krakoën…  Hervé Sard a su faire, vers les SDF,  le pas qu’il nous fait emboîter. «Au loin brillent les étoiles, qui nous attendent depuis le commencement de l’univers. Il est minuit, Dr Faust! » Nous évoluerons à travers la lecture, la discussion, l’éducation et l’art… et personne ne nous en empêchera.

    Après la lecture du Crépuscule des Gueux, nous avons eu une idée de dédicace. Nous avons choisi l’auteur des Misérables et un extrait de son poème « L’aube s’allume » (recueil Les chants du crépuscule) …

    Livre salutaire
    Où le cœur s’emplit !
    Où tout sage austère
    Travaille et pâlit !
    Dont le sens rebelle
    Parfois se révèle !
    Pythagore épèle
    Et Moïse lit !

    Hervé Sard parle de son roman à l’adresse ci-dessous :

    http://www.enviedecrire.com/sinspirer-du-reel-pour-ecrire-herve-sard/

    Hervé Sard est né en 1961. Ingénieur diplômé de l’Ecole Centrale de Lyon, il a débuté dans la coopération en Algérie. De retour en France, il a travaillé dans l’informatique avant de s’expatrier à nouveau en Hongrie. Ses séjours à l’Etranger ne lui ont laissé que de bons souvenirs.  Actuellement cadre dans une banque française (domaine de la sécurité), il vit en région parisienne. Auteur de romans et de nouvelles, il écrit depuis 2001. Il navigue entre polar et science fiction. Il aime toutefois le calme et les grands espaces des Alpes et des Pyrénées où il peut s’adonner aux joies de la randonnée. Le crépuscule des Gueux est son cinquième roman. Il administre un blog Polarmania.

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  • affichesalollivre

     

     

     

    Les Editions Ancre latine seront présentes au Salon du livre de Paris (Stand de la Corse) du 16 au 19 mars 2012.

    A cette occasion, trois auteurs dédicaceront leurs ouvrages : Jean-Pierre Orsi, Pierre Debesson et Jean- Paul Ceccaldi.

    Les Editions Ancre latine proposeront pour l’occasion les titres qui suivent :

    - Les lendemains barbares (Pierre Debesson)

    - Œuf corse ! (Jean-Paul Ceccaldi)

    - La Madonna di Polsi  (Jean-Pierre Orsi)

    - Je pars pour Venise...etc. (Jean-Paul Ceccaldi)

    - Les yeux verts de Sardarabad  (Ida Der Haroutunian)

    - Complices obscurs  (Jean-Paul Ceccaldi)

    - Imbroglio sur la route de Maguelone (Jean-Pierre Petit)

    - Tamo ! Samo ! (Jean-Paul Ceccaldi)

    - L’Ajaccienne (Jean-Paul Ceccaldi)

    Pour plus aller sur le site des éditions: http://www.ancrelatine.eu

    Pour les horaires des dédicaces, cliquer sur les noms :

    http://www.salondulivreparis.com/Programme/Dedicaces.htm?SType=CRITERIA&Search=LastName_CECCALDI_

    http://www.salondulivreparis.com/Programme/Dedicaces.htm?SType=CRITERIA&Search=LastName_ORSI_

    http://www.salondulivreparis.com/Programme/Dedicaces.htm?SType=CRITERIA&Search=LastName_DEBESSON_

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  • Gérard Lucotte, Docteur es génétique et Docteur es Sciences, est professeur à l’Ecole d’Anthropologie de Paris. Spécialiste des marqueurs génétiques, il est à l’origine de la découverte des variants ADN du chromosome Y et de leur utilisation en anthropologie moléculaire. Voilà comment il est présenté.

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    Le généticien traque les origines des Bonaparte. Une véritable épopée génétique. Après avoir été arabe, ces deux dernières années tout du moins, Napoléon serait finalement caucasien ! Les gènes auraient parlé. Trois ans que le Pr Gérard Lucotte,  revendiquant la paternité de l'anthropologie moléculaire, travaille sur le sujet. Le Figaro a publié un article réservé à ses abonnés dont nous ne faisons pas partie. Nous en ignorons le contenu (sans que cela ne nous frustre)  mais Gérard Lucotte n’est pas un inconnu. Par ailleurs, nous avons trouvé un autre article sur le site « Le carré impérial ».L’ADN a été extrait de deux îlots de gaines folliculaires situés à la base de deux poils de barbe, conservés dans le reliquaire de Vivant-Denon (graveur, écrivain, diplomate et administrateur sous le 1er Empire). 

    Gérad Lucotte a déjà affirmé avoir retrouvé le sang du Christ dans un ouvrage co-écrit « Sangui Christi ; J’ai vu le sang du christ » sur la Sainte Tunique d’Argenteuil qui est une relique majeure de la chrétienté, au même titre que le Linceul de Turin (Italie) ou le Suaire d’Oviedo (Espagne), déposé par Charlemagne en l’an 814 à l’abbaye d’Argenteuil. Jésus était du groupe sanguin AB+, même si ses globules rouges semblent avoir été «déformés par un traumatisme extrême» (et comment!) Le chromosome Y confirme sa masculinité (ouf !) Sa peau était blanche (bien sûr), et ses yeux marron foncé. Par contre, selon lui, Eve était noire.

    A force d’analyser avec passion la biochimie des chromosomes, ce scientifique s’est fourvoyé en s’enfermant dans ses marottes malsaines et ses lubies, tel une sorte d’Axel Kahn qui aurait mal tourné. Aujourd’hui il se dit professeur à l’«Ecole d’Anthropologie de Paris», et directeur d’un «Institut international d’Anthropologie» – des établissements tout aussi fantomatiques que ce «Centre de neurogénétique moléculaire» dont le siège se trouve à son domicile personnel. N’empêche, ces appellations ronflantes impressionnent  des sites internet intégristes et le journal « Le Fiagro ». Au-delà du cas de Napoléon, il multiplie les interventions sur «les bases héréditaires des races humaines», après avoir découvert un prétendu fondement génétique aux races, puis un «chromosome juif».

    Pour revenir à Napoléon, le généticien a dû apprendre que l’Empereur, après la conquête de l’Italie, avait protégé les Mékhitaristes, prêtres arméniens de l’île Saint Lazare à Venise. En 1805, Napoléon Bonaparte incorpore Venise à son nouveau royaume italien. Prenant connaissance du travail scientifique et littéraire pratiqué au sein du monastère, il décide de lui laisser une totale indépendance. Le manuscrit signé par l'empereur est aujourd'hui gardé au monastère. De là, le généticien a pu appliquer sa théorie moléculaire raciale sur l’origine caucasienne d’un Corse. C’est l’explication de sa caucasienne attitude à Venise, pas très éloignée  de sa corse attitude à Ajaccio.

    Le ténor arménien Rouben ELBAKIAN vient, le 5 novembre dernier,  d’être sacré Chevalier de l’Ordre Militaire de la Mémoire Napoléonienne par la Communauté mondiale de Napoléon lors du GALA donné le 5 novembre dernier dans la Salle Empire de l’Hôtel de Paris de Monaco. S’agit-il d’un parent de l’empereur présent lors de la cérémonie ? Avec Gérard Lucotte, rien d’impossible !

     

     

    Pour rester dans l’actualité, sans lâcher l’ADN de Napoléon,Depuis début 2010, iGENEA cherche les descendants mâles de la famille de Napoléon Bonaparte dans un projet de grande échelle mondiale. 47 personnes qui déclaraient d'être liées avec Napoléon, ont été testés pour des similarités génétiques.  En même temps, des scientifiques ont réalisés des tests ADN sur un échantillon de cheveux de Napoléon. Le résultat du test a été comparé à un échantillon de Charles Napoléon Bonaparte, qui est un descendant de Jérôme, le frère de Napoléon Bonaparte. Les deux résultats correspondaient l’un à l’autre. Le profil ADN a été publié dans le Journal of Molecular Biology Research le 31/12/2011…(Information relevée sur le site IGENEA )

    Le Journal of Molecular Biology fournit une grande qualité et une large couverture dans tous les domaines de la biologie moléculaire.  La revue publie des articles de recherche scientifique originale. La revue encourage la soumission d'études pluridisciplinaires qui utilisent des approches complémentaires expérimentales et informatiques pour répondre aux questions difficiles de la biologie moléculaire.

     

     


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