• L’Ecailler est une maison d’édition créée en 2000 à Marseille sous le nom d’Écailler du sud par  François Tomazeau, Patrick Coulomb,  Michel Martin-Roland,  Jean-Christophe Duchon-Doris, Maurice Georges et Pierre Gauthier.

    Elle a donc 10 ans d’existence et cet anniversaire donnera lieu à un événement vendredi 12 novembre 2010 à partir de 17 heures dans la Bibliothèque de l’Alcazar. Venez fêter les dix ans de l'Ecailler. L'Ecailler est mort, vive l'Ecailler!... nous disent-ils.

    Je me souviens avoir assisté à la présentation de cette nouvelle maison en la présence des trois premiers auteurs édités en avril 2000 : François Thomazeau, Patrick Blaise (pseudo de Patrick Coulomb) et Serge Scotto. Thomazeau et Coulomb avaient expliqué qu’éditer un livre représentait l’achat d’un petit véhicule et qu’ils avaient choisi comme nom L’écailler du sud avec l’ambition de trouver dans les manuscrits des perles littéraires. Dix ans après, cette maison a publié de nombreux auteurs du Sud de la France avant de se diversifier, avec la création de l'Écailler du Nord,  l’Ecailler de l’Est et la mise en place de nouvelles collections : Overlitterature, L'AtiNoir, Inclassables, Spéciales,  BD... mais aussi l’ouverture d’une librairie en 2006 à côté de l’église des Réformés. Le libraire est Jacques Aubergy, créateur de la collection L’AtiNoir qui est devenue une maison d’édition avec à son actif la parution de nombreux ouvrages en majorité traduits car écrits par des auteurs latino-américains.

    La maison L’écailler a grandi, s’est étoffée. Elle a donné naissance à plusieurs collections, d’autres maisons d’édition, une association L’écrit du sud et donc une libraire « L’écailler du sud ».  Elle a ses cadres dont Bruno Richard présent sur tous les fronts des événements organisés par l’association. Les éditeurs, après un temps de réflexion, envisagent une mutation dont ils fourniront les détails le 12 novembre 2010. Les lecteurs, les auteurs et les amis seront nombreux au rendez-vous. Nous y serons!...

    Les trois premiers ouvrages édités en avril 2000...


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    Du 1er au 3 octobre 2010 à Villeneuve-Lez-Avignon (30)...

    Les Editions Ancre latine et les Editions Melis seront représentées au 6èmefestival du polaar de Villeneuve Lez Avignon auquel a été invité Jean-Paul Ceccaldi.

    Programme - cliquer ci-dessous:

    http://www.polar-villeneuvelezavignon.fr/interne.php?auteur

     

     

    C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Jacky Monteillard, connu comme auteur sous le pseudo de Joachim Sebastiano Valdez....

    Jaky Monteillard est décédé ce jeudi 16 septembre à l'hôpital de Cavaillon (Vaucluse). Il  avait publié aux éditions L'écailler deux romans policiers historiques se déroulant dans le monde précolombien, centrés autour du personnage de Tupac Hualpa, enquêteur du Grand Inca: "Celui qui sait lire le sang" et "Puma qui sommeille", traduits dans plusieurs langues. Il avait également publié, toujours chez L'écailler, deux enquêtes de la capitaine de gendarmerie Clara Wyler: "Trente loups gris" et "Meurtre d'une milliardaire suisse". Son dernier roman, "Les larmes des innocentes", venait tout juste de sortir aux éditions Demeter. A 57 ans, Jacky Monteillard avait de nombreux projets, tant dans le domaine de l'écriture que dans d'autres domaines. Il était programmé au prochain festival du polar de Villeneuve Lez Avignon.  Il a été un des tout premiers auteurs avec qui L'écailler avait établi un "compagnonnage" littéraire. L'écailler n'oublie pas non plus Emilie Poucan et Juan Hernandez Luna, eux aussi fauchés cette année bien avant l'heure. Ce dernier avait écrit l'un des deux ouvrages publiés à l'occasion de la création de la collection L'Atinoir.      


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  • Alger la blanche ! Alger la noire ? Soleils noirs et nuits blanches ! Oxymore pour l’occis maure ! Mort sûre ! Morsures… «  Le cortège de berlines serpentait dans la nuit et le brouillard. A travers les roseaux muets, suintaient les lumières des phares. Faisceaux jaunes mordant l’obscure vapeur des enfers… » La prière du Maure est un récit au style incisif, avec son « départ dans l’affection et le bruit neufs »  selon l’expression rimbaldienne des « Illuminations ». Sans discours consensuel, l’écriture a du souffle et ne sombre jamais dans un continuum grammatical et psychologique ; elle s’échappe dans la poésie noire qui surgit et donne une vision onirique de la ville qui révèle sa nature sauvage, débridée, mystérieuse. Fermez les yeux sur Alger avec ses escaliers fleuris et ses lampions ! Ne vous attendez pas à une petite intrigue bien ficelée mettant en scène les  réseaux de trafic d’êtres humains, des crimes mafieux, des amours contrariés, des voyageurs sans bagages !… On se laisse prendre par une enquête qui tourne à la course contre la mort dans une ville en proie à ses démons : policiers, militaires, politiciens et terroristes… Djo est un retraité usé et blasé de la police.  Chauve et regard noir, il n’a pas connu son père etne garde de sa mère que la plaie ombilicale… le tourment de l’anonymat. Ex-policier, sa vie et ses amours mises entre parenthèses, il accepte d’enquêter sur la disparition d’un jeune Algérois… fils d’un proche ou d’une mère éplorée ? Djo joue-t-il le justicier altruiste ?... Rapidement les pistes se multiplient, se brouillent et les personnages semblent accomplir un destin tragique parce qu’il les dépasse. Ils s’enlisent. A la sortie d’une guerre d’indépendance et après la montée de l’intégrisme,  il ne faut toujours pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Djo met  son nez  là où « L’homme est un loup pour l’homme ». Une meute de loups et la solitude des serpents…  il est question de guerre civile, de guerre des services spéciaux… d’alcools, de venin… Terre. Sang. Kalachnikov. Bras bruns. Poignards tatoués sur la peau. Regard au loin qui se noie dans la baie noire. Terre sacrée. Ciel secret. Moteur de voiture encore chaud. Flingues dégainés comme de sombres croissants de lune… Sans doute la plus tragique des histoires est-elle celle la plus apte à faire reculer la tragédie ? C’est peut-être cela la prière du Maure. Une écriture volontiers poétique, sinon apocalyptique… écrit Joël Jegouzo dans sa chronique du site K-Libre… Il ajoute : « Un texte d'une audace immense, écrit par un journaliste – enfin un vrai journaliste d'investigation - servi par une plume pertinente et courageuse. Un journaliste livrant une œuvre littéraire ambitieuse tant sur le plan du fond que de la forme... Un événement. Un roman stupéfiant, d'une intensité inouïe. »

    Interview d'Adlen Meddi sur le site K-Libre (cliquer)

    Adlène MEDDI est né en 1975 dans la banlieue d’Alger. Il est actuellement rédacteur en chef d’El Watan Week-end. Il a fait des études de journalisme et de sociologie des médias à l’université d’Alger et à l’EHESS de Marseille. La prière du Maure est son deuxième roman après « Le casse-tête turc » édité à Alger.  Il est également le fondateur en 2009, avec d’autres auteurs algériens, du groupe un groupe d'agit'auteurs : « Bezzzef ». ( cliquer )

     


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