• BARRETTALI à livres ouverts - pluie interdite le 11 août 2007

    Barrettali : journée "livres ouverts" le 11 Août 2007:



    Ghjurnata " Libri Aperti "
    Dans le cadre des Estivales 2007 qui se déroulent à partir du 15 juillet 2007 jusqu’au 19 août suivant, une journée " Livres ouverts " rassemblera à Barretalli des auteurs corses de toutes plumes de 16 à 24 Heures, à la confrérie, place de la mairie et dans les sept chapelles. Le public sera accueilli entre 17 et 17H30 et chacun pourra s’inscrire au parcours des 7 chapelles de Barrrettali pour retrouver des livres qui y seront déposés. Le public rencontrera les auteurs pour des échanges personnalisés et des dédicaces jusqu’à 20 Heures, moment d’un apéritif et buffet offerts par la municipalité. Après ce spuntinu (apéritif dînatoire), des lectures d’extraits d’œuvres des auteurs présents seront faites avec des causeries entre le public et les auteurs.

    A voir : exposition des photographies de Thierry Venturini.

    Des auteurs de l’association Corsicapolar ( Jean Crozier-Pandolfi, Marie- Hélène Ferrari, Okuba Kentaro, Jean-Pierre Orsi et Jean-Paul Ceccaldi) seront aux côtés de Jean-Pierre Santini et des Editions A fior di carta.
    L’association Corsicapolar dispose d’un site avec un fichier d’auteurs :
    http://www.corsicapolar.eu

    Jean-Pierre Santini et son équipe, en quelques mois, ont réuni des auteurs de talent dans un catalogue fourni et de qualité…

    -Angèle Paoli , auteure de "Noir écrin".
    -Anna Albertini , auteure de " U Maravigliatu "
    -Jean-Claude Loueilh, auteur de Baccala per Corsica, X-Making et Cette désolation où advient.
    -Marcel Tijeras, auteur d' Inassouv’île, Les dits de grenades et Incertaines lattitudes.
    -Martine Rousset, auteure de Mystères d’âmes.
    -Dominique Cazaux, auteure de Comme une aube à jamais.
    -Christian Bianchi, auteur de Paisoli di Barrettali ( textes de J.P Santini) et Portes closes.
    -Marie-Catherine Deville, auteure de La vallée de Soummam
    -Jean-Pierre Santini, Le rêve des îles est d'oublier la mer, Aphorismes.

    A fior di carta dispose d’un site en construction à l’adresse
    http://scripteur.typepad.com/afiordicarta/



    Parmi les auteurs corses annoncés , nous avons eu communication de la liste suivante, avec, de notre part, quelques notes de rappels:


    - Ghjacumu Thiers , né à Bastia en 1945, résidant à Biguglia. Agrégé de l'université (lettres classiques), Jacques THIERS a enseigné les lettres classiques à Nice, Ajaccio et Bastia avant de rejoindre en 1983 l'Université de Corse où il occupe actuellement une chaire de langue et culture régionales avec le grade de Professeur des Universités. Il est docteur en linguistique habilité à diriger des recherches. et a occupé diverses fonctions administratives et pédagogiques dont la direction du Service d'Information et d'Orientation (SUIO) de l'Université de Corse et du DESS de Communication Appliquée à la Valorisation des Ressources Régionales. Depuis 1994 il est aussi à la tête du Service Commun du Centre Culturel Universitaire (CCU) qui anime l'action culturelle sur le campus et dans les relations de l'Université de Corse avec les établissements d'enseignement supérieur sur le Continent et en Méditerranée : une vingtaine d'ateliers d'expression artistique et culturelle, un bulletin périodique d'informations culturelles (À l'asgiu), des publications (dont une revue littéraire en langue corse Bonanova), des conférences, des spectacles dramatiques et des concours internationaux de littérature sont les vecteurs de cette politique d'épanouissement et de dialogue culturel. Une quinzaine de bénévoles et quatre moniteurs-étudiants accompagnent des activités dont une bonne part assure la relation université-cité. De 1995 à 1998 Jacques THIERS a été président du jury des concours de langue et de culture corse des lycées et collèges, le CAPES de langue corse. Il en préside aujourd'hui le concours réservé.

    Un parcours d'enseignant et de chercheur donc, jalonné de recherches, de colloques, de publications scientifiques dans le domaine des lettres et des sciences du langage. A ces responsabilités universitaires et administratives s'ajoutent des réalisations dans le domaine de l'expression culturelle, en langue corse en particulier. Co-auteur de méthodes d'apprentissage du corse (Stà à sente o Pè !, Dì tù), J.THIERS est l'un des militants culturels qui se reconnaissent dans l'appellation de " génération de 1970 ". Il écrit régulièrement en poésie depuis ces années-là ; il a signé les textes de nombreuses chansons dont les chanteurs et groupes corses ont fait des succès populaires, de E Duie Patrizie à Canta u Populu Corsu à I Muvrini et Surghjenti. Rédacteur de revues littéraires et en particulier Rigiru (1973-1981) et aujourd'hui Bonanova, il est aussi dialoguiste et auteur de théâtre. Il a dans les années 1970 dirigé la troupe de Scola Corsa et Scola Aperta. De 1979 à 1999, il a écrit et fait représenter L'Orcu, U Rè, Pandora, U Casale, U più hè per fà l'erre, I Strapazzi di Bazzicone et Tutti in Pontenovu , des comédies populaires qui, par le recours à l'ironie, jouent sur les différents niveaux de représentation de la réalité sociale, culturelle ou psychologique. Des collaborations diverses (U Trionfu di a puesia, Matria, Medea), des relations continues avec le théâtre de Sardaigne (depuis la traduction en corse du drame Petru Zara de L.Sole en 1980) ont débouché sur un travail pour une scène multilingue : Itaca ! Itaca ! sur le thème d'Ulysse écrit à trois : J .THIERS, L.SOLE (Sardaigne), F.SCALDATI (Sicile) et créé à Aiacciu en octobre 1997. Le cycle s'est poursuivi avec : Ciclope (septembre 1998) en collaboration avec L.SOLE et Lelio LECIS (Cagliari) ; Baruffe in Mariana (septembre 1999), écrit avec M.CINI (Pise), A Memoria di l'Acqua (octobre 2000), Cosa mi manca à mè, adaptation très libre de Troilus et Cressida de Shakespeare (janvier 2001), en collaboration avec la compagnie " Teatro Sardegna " de Cagliari.

    Jacques THIERS est aussi président de la section corse de l'Instituto del Teatro del Mediterraneo (IITM, Madrid) qui poursuit des objectifs similaires. Il est par ailleurs prosateur (romancier avec A Funtana d'Altea, Prix du Livre Corse 1990 publié depuis en français, italien et roumain et A Barca di a Madonna (traduit en français sous le titre de La Vierge à la barque).


    Au programme, L'Arretta bianca ( la Halte blanche) : poésie - Editions Albiana - prix des lecteurs 2007.
    Tuttognunu ti hà in casa issa cusarella di nunda ch'omu chjama un'infiltrazione. Un'incritta fine fine nantu à un muru o nantu à u celu. Quasi quasi ùn si vede. I nostri ghjorni sgranfignati una cria. Da tuppà subitu cu ghjessu è cazzola. Ma ùn ci si face casu : dumane farà ghjornu. Intantu l'affare si sparghje è si scava ma nunda spunta à l'infora. A cosa travaglia à l'indrentu, travaglia. Ùn ci si pensa micca senza piantà ma si sente sempre, da issa banda custì ch'ellu ci hè un risicu. O un altrò. Saranu trenta anni ch'ella mi stuzzica, ma mai mi sò propriu resu contu ch'ella devia esse un pocu cusì, quella beata "scrittura in puesia". Scrivendu à casu è à disgrazia ùn mi hè mai parsu utile nè assinnatu di accoglie issò ch'o avia scrittu è dì mi chì isse pagine allibrate una nantu à l'altra possinu esse puesia.Dunque possu solu rimarcà ch'o l'aghju sempre praticata cusì, in modu permanente ma à stonde. Cù un tira è molla mai stanciatu trà duie manere chì cumandanu...
    Traduction : Tout le monde a chez soi ce petit accident domestique qu'on appelle " une infiltration". Une fine fêlure dans un mur ou un plafond. Presque imperceptible. Une griffure de rien dans notre quotidien. À reboucher le plus tôt possible. Mais on ne se méfie pas et on renvoie toujours à demain. Jour après jour ça s'étale et ça se creuse mais du dehors rien ne semble changé. C'est à l'intérieur que ça travaille. On n'y pense pas continûment, mais on sent toujours, de ce côté-là, la présence d'un risque. Ou d'un ailleurs. Il y a une trentaine d'années que l'écriture poétique travaille en moi de cette manière sans que j'aie jamais pu concevoir que ce pouvait être quelque chose comme cela. J'ai composé de manière occasionnelle et intermittente et n'ai jamais formé le projet de rassembler ces textes en un recueil. Du même coup, je ne me suis jamais senti poète à part entière. (...)



    - Ghjacumu Fusina est né en décembre 1940 à Ortale en Corse. Après des études secondaires à Bastia puis supérieures à la Sorbonne, il a d’abord enseigné les lettres dans la région parisienne et à Paris. Revenu en Corse en 1981, il a été chargé de mission ministérielle (mise en place de l’enseignement du corse) et conseiller technique des recteurs d’académie, chargé d’inspection pédagogique régionale. Docteur ès- lettres (Montpellier) et docteur en sciences de l’éducation (Paris), il a enseigné la littérature et les sciences de l’éducation (dont il a fondé le département) et a dirigé des travaux de recherche (troisième cycle et doctorat) dans ces filières à l'université de Corse. Militant culturel reconnu, il a été élu président du conseil de la culture, de l’éducation et du cadre de vie (conseil consultatif de l’Assemblée de Corse) de 1989 à 1991. Ecrivain (Prix du livre corse, prix de la Région, 1987 : poèmes, nouvelles, essais , traductions) il est aussi parolier de nombre de chanteurs et de groupes corses parmi les plus connus (voir ci-dessous).

    Et fiche de présentation à l’adresse : http://adecec.net/jfusina.html
    Professeur d'Université – Ecrivain - UFR - Lettres et Sciences Humaines - Université de Corse - Directeur du Département des Sciences de l'Education de l'Université - Membre du Conseil d'Administration de l'ADECEC
    Ecrivain et poète, parolier de la plupart des groupes et chanteurs corses. Un des principaux représentants de la fameuse génération de 1970 qui a conduit le renouveau culturel, linguistique et littéraire de l'île. Longtemps chargé de mission ministérielle pour la mise en place de l'enseignement du corse (entre 1981 et 1987) auprès des recteurs de l'Académie de Corse. A été Président du Conseil de la Culture, de l'Education et du Cadre de Vie (de 1989 à 1991) auprès de l'Assemblée de Corse.

    " Jacques Fusina est une figure emblématique de la littérature corse contemporaine. Parolier, traducteur, chroniqueur, professeur d’université, ses talents sont multiples. Mais il est avant tout poète. C’est ce qui fait l’unité de sa vie et de son œuvre. Poète à la fois populaire et raffiné, ce paradoxe le désigne comme un maître. […] La poésie en langue corse de Jacques Fusina a séduit par sa musicalité les chanteurs insulaires. […] Le poète en langue française est moins connu. Pourtant son aventure poétique a commencé avec la publication, en 1969, de Soleils Revus.[…] " Marie-Jean Vinciguerra.

    Au programme : Une île en chanson et Retour sur images, poésie, Editions Sammarcelli - 2006. Poèmes en français, parmi lesquels des poèmes traduits qui permettent de rendre compte de la réalité bilingue insulaire.

    Note de Voce nustrale: " Dopu à un quartu di seculu di una girandulata puetica trà i ribombi suttili è forti di a lingua corsa è quattru racolte di puesie (Cantilena veranile, E sette chjappelle, Contrapuntu, Versu cantarecciu), Ghjacumu Fusina s'arreghje appena pè custruì un mondu in versi senza limita. Cusì, fighjendu à quandu u mare, u catramu (bitume), o una stretta di paese, pensa à a zitellina, à l'amore o à l'estate eppo si face u puetu di l'arditezza, di a suttilità, di e mitolugie persunali, di e stonde arrubate. D'altrò, ancu sì " Retour sur images " hè scrittu in francese, a lingua corsa ùn hè tantu luntana, porghje una parte di u fiatu, di u suchju (sève). Si piglia un'energia strana, raffinata è hà ricuccate cù u puemu in francese. "



    - Patrizia Gattaceca : Auteur compositeur interprète, Patrizia Gattaceca est aussi écrivain, poète et comédienne. Ses nouvelles et de nombreuses poésies ont paru dans des œuvres collectives et des revues. "Arcubalenu", recueil de poèmes mûris vingt ans, a été Prix du livre corse en 1998 et Prix du livre Marcelline Desbordes-Valmore. En février 2000, Patrizia Gattaceca publie aux Belles Lettres, dans la collection "Architecture du Verbe", "A Paglia è U Focu", une édition bilingue corse/français, avec transcription de Francis Lalanne. En collaboration étroite avec Patrizia, Francis Lalanne a composé pour chaque poème corse un poème en français qui respecte la forme et le fond de son modèle, dont il reste aussi proche que possible. C’est la première fois qu’une œuvre de ce genre voit le jour, unissant deux langues qui n’ont pas souvent communiqué dans la littérature, ne serait-ce qu’à cause de leur caractère respectivement oral et écrit. L’élaboration de "A Paglia è u Focu" a demandé trois années de travail. Car justement, cette langue orale, le corse, Patrizia contribue à lui donner d’autres lettres de noblesse en l’écrivant sous des formes érudites. Ainsi "A Paglia è U Focu" principalement constitué de formes qui furent probablement orales à leurs débuts et colportées par les ménestrels ; Son dernier ouvrage "Mosaïcu " paru fin 2005 accompagné d’un CD et illustré par des enfants, est composé d’haïkus en langue corse.

    Au programme Mosaicu- haiku ( Editions SCP ) , Un recueil de haïkus traduit en langue corse (7h30) Mosaïcu est un recueil de haïkus en langue corse, inspiré de la nature et des saisons. Ce recueil de petits poèmes japonais est donc traduit en Corse par Patrizia Gattaceca . Mosaïcu est le lauréat 2006 du prix des Lecteurs de Corse, organisé par la Collectivité Territoriale de Corse. A l'intérieur, chaque haïku s'accompagne d'une illustration des enfants des écoles bilingues de Bastia, Cervione et Ponte-Leccia.



    - Jeanne Tomasini , née Maestracci à l'Estaque, près de Marseille. Jeanne Tomasini-Maestracci, retraitée de l'Education Nationale, occupe ses loisirs à écrire des romans. Ils sont tous inspirés de ses origines corses. Descendante des Biaggini, charpentiers de marine établis dès le XVIII ème siècle à Porticciolo dans le Cap corse où subsiste toujours la maison familiale, Jeanne Tomasini a choisi cette marine et cette île dans l'île pour cadre de son premier roman : "Les Obstinés".



    Pour évoquer le pays de ses origines, la Corse, Jeanne Tomasini a imaginé l'histoire d'un garçon très ordinaire que son esprit chimérique et son obstination vont entraîner dans des aventures extraordinaires. Son roman, "Les Obstinés", le premier de ses trois romans historiques, est sorti en librairie en février 2005. Il a été publié par les Editions Little Big Man dans la collection "Les voyageurs oubliés". D’autres romans ont suivi chez le même éditeur ; Don Paolo ou un Corse aux Amériques , Le Persan, épopée d’un Corse au Moyen-âge et son tout récent Retour à Polveroso récit des déboires d'un candide paoliste.




    - Marie-Jean Vinciguerra, homme politique et écrivain qui vient de publier un ouvrage intitulé " Höderlin et Paoli ". L’auteur a travaillé dans les années 1980 à 84 avec Pierre Bertaux, grand germaniste, qui lui a fait connaître l’œuvre d’Höderlin , à qui il avait consacré un article dans le N° 151 de Kyrn " Höserlin ou le mythe de la Corse héroïque ". Il a traduit de cet auteur germanique un poème de 600 vers titré " Emilie à la veille des Noces ", " une sorte de roman épistolaire, dit-il. ". Il s’est ensuite intéressé à l’historiographie de Pascal Paoli " à travers le prisme allemand ". Son livre (aux Editions Materia Scritta, 2006) raconte le voyage initiatique du héros Edouard qui passe par la Corse. Dans l’article de Jean-Marie Arrighi ( Corsica), l’auteur dit : " … Il (Höderlin ) distingue le patriotisme du nationalisme. On peut être " apatride " sur son propre sol lorsqu’on ne ressent plus son appartenance à une terre de liberté et de démocratie. Le " pays-patrie " ( Heimat) s’inscrit dans une mémoire, celle d’un " Vaterland ". Mais, sans la liberté, il n’y a plus de patrie. Napoléon, " esprit universel " au sens hégélien, en trahissant Bonaparte républicain, à la différence de Paoli, cesse d’être un " père de la patrie ". Quatrième page de couverture : " Le général Paoli, figure emblématique de la résistance et de l’indépendance corses et " père de la patrie " (" U babbu di a patria "), a été célébré par l’intelligentsia de l’Europe des Lumières (Rousseau, Voltaire, Burnaby, Boswell, Symonds, Vittorio Alfieri…). Comme l’écrit Voltaire à sa nièce Marie-Louise Denis : " Toute l’Europe est corse. … la réputation et le rayonnement de Paoli était tel dans l’Europe entière que le poète allemand Hölderlin, pour écrire une œuvre destinée à l’éducation morale et politique des jeunes femmes Emilie à la veille de ses noces, a fait appel au personnage de Paoli comme exemple édifiant de la lutte pour la libération de son peuple…. Le mythe de Paoli à la fin du XVIIIe siècle résulte de la fusion de deux mythes : à l’image de défenseur de la liberté s’ajoute celle du héros qui a partagé les idéaux de la Révolution française avant qu’elle ne tombe dans les excès de la Terreur. " Avec son ouvrage " La veuve de l’écrivain ", il a obtenu, en 2006, le Prix du Livre insulaire - Distinction Regards poétiques. Il sera présent au Salon du Livre 2007 de Paris – stand de la Collectivité locale de Corse

    Au programme : La veuve de l’écrivain ( DCL) – prix d’Ouessant 2006), Höderlin et Paoli ( Materia Scritta) et Don Petru, drame en Français et traduction corse.





    - Jean Chelini est un médiéviste français spécialiste de l'histoire religieuse et plus particulièrement de l'Église, qu'elle soit médiévale ou contemporaine. Son travail a aussi cherché à interrogé la place des laïcs au sein de l'Église et dans l'économie du Salut et les liens entre la Saint-Siège et les grandes questions du XXe siècle.
    Jean Chelini, professeur à l'Université d'Aix-Marseille, est directeur de l’Institut de Droit et d’Histoire canoniques. Jean Chélini préside le conseil scientifique de l'Institut de droit et d'histoire religieux qu'il a fondé. Il est l'auteur, entre autres, d'une Histoire religieuse de l'Occident médiéval (Hachette, 2002), et Le Calendrier chrétien, notre temps quotidien (Picard, 1999).

    Au programme, l’histoire religieuse de l’Occident médiéval, le calendrier chrétien, Jean-Paul II à Rome, le pape de l’An 2000, Benoît XVI, l’héritier du concile, Les pèlerinages dans le monde.




    - Jeannette Colombel : Née d'une famille d'intellectuels (les professeurs Lucy et Marcel Prenant), elle se marie sur un coup de tête en 1938. À la Libération, elle vit à Lyon puis à Paris jusqu'en 1951, date à laquelle elle épouse au lendemain de la Résistance Jean Colombel ; quatre enfants suivent.
    Agrégation de philosophie en 1947 ; recherches au CNRS sur les conditions de vie et de travail des ouvrières du textile du Nord. En 1951, elle devient enseignante à Lyon et dirige avec son mari le Mouvement de la paix et des mouvements syndicaux ; ils organisent ensemble la résistance aux guerres d'Indochine puis d'Algérie. En 1956, elle est nommée professeur de khâgne en philosophie. Son activité est de plus en plus intellectuelle : article dans "La Nouvelle Critique" puis dans "Les Temps modernes". Althusser soutient ses positions "italiennes" contre Garaudy.
    Dès les années 60, elle se lie d'amitié avec Sartre, Foucault, Deleuze. Après des heurts internes et des divergences au PC, elle quitte enfin ce parti avant mai 1968 et participe activement à ce mouvement. Puis, face à la répression des années 70, elle crée avec Sartre, Tillon, Serge July... "Le Secours rouge", elle soutient "Libération" à ses débuts, enseigne à Vincennes (Paris VIII) sur la demande de Foucault. En 1974, elle passe son doctorat à Vincennes (en partie publié dans "Les Murs de l'école") et écrit régulièrement dans "Les Temps modernes" où elle prépare des dossiers d'actualité (Corse, école, Larzac, banlieue...). Elle apporte son soutien aux dissidents tchèques durant les années 80 (Cercle Jan Huss) en organisant des conférences clandestines.
    Ce parcours lui donne aujourd'hui plus de liberté pour retrouver son passé sans dénigrement. D'autant qu'elle est toujours co-présidente du Comité Lyon Fraternité Justice contre le Front National et l'expulsion d'étrangers. J.C.
    biographie à l’adresse : http://auteurs.arald.org/biogr/Colombel1920.html

    Au programme : " Silencieuse ritournelle en Corse " C'est la découverte de la Corse par une femme engagée, philosophe et proche de Sartre, qui tisse des liens très forts avec un village du Cap Corse. Cette écoute conduit Jeannette Colombel à construire ce fameux numéro sur la Corse que les " Temps Modernes " publieront en 1975.



    - Angèle Paoli, écrivain et très active sur le Web avec le site incontournable " Terres de femmes ", où elle se présente : " Cap-Corsine née à Bastia, descendante de navigateurs corses revenus de Trinidad, je suis sans cesse " hantée d'invisibles départs " et le sel de la mer " tressaille dans mes songes " (Saint-John Perse). Bien que femme corsaire n'ayant pour amer qu'un seul et même rocher, je me suis longtemps ancrée aux marches des terres maritimes picardes (où j'ai enseigné le français et l'italien), avant de retrouver mon hameau du Cap Corse. La culture méditerranéenne est un de mes tropismes les plus féconds. La culture corse évidemment, mais aussi toutes les cultures insulaires. De la Sicile (Palerme) en particulier. J'ai d'ailleurs mené il y a trois ans un projet linguistique et culturel européen autour des pupi siciliani (marionnettes siciliennes). Comme nombre de Cap-Corsines, je suis par atavisme passionnée et farouche. Officiante aussi de la noire Isis (une " Gémeaux " qui balance entre une double postulation apollinienne/dionysiaque), j'ai heureusement au tréfonds de moi une vivifiante inclination pour un plain-chant de l'amour, une monodie de coeurs à l'unisson, sans effets de miroir, et totalement partagée. De par ma curiosité effrontée, je suis aussi aimantée par les spéculations et les griseries d'eau vive. Ceci m'a permis d'endiguer pour partie l'envoûtement torpide de la " claustration " insulaire et le dolorisme séculaire de la plainte, du " lamentu " et des " voceri ". J'ai aussi la réputation de ne pas avoir ma langue dans la poche... pour la bonne raison que mes poches sont remplies d'oursins (" Il n'est point de désir humain qui ne soit cruel ", dit Pascal Quignard dans Sur le jadis). Elles débordent aussi des livres les plus fous, les plus flamboyants, les plus fiévreux, les plus fabuleux, les plus fervents, les plus fougueux, les plus furieux ou les plus délicieusement farouches, mais aussi les plus intériorisés, ... qui se dérobent à la routine des sens (Anne F. Garréta, Sylvie Germain, Linda Lê, Claude Louis-Combet, Brina Svit, Virginia Woolf,...) ou à la tyrannie du sens (Michel Butor et surtout Hélène Cixous). "
    Adresse du site : http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/
    Avec le titre " Terres de femmes " , elle a écrit un ouvrage de récits insulaires " Mazzeri, Muna et Manfarinu " édité par Yves Thomas. Il est aussi en ligne à l’adresse : http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/fictionelles/index.html



    - Jean-Claude Loueilh, agrégé de philososphie et écrivain. Il n'enseigne plus la philosophie. Cependant il l'a perturbe toujours par l'ethnologie, la peinture ou le cinéma.
    Philozoophilement votre ! Deux dictons trouvés dans son oeuvre : " Quand il veut faire souffrir la fourmi, Dieu lui donne des ailes. " et " Le veau que tu as rencontré, voici le piquet où il faut l’attacher. "

    Extraits de Peaux de Peuls : " S’agit-il de nouveaux objets? De nouvelles méthodes ? D’un nouveau discours ? Du parler des sciences ou des savoirs humains, de l’ethnologie, de la philosophie ? De leur sujet ? Du parler des raisons ? Du parler déraison ? De miner le terrain ? De couper, décadrer, monter ? Des philosophes s’évadent en ethnologie, des ethnologues s’irriguent en philosophie. Un mouvement d’hybridation ? Une transdiscipline en sus ? Ou exprimer des pulsions de savoirs entées sur des trajectoires ? Mais alors ce que j’écris se nomme art : la littérature forme-t-elle ainsi l’avenir des sciences humaines ? En quels genres ?… " et en fin de premier chapitre " ….. Identité… … ..ça veut dire quoi ?… " Peaux de Peuls, texte écrit par Jean-Claude LOUEILH à Abidjan, en novembre 1987

    Extrait de La poïétique des ruines : "Tout s’anéantit, tout périt, tout passe Il n’y a que le monde qui reste" écrivait encore Diderot dans son Salon de 1767.Alors que notre monde se trouve peut-être en passe de disparaître. Alors que le désert ne figure plus -à la marge- en repos et caprice de Retz, mais advient hic et nunc comme fait. Car nous créons la ruine; non plus de nos légendes patrimoniales, mais de notre nature familière, de notre monde humain. Qui ne met plus en balance le fragmentaire, mais le tout de la terre; qui ne peut plus se distraire du vestige ou du sanctuaire, mais exhibe -si cela peut s’entendre- la dévastatation…

    Il vient d’être publié aux Editions A fior di carta avec plusieurs ouvrages à son actif : Baccala per Corsica, X-Making et Cette désolation où advient



    - Marcel Tijeras , né le 28 octobre 1941 à Remchi (Algérie) au sein d’une famille d’origine andalouse, Marcel Tijeras arrive en France en juin 1962 et entreprend des études supérieures de Droit et de Lettres Modernes à Nice. En 1971, sa femme lui fait découvrir son île natale, la Corse : " À regarder, écouter, de longtemps, entre l’île et moi enfin la rencontre ! […] Il m’en aura fallu des coups de cœur et de colère pour y être et peut-être… en être ".
    Marcel Tijeras a publié de nombreux textes dans différentes revues : Phréatique, les Cahiers Froissart, Poésie 93, Vagabondages, Poésie un, Prométhée, etc. En juillet 2006, il a aussi publié le recueil de poèmes Inassouv’île aux éditions A Fior di Carta, où doivent prochainement paraître un autre recueil (Incertaine latitude) et un écrit autobiographique (L’Aljamia).

    Il vient d’être publié par les éditions A fior di carta… Inassouv’ille, Les dits de Grenade et Incertaines latitudes.



    - Jean-Claude Rogliano vit une partie de l’année à Carchetu, son village, dans les Tours de Tèvola une forteresse du treizième siècle qu’il a reconstituée après qu’elle lui eût inspiré une partie du décor de son premier ouvrage. Le berger des morts (Mal’Concilio). Un roman qui, chanté par Jean-Paul Poletti, dansé par Marie-Claude Pietragalla, en est à sa quatrième publication. Dans cet ensemble fortifié, avec sa maison, il a créé sept gîtes ruraux. Une tentative réussie de revitalisation, aux antipodes d’une affaire commerciale : tandis que l’exemplarité a fait relever de ses ruines tout le hameau et entraîné la création d’autres gîtes, et que deux cantons bénéficient d’importantes retombées économiques, il partage avec des hôtes venus de tous les pays l’occupation d’un lieu magique d’où ces derniers repartent avec une autre idée de la Corse dont ils deviennent d’une certaine façon les ambassadeurs. Auteur de quatre films de la série ''Légendaires'', produits par Pierre Dumayet qui, diffusés sur Antenne 2, sont les premiers à faire découvrir une Corse hors des idées reçues. Ecrit avec sa fille Agnès : Contes et légendes de Corse. Après son premier voyage humanitaire, au moment du soulèvement du peuple roumain, écrit ''Visa pour un miroir'' dans lequel il décrit l’épopée du convoi insulaire qui le conduit jusqu’au Giù, une vallée perdue où il retrouve, à travers la société ubuesque qui la compose, monstrueusement caricaturées, les tares des notables qui font le malheur de la Corse.

    Dans le cadre du Festival du Film de Groye où étaient présentés trois cents films venus du monde entier, le documentaire de Daniel Peressini, Corse - J’ai été militant clandestin dont il a réalisé l’enquête, a obtenu le trophée L’île d’argent. Son dernier ouvrage, Justice en Corse, fait découvrir une justice insulaire entre Ubu, Courteline et Kafka et monter les magistrats de l’île sur leur grands chevaux… desquels il les désarçonne aussitôt en revendiquant les poursuites qu’ils évoquaient sans oser les intenter par peur de la manifestation d’une vérité fatale à la crédibilité et à l’honneur de certains d’entre eux. Son prochain roman, Une danse immobile, a pour cadre un village du bout du temps qui pourrait être le sien, sous l’occupation. Vient d’achever une pièce de théâtre tirée de Visa pour un miroir et portant le même titre, commandée par Robin Renucci et programmée pour le Festival d’Olmi Capella de l’été 2005.



    - Guy Benigni est l'auteur de plusieurs ouvrages en langue corse dont " Amadeu u Turcu " (prix du Livre corse 2003) et " Mitulugia " (prix spécial de la Collectivité territoriale de Corse, 2006). En français, il est l'auteur de la " Petite anthologie du cheval en Corse " (2006) et en juin 2007 Babbo… ou l’enfant trouvé..


    Babbò... ou l'enfant retrouvé – juin 2007 – Editions Albiana
    les yeux d'un enfant racontent un monde qui s'en va, l'époque du Babbò, le grand-père.
    Quelques récits empreints d'une profonde sensibilité reviennent sur l'image du grand-père, Babbò, symbole d'un monde irrémédiablement révolu. La Corse du début du XXème siècle, bousculée par la tragédie de la Grande Guerre, sommée de s'adapter à une modernité niveuleuse et dévoreuse d'hommes obligés d'émigrer, est le théâtre de drames humains sans aucune comparaison. Les yeux de l'enfant scrutent ces douleurs et ce monde qui peu à peu s'en est allé avec ses valeurs, ses convictions et... ses gens.
    ... et au programme….
    Amadeu u Turcu, Collection : Arcubalenu ( Albiana) Un grand roman d’aventure en langue corse à destination des adolescents. Une aventure au cœur de l’histoire de cette Méditerranée où s’entrecroisaient riches marchands italiens et pirates barbaresques. Une aventure où l’amour et la guerre font bon ménage, emportant dans la tourmente de l’histoire les bons et les méchants.
    Aliti – Scontri puetichi - Collection : Veranu di i pueti – Collectif Recueil de poésies par de jeunes poètes contemporains : Patrizia Gattaceca, Guidu Benigni, Mattea Casanova, Marcu Ventura, Dumenica Foata, Stefanu Pergola, Sonia Moretti, Alanu di Meglio.



    - Jean-Pierre Simoni est médecin. Son premier roman est " L’année des Chemises noires " édité en 2005 aux Editions Albiana.


    L'année des Chemises noires : Un roman d’initiation plongeant ses racines dans la Corse des années de guerre. Entre récit de vie et fiction, une œuvre au passé recomposé, tendre et sincère qui questionne le monde des adultes en guerre. Un vrai moment de bonheur littéraire.

    Présentation : Avoir onze ans dans la Corse de la dernière guerre c’est vivre les événements avec la candeur et la gravité propre à cet âge. Le jeune narrateur de ce journal intime retrouvé affronte la vie au cœur d’un village suffisamment reculé pour que même la route n’y parvienne pas. Les échos de la guerre lointaine y sont pourtant bien présents, bien audibles même si diffractés. La menace des Chemises noires et des "Boches", l’économie de survie, les comportements dictés par la peur ou l’envie, les disparitions nocturnes des hommes de la maison, les récits épouvantables des anciens de 14-18, tout cela reste une toile de fond sur laquelle, au quotidien il faut bien grandir, avec ses questions d’enfants et ses désirs de devenir enfin un homme. Dans cette Corse recroquevillée, retrouvant les réflexes de survie d’antan, la modernité continue son chant des sirènes et le départ pour le continent reste une alternative audacieuse. Le jeune homme subira bien son rite d’initiation, sanglant, et trouvera un chemin bien difficile, sur le ton de la confession intime de ses éveils à la culture, à la sexualité, au rôle dévolu aux hommes. Un grand roman moderne, régionaliste et humaniste, entre Romain Gary et Jean Giono.



    - Marie-José Loverini, juriste de formation, journaliste scientifique au Commissariat à l'énergie atomique, a enseigné la communication à l'université de Corse puis de Paris VII/Denis Diderot. Aujourd'hui, elle est chargée d'enseignement au Conservatoire national des arts et métiers. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages d'histoire des sciences et d'histoire de la Corse dont :


    L'Interdite : Davia, une sultane corse au Maroc – Editions Albiana, 2005. -
    Biographie romancée mais fidèle de l'incomparable destin de Davia, cette jeune enfant corse enlevée puis élevée au sérail du Roi du Maroc et qui devint première des concubines et secrétaire particulière de celui-ci, à la fin du XVIIIe siècle
    Présentation :
    Une "sultane corse" ? Plus que le personnage réel, c’est aussi la figure emblématique qui est ici interrogée et analysée, une figure qui faisait déjà rêver en son temps les amoureux des destins hors du commun. À partir des récits des voyageurs qui eurent l’occasion de rencontrer la "sultane" dans son harem et qui en firent le portrait, mais aussi à partir d’archives qui n’avaient pas encore été dévoilées, un coin du mystère est levé, ravivant bien sûr les spéculations. L’ouvrage se lit comme un roman d’aventure entre mythe, fiction et réalité historique.
    Une biographie... La figure de la sultane Davia est l’une des plus marquante de l’histoire corse par son mystère, son originalité et le fait qu’il s’agisse d’une femme (peu nombreuses dans l’histoire corse). Elle a fait l’objet de quelques ouvrages biographiques, historiques ou romancées, mais aucun n’est plus en vente depuis de longues années.
    La sortie de l’ouvrage a accompagné la création d’un opéra sur le sujet par Tonì Casalonga, l’un des créateurs actuels (peinture, musique, événements culturels) les plus en vue de Corse



    - Xavier Casanova… " gagne à être connu : il se définit comme un Indien sorti de sa réserve et vivant de sa plume... Un Casanova aventurier de l'esprit et libertin de paroles, en quelque sorte... " Il est le concepteur de plusieurs sites sur le Web, dont " Le sapeur numérique ". Le corps des sapeurs numériques, écrivait-il, sera créé pour ouvrir et entretenir dans le maquis du web des saignées subliminales à fonction de pénétration des espaces réensauvagés et d'entretien des coupe-feux nécessaires à la propagation du néo-libéralisme avancé.


    Codex Corsicae : Suivi de Esquisse d'une théorie de l'interprétation des socioglyphes de Corse – Editions Albiana
    Deux manuscrits composent le présent ouvrage. Tous deux fort différents et pourtant issus de la même plume, celle d'un certain Casanova, un nouveau venu, autant dire un inconnu. Différents ? voire ! C'est bien de la Corse dont il s'agit ici et de l'aboutissement en feu d'artifice de l'imprudente mais constante trituration de son trop fameux " problème ". Voici donc un Codex, recueil de réflexions contemporaines puisées à la source du non-dense le plus rigoureux ; et un traité, enfin une Esquisse théorique des socioglyphes, qui retrace les pérégrinations historiques, mais néanmoins imaginaires, d'un franciscain dont le chemin de Damas serait passé par l'île.
    Qu'y apprend-on de bien savant ? Absolument rien, sinon que le traitement habituel de l'histoire et du présent de la Corse inviterait plutôt aujourd'hui à prendre du recul. L'illusion règne en maître et chaque mot possède son tiroir... Mais n'est-ce pas, à tout prendre, le meilleur car le premier des enseignements ? Au lecteur de juger si ces écarts de discours en disent plus long sur ce qui se cache habituellement derrière les mots convenus et, ce faisant, si tout n'est finalement en la matière, heureusement ou non, que littérature...



    - Paul Silvani, écrivain et journaliste, correspondant du Monde à Ajaccio et ancien directeur du quotidien La Corse. Il collabore au Provençal-Corse, en 1959, sous le pseudonyme de Jean-Paul Mariotti. Il est Directeur du quotidien Le Provençal-La Corse en 1978. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la culture corse : l’histoire, les coutumes, les légendes, la cuisine… Ils lui ont valu tous les prix littéraires insulaires, et le Prix Littéraire National de la Résistance. EN CORSE AU TEMPS DE PAOLI est son 23ème ouvrage d’une œuvre entièrement consacrée à son île.


    Sur le site Voce Nustrale, nou avons relevé un article :
    Qui fut véritablement Pasquale Paoli, capo generale del regno di Corsica ? C’est à cette question et à bien d’autres que répond Paul Silvani, poursuivant ainsi son œuvre de mémorialiste de la Corse. Il revient dans ce livre tant sur les grands faits que sur les détails oubliés de la vie et de l’œuvre du grand homme célébré des Lumières. Ainsi, sous la forme de courtes chroniques, la figure du Babbu di a Patria émerge-t-elle, entre mythe et réalité. Que fut la vie en Corse en son temps là, notamment les disettes, la vendetta et la fameuse Ghjustizia paolina, la fondation de l’Isula Rossa, l’analyse des " Ragguali ", les négociations avec Choiseul, l’initiative de Buttafoco auprès de Rousseau, l’affrontement fatal de Pontenovu, la relation de Paoli avec Ajaccio, son échange de lettres avec Bonaparte, la translation des Cendres et son image à l’étranger. Morceau choisi, citant P.A. Sorbier, dans " Voyage en Corse de son Altesse royale le Duc d’Orleans en 1835 " : " Les habitants d’Orezza, spécialement ceux qui n’appartiennent pas à la classe des muletiers, se piquent d’esprit et se font remarquer par des saillies heureuses. La tradition a conservé le nom du plaisant " Il Minuto Grosso " dont les ingénieuses réparties déridaient le front austère de Paoli au milieu des soucis de son généralat : ce scaron de l’époque était natif d’Orezza ".

    En 2006, Aux Editions Albiana, Train corse, train rebelle.
    Note de l’éditeur : Quelle épopée que celle du train en Corse ! Plus de cent cinquante ans de projets, d'audaces et d'avancées depuis les années 1850... Peut-on seulement imaginer aujourd'hui ce que représentait la construction d'une voie ferrée, en ce XIXe siècle, dans une île montagneuse à souhait et quasiment dépourvue de tout... et même de routes ? Les meilleurs ingénieurs, parmi lesquels Gustave Eiffel, furent invités à réaliser les ouvrages d'art et toutes les énergies furent rassemblées autour du défi. On alla jusqu'à composer avec les fameux bandits percepteurs qui ne manquèrent pas de donner à cette histoire des allures de "western" insulaire... C'est ainsi que U Trinnichellu émit son premier panache de fumée dans le ciel bastiais le Ier février 1888, pour sa destination inaugurale, Corte. Le réseau entier suivra pour s'achever avec la ligne Bastia-Porto-Vecchio en 1935. À travers la "petite histoire" du train et de ses pionniers, c'est toute l'aventure technologique bien sûr, mais aussi l'évolution politique et sociale de la Corse qui se dessinent en filigrane : une histoire de conflit séculaire entre archaïsmes et modernité...



    - Maddalena Rodriguez-Antoniotti , historienne de formation et enseignante. Devenue par la suite peintre, graveur et photographe, elle est invitée pour de nombreuses expositions aussi bien en France qu’à l’étranger. Avec commandes et acquisitions publiques à la clé. Parallèlement à son itinéraire personnel, elle a initié et organisé Le Parcours du Regard dans le village où elle vit. Elle écrit, par ailleurs, textes et préfaces pour des catalogues d’artistes.


    Comme un besoin d’utopie Le parcours du regard - Un parcours d’Art contemporain en Corse
    Le parcours du regard, c’est dix années de présence estivale au cœur du village d’Oletta de nombreux artistes contemporains. Une ébullition artistique volontairement inscrite dans les lieux les plus improbables (caves, ruelles, placettes), à la recherche de cette alchimie secrète appelée " rencontre ". Rencontre avec l’Art, avec l’artiste, avec les lieux, avec les gens qui laissèrent traces et espérance.
    L’ouvrage est un recueil des plus belles pages de cette expérience hors du commun, première de son genre en Europe, avec à l’appui une iconographie de premier ordre complétée de témoignages des artistes en situation.
    Dans la catégorie Beaux livres, Comme un besoin d’utopie est le premier à consacrer, en Corse, l’Art contemporain sous toutes ses formes.


    Rendez-vous le 11 Août 2007 à Barrettali!

    Que de belles rencontres en perspective !… Seul le mauvais temps n’est pas invité. De toute façon, je l’ai lu dans "Nimu": jusqu’en 2033, vous ne risquez rien en venant dans le Cap corse où, selon Ugo Pandolfi, on y boit un vin blanc digne de Dionysos et de Sherlock Holmes. Si vous avez lu le roman de Jean-Pierre Santini "Nimu", vous découvrirez tous les lieux hantés par le commissaire Yann Caramusa . Vous pourrez faire brûler un cierge aux pieds de Saint Pantaléon et prier pour l’âme de Prete Cecce qui, en 2000, avait une lecture passionnée du Cantique des cantiques… Si vous ne l’avez pas lu, lisez-le !...
                             




  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :