• Marseille, Terra corsa

    Parmi les Corses de Marseille mis à l’honneur dans le trimestriel janvier – février – mars 2007 " Terra Corsa ", nous avons relevé trois noms : Philippe Carrèse, Jean Contrucci et Franck Biancarelli.

    Terra corsa – sitte : http://www.terracorsa-mag.com/

    Extrait : " On a coutume de dire et de répéter que Marseille est la plus grande ville corse du monde. Les chiffres de l’immigration ne peuvent être précis, mais on annonce sans frémir la présence d’environ 150 000 Corses dans la cité phocéenne ! Il suffit d’annoncer un patronyme insulaire, d’avoir une immatriculation corse ou de dire que l’on vient de l’île pour que les origines se révèlent et les solidarités s’activent "



    Philippe Carrèse avait des grands parents napolitains, un oncle et une tante mariés à des Calenzanais et qui vivent à Calenzana.. Il est né à Marseille en 1956. Il fait ses études de cinéma à l’IDHEC (Institut Des Hautes Études Cinématographiques) à Paris dans les années 70. Il cumule toutes les casquettes : auteur (de l’humour au roman noir), scénariste, réalisateur de téléfilms de fiction aux séries comiques, en passant par le court - métrage, les spots publicitaires ou le direct comme les concerts (en continuant à pratiquer le rock, l'afro-cubain et le funk)., opérateur de prises de vue des documentaires qu’il réalise, compositeur de musiques de films… et on en passe !

    Le film Libérata :
    Liberata a succédé à Malaterra, première fiction TV parlée majoritairement en langue régionale, en l’occurrence l’occitan, et tournée en 2004. Réalisés par la même équipe, Philippe Carrèse en tête, les deux films ont également en commun d’avoir été récompensés au Festival de la fiction de Saint-Tropez, puisque Malaterra avait remporté l’an dernier le prix du jury et de la technique, tandis que Liberata vient de recevoir le prix spécial du jury.
    Dans ce beau film qui sort des sentiers battus, Philippe Carrese a mis en scène les protagonistes hauts en couleur d’un hameau occupé par des chemises noires. Le casting est irréprochable : tous les acteurs sont excellents.

    • L'histoire de "Liberata" : Mars 1943, en pleine occupation italienne de la Corse, deux frères résistants communistes vont stratégiquement se lier avec deux truffions italiens afin de leur soutirer les informations nécessaires à l'organisation des parachutages sur la Balagne. Une réelle amitié va naître entre ces hommes, prémices du retournement de situation et de l'alliance qui a suivi le débarquement allié à Ajaccio en septembre de la même année.

    Il s’agit d’une comédie dramatique méditerranéenne qui nous plonge au milieu de la seconde guerre mondiale en Corse pendant l'occupation italienne. Particularité notoire du film, il est tourné, dans un souci de véracité historique, dans les trois langues : le corse, l'italien et le français. Liberata est aussi le prénom de la plus belle femme du village, personnage fort, objet de toutes les convoitises.

    Après une diffusion télévisée, le film est sorti en salles en 2006. Le DVD est en vente depuis Janvier 2007.
    Site officiel : http://www.chez.com/carrese/
    Une interview Biblioblog à l’adresse ci-dessous:
    http://www.biblioblog.fr/index.php/2005/12/18/183-interview-de-philippe-carrese

    Quelques titres :Les veuves Gigognes (octobre 2005) est son quatorzième roman, le neuvième à paraître aux éditions Fleuve Noir après Trois jours d’engatse (1995), Filet garni (1996), Pet de mouche et la princesse du désert (1997), Tue-les, à chaque fois (1999), Le bal des cagoles (prix polar sncf 2001), Conduite accompagnée, Une petite bière pour la route (2002) et Une belle histoire d’amour (2003) – mais aussi , deux romans pour la jeunesse : La grotte de l’aviateur (2004) et Le vol de la momie (2005), parus dans la collection Souris noire…
    et quelques romans édités chez Florent Massot : Graine de Courge (1997), Le Successeur (1999) et Flocoon Paradise (2001).

    Philippe Carrèse écrit aussi des nouvelles. Il a participé à un recueil "  Bleu, blanc, sang " sous l’égide de Serge Quadrippani . Vingt-cinq auteurs confirmés recourent à tous les genres, du polar à énigmes à la SF, du noir ultra classique au récit psychologique, de l'humour léger à l'ironie froide, pour nous offrir une sorte d'instantané d'un pays où, sous la dépression, les passions couvent toujours, infâmes ou magnifiques.


     
    Jean Contrucci
    est journaliste et écrivain. Comme beaucoup de Corses, son grand-père, Laurent dernier d’une famille de cinq enfants, s’est installé à Marseille pour trouver du travail afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. C’est ce grand-père qui a maintenu le lien généalogique et affectif avec la Corse. De 1966 à 1972, Jean Contrucci écrivait dans le Provence Magasine et, à 35 ans, à la faveur d’un reportage, il a découvert , de ses propres yeux et non plus par les souvenirs racontés par son grand-père, la Corse. Il s’amuse à dire dans l’article que lui consacre Terra corsa : "  On peut dire que je suis un vrai marseillais, puisque mon grand-père paternel était corse et ma mère est normande ! Un Marseillais pur sucre." Il a fait une longue carrière au Provençal et comme correspondant du journal Le Monde.

    Le site de l’auteur : http://www.jeancontrucci.fr
    Biographie : http://www.massalire.fr/biographie/contrucci_jean_bio.htm

    Ça s’est passé à Marseille de Jean Contrucci, adresse ci-dessous:
     http://www.massalire.fr/resume/ca_c_est_passe_a_marseille_res.htm
     
    Jean Contrucci a écrit son premier roman dans les années 1980.
    Il vient de publier son dernier : Les raisins à l’eau de vie.
    Résumé : - Récit de la rencontre décisive de l'auteur avec un GI américain lors de la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il n'était encore qu'un enfant.-
    et Quatrième de couverture : - Il s'appelait Hubert J. Le Canut. C'était marqué au-dessus de sa poche de chemise. Pas banal comme nom pour un Américain. À l'époque, ce type-là était mon idole. Mieux que Big Bill Le Casseur, dont je ne manquais pas un fascicule, et qui, jusqu'à l'arrivée d'Hubert J. dans ma vie, était mon héros préféré. Comment aurais-je pu me douter que cet Américain allait me voler ma jeunesse ?

    Depuis plusieurs années, il écrit des romans historiques inspirés de faits divers survenus aux temps du Marseille de "La Belle Epoque " . Nous vous donnons la liste des parutions de la plus récente à la plus ancienne :dans cette série " Les nouveaux mystères de Marseille "

    Le secret du docteur Danglar - Quatrième de couverture :Marseille, 1899. La France est en proie aux attentats anarchistes, et Raoul Signoret, le sémillant chroniqueur judiciaire du Petit Provençal, doit rendre compte d'une exécution capitale alors qu'il milite contre la peine de mort! Mais un procès autrement plus étrange l'attend: celui du docteur Hippolyte Danglars, un médecin dévoué à ses patients de condition modeste, accusé d'avortement clandestin par une jeune femme mourante...

    Le spectre de la rue Saint-Jacques – quatrième de couverture : Marseille, avril 1906. Dans le parc de la propriété " La Mitidja " est retrouvé un cadavre... vieux de dix ans ! Quelques jours plus tard, un employé des lieux meurt brutalement après avoir reçu des lettres de menaces. Honoré Castellain, propriétaire et premier suspect, est soupçonné mais aussitôt relâché. En chasse d'informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, Raoul Signoret se passionne pour l'affaire, aidé de son fidèle oncle Eugène Baruteau, chef de la police. Il retrouve avec émotion son premier camarade d'école, Édouard Castellain, qui lui confie des informations de première main sur les sinistres événements survenus au domaine paternel. Mis à pied pour son refus de chanter les louanges de la politique coloniale, Raoul devient libre pour l'enquête... Celle-ci l'entraînera, avec sa femme la pétillante Cécile, d'Alger la Blanche aux séances de spiritisme : un cerbère meurtrier et un fantôme inquiétant sont au rendez-vous. Malgré les avertissements de son oncle Eugène et ceux de Cécile, pourtant toujours prête à seconder son Raoul, ce dernier se lance dans une enquête périlleuse qui le mènera au cœur du milieu anarchiste, dans les fumeries d'opium, et même dans les bras d'une belle cantatrice...

    Double crime dans la rue Bleue - Quatrième de couverture: Marseille, janvier 1903. Un cadavre sans tête et sans mains gît rue Bleue, au coeur du quartier de La Belle de Mai, devant la manufacture des tabacs. Quelques jours plus tard un second cadavre est abandonné au pied du même réverbère ! Raoul Signoret, en chasse d'informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l'enquête, avec l'aide de son fidèle oncle Eugène, chef de la police. Vite repéré après avoir sauvé un enfant de la mort et séparé deux cigarières en furie, le voilà citoyen d'honneur du quartier, où il a retrouvé avec émotion son ancien instituteur, Félix Garbiers. Ce dernier entretient une relation étrange avec la belle Gilda Del Vesco, jeune femme fatale surnommée "la Carmen de La Belle de Mai". Mais l'enquête piétine, et l'assassin continue son sinistre jeu de piste : sa silhouette noire rôde comme un fantôme parmi les habitants, et un troisième cadavre est découvert. Alors que la panique s'empare du quartier, la belle Gilda disparaît...Après L'Énigme de La Blancarde, La Faute de l'abbé Richaud et Le Secret du docteur Danglars, Jean Contrucci, critique littéraire à La Provence, nous conte un nouveau mystère de Marseille, élucidé par le désormais mythique tandem Signoret-Baruteau.

    L'énigme de La Blancarde : -Quatrième de couverture:  Marseille, 1891. La ville est partagée en deux. D'un côté, sur la rive nord du Vieux-Port, le quartier "réservé" où viennent s'encanailler les bourgeois. De l'autre, les faubourgs respectables, autour de la rue Paradis ou du hameau de La Blancarde... C'est pourtant dans ce monde-là que la riche Mme Magnan est sauvagement assassinée. Louis Coulon, son fils adoptif, est accusé. Preuves et témoignages l'accablent. Le voilà condamné au bagne à perpétuité. Un dénouement qui paraît trop simple au chef adjoint de la Sûreté, Eugène Baruteau, et à son jeune neveu, l'intrépide journaliste Raoul Signoret. Surtout quand le témoin numéro un se rétracte : "Un innocent est au bagne à ma place !"Ce duo familial d'enquêteurs, auquel vient s'ajouter Cécile, la fiancée de Raoul, va de surprise en surprise et découvre qu'un même homme fait l'objet de trois verdicts contradictoires. Le vice ne se cache pas toujours là où on l'attend...En restituant l'atmosphère de Marseille à la Belle Époque, Jean Contrucci, critique littéraire de La Provence, se fait ici l'historien et le romancier d'une affaire stupéfiante, qui défraya en son temps la chronique.

    La faute de l'abbé Richaud : - Quatrième de couverture :  Rien ne va plus à Mazargues, village au sud de Marseille. Alors que le projet de séparation de l'Église et de l'État agite les esprits, se produit un "miracle" inquiétant : le tableau de la paroisse représentant la descente de croix se met à saigner !Voilà qui tombe à pic pour le venimeux abbé Richaud, d'obédience extrémiste, prêt à tout pour se débarrasser de la tutelle du curé Barral... Raoul Signoret, le sémillant chroniqueur judiciaire du Petit Provençal, soupçonne immédiatement que l’affaire" va bien plus loin : scandale de mœurs - où l'on découvre que la morale religieuse s'accommode de bien des vices - et surtout enjeu politique - où les plus forts ne sont pas ceux que l'on croit... Barral disparaît brusquement. Eugène Baruteau, le chef adjoint de la Sûreté chargé de l'enquête, va devoir encore composer avec Raoul, son neveu, pour débrouiller une énigme à tiroirs... Secondé par le pharmacien Gaudissart, et par l'intrépide Cécile, le couple d'enquêteurs n'est pas au bout de ses peines.


     

    Franck Biancarelli, originaire du village d’Agnarone près de l’Ospedale, est un dessinateur de 39 ans dont l’imaginaire a été alimenté, pendant son enfance, par Strange, cette revue américaine de comics traduits en Français. Il a suivi les aventures de héros comme Batman, Flash Gordon, Daredevil , Captain America, etc….. Par ces lectures, il s’est imprégné des talents des nombreux dessinateurs qui participaient à cette revue pleine d’histoires de super héros. Il cite des illustrateurs comme Gil Kane et Gene Colan.
    Fils de directeur d’école, Franck Biancarelli choisira d’abord le sacerdoce de l’enseignement public, tout en continuant sa vraie passion : le dessin d’illustration. Et puis, toujours attentif à ses héros que sont les illustrateurs de BD, il constate que "  Alex Raymond avait à peine 24 ans lorsqu’il a créé Flash Gordon, Alex Todd a commencé à 15 ans … " et lui, Franck âgé déjà de 26ans, n’avait rien fait alors qu’il dessinait depuis son tout jeune âge. Sa rencontre avec Christian Rossi sera décisive et il en sortira deux premiers albums. Ce sera le début de sa carrière d’illustrateur avec un coup de crayon , à la fois inspiré par les Anciens de la BD américaine et personnalisé. Sa patte s’exprimera d’abord avec Serge Le tendre et la série " Livre des destins. Il est édité par la maison " Soleil " qui publie notamment la série " Galfalek ".
    Présentation de la série Galfalek
    "Passez ce gant, Galfalek ! Il répondra à votre volonté et effacera aux yeux de tous votre identité ! Personne ne reconnaîtra en vous l´ancien mercenaire banni des "Hauts Murs", Yrisis implore votre pardon et vous attend dans la cité...Un lieu où bien des choses ont changé..." Galfalek est une série d´héroïc fantaisy pas comme les autres. Il n´y a ici que peu de magie mais point d´orcs, d´elfes ou autres personnages étranges. C’est un récit étonnant où la politique dans toute sa splendeur vient faire son apparition. Lutte de pouvoirs entre factions ennemis utilisant tout les moyens disponibles (Manipulation, complots, héros...). On est, tel le personnage principal, ballotté d´intrigues en énigmes, en ayant l´impresion de ne pouvoir agir. Mais on en profite pour admirer l’architecture de la cité des "Hauts Murs" et découvrir ses légendes ".

    Franck Biancarelli sera présent au Festival de GRUISSAN – rencontres autour de la BD - 23ème Edition - organisées par "la ville de Gruissan et l'Association Bulle d'Oc" les 05 et 06 Mai 2007 - Lieu de la Manifestation : parc des expos - Bourse BD, exposition(s), et séance de dédicaces au programme. - L'entrée de ce festival sera gratuite.
    Pour tous renseignements complémentaires, vous pouvez contacter Eric MATTEI ou au 06.33.47.79.72. , par e.mail : mattei.eric@wanadoo.fr
     

     
     
     

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :