• Ysa Dedeau, auteure seynoise au festival corse du polar

    Ysa Dedeau, maîtresse incontestée du "polar made in Var", est invitée au Festival du polar corse et méditerranéen:





    Ysa Dedeau est née, a étudié, travaillé et vécu à Marseille. Elle vit actuellement dans le Var. Plongée dans l’écrit depuis l’âge de 10 ans jusqu’à son parcours judiciaire et carcéral, elle se retenait bien pourtant de tenter “l’aventure éditoriale”. Quand sa vie explose, poussée par des rencontres dont celles de Jacques Serena et de René Fregni, c’est le passage à l’acte.

    C'est un auteur profond, sincère, avec une très belle écriture, un style bien à elle. Elle a publié un essai sur la justice, Le dimanche était en noir, un premier polar, La petite fille et la mort, et des nouvelles  avec Jacques Serena sous le titre « Légitime violence ». On dit d'elle : Ysa la noire est la  maîtresse (seynoise) incontestée du bon vieux polar made in Var.


       
    "Plus courtes seront leurs nuits"  Editions Mélis – 2008

    Des cadavres, un flic, une enquête méticuleusement menée. Dans un quartier de la vieille ville, des hommes sont retrouvés morts. Lou  n'est pas une femme en demi-teinte...  Les hommes ne l'intéressent plus si ce n'est pour s'avilir, être plus sauvage que les plus sauvages d'entre eux.  D'autres hommes vont croiser sa route, à leurs dépens. Lou a perdu le seul homme qu'elle aimait. Maintenant les hommes qu'elle rencontre, elle les tue. Scaglia est chargé d'enquêter... Scaglia, plus qu'un flic, c'est peut-être un chercheur, un sociologue.  On le sent un peu «tombé » dans la police par inadvertance.  Plus attaché à résoudre une affaire dans les moindres détails qu'à faire fonctionner des statistiques.  Ce qui l'intéresse, à travers toutes ces vies minuscules d'un quartier, c'est notre société.



    "Rouge, pair, impasse"   L'écailler du Sud - 2005

    Ysa Dedeau semble s'inspirer librement de l'affaire Romand.
    L'auteure raconte une histoire assassine vue par l'autre bout de la lorgnette, celle d'une femme, témoin et victime, qui a compris le jeu minable du «héros ». C'est l'histoire d'un mec qui passe sa vie à raconter des histoires à sa femme, à sa maîtresse, aux flics. Pierre Galvez ne sait pas vivre autrement. Pseudo grand reporter, documentariste la caméra au poing, celles qui l'aiment le croient à l'autre bout du monde alors qu'il se cache dans un bistrot à deux pas de chez lui... La vie est belle pour Galvez, jusqu'à ce que ses histoires le rattrapent. De sales histoires en vérité,  Pierre Galvez est un menteur qui se retrouve dans une impasse meurtrière...

    « Faux son parcours de journaliste, écrivain, grand reporter, faux son accident cérébral, son coma, sa boîte de production. Tout comme le film qu'il a tourné sur elle, mais qui ne sortira nulle part. Pendant qu'on le sortait par miracle du coma aux Pays-Bas, il était en fait incarcéré pour escroquerie"… ha, oui, il y en a un autre à ne pas le croire, c'est Scaglia, un flic. "C'est ça un flic, un bon, quand ça ouvre un dossier, c'est comme les crocs dans les mollets du facteur, ça ne lâche plus"… et du pitoyable mythomane engoncé dans sa toile de mensonges, on va passer au portrait d'un homme nettement moins fréquentable. »

    Avis du libraire sur le site Entre2noirs : « "Rouge, pair, impasse" est un excellent, court (à peine 100 pages), roman. La personnalité de Galvez est bien disséquée mais ce qui donne toute sa grandeur, c'est lorsqu'on commence à voir le côté sombre de l'homme et le fait qu'il soit vu par différents protagonistes aux avis bien tranchés. C'est précis, bien documenté (ce qui donne de la consistance au roman), le rythme s'accélère sur la fin. Une petite réussite dont il serait dommage de se passer. »

    Ce qui intéresse Ysa Dedeau c’est de multiplier les angles de vue, le héros, le flic qui enquête, une victime de la mystification… Cela donne un roman sans réelle évolution, plutôt un roman d’ambiance dont l’écriture parfois heurtée, parfois plus délayée, en tout cas habile qui crée le rythme, donne une réelle densité à cette histoire, et compense l’absence d’enjeu.

    Légitimes violences, Editions Parpaillon – 2001  « Epuisé ». Recueil de nouvelles écrites par Jacques Serena et Ysa Dedeau
    Jacques Serena quitte l'école à seize ans et vit dans des squats et des chambres de bonne, de petits boulots, de ventes sur les marchés et les foires... Il se voulait peintre, et intègre l'école des Beaux-Arts de Toulon, mais il est rattrapé par l'écriture. Depuis, il a écrit cinq romans ('Isabelle de dos', 'Basse ville', 'Lendemains de fête', 'Plus rien dire sans toi', 'L' acrobate') et sa pièce de théâtre 'Rimmel' a été mise en scène par Joël Jouanneau. Il est aussi à l'origine d'ateliers d'écriture en milieux carcéraux et défavorisés, ainsi qu'à l'Université.





    "La petite fille et la mort"  Autres temps – 2000.
    " Alice avait six ans. C'était la fin de l'après-midi, elle revenait de sa leçon de piano du jeudi. Elle avait couru pour semer la vieille Asie. Césarie de son prénom... Rien ne bougeait dans l'impasse. Tout semblait endormi, engourdi dans le froid de cet après-midi de novembre. Sauf elle. Elle qui s'agrippait fort à la vieille main blanche, à peine plus froide que d'habitude, qui dépassait de la grosse poubelle en fer. " A l'arrivée de Claude Petit, le flic à la 403 noire, ce soir de novembre 1960, Alice la petite fille aux yeux noirs, mais an regard d'adulte, murmure : " On a tué Monsieur l'Astre ! "  





    "Le dimanche était en noir"   Autres temps – 1998.
    Six heures du matin : une jeune femme est violemment interpellée à son domicile par la police, pour une affaire dont elle ignore tout. Marionnette manipulée, devenue une sorte d'otage qui devrait provoquer la chute d'un autre qu'elle a connu et qu'elle a aimé, elle entre dans l'enfer de la garde à vue, des questions en rafale, des intimidations, puis de l'emprisonnement. Cette longue chute, décrite avec une précision glauque et écœurante, est descriptive d'un univers carcéral constamment aux limites de l'humain. Les policiers, les juges, les avocats, les matonnes, les prisonnières, tout ce petit monde d'acteurs d'une autre vie tourbillonne autour clé l'innocence piégée. Jusqu'à la folie. Jusqu'à la mort. Jusqu'au dénouement final. Rêve réalisé ou réalité rêvée.

    En 2000 , une pièce de théâtre  «  Game over »
    Le 11 février 2003, a été jouée la première de Game Over, pièce de théâtre d’Ysa Dedeau, membre du Groupe Mialet au Théâtre-Studio, 167 rue Paradis à Marseille : une femme retrouve le juge d’instruction qui l’avait incarcérée avant que son innocence ne soit reconnue. Règlement de compte sans complaisance. La pièce est répertoriée  dans la bibliothèque du théâtre d’Armand Gatti.
    Ysa Dedeau écrit sur le site du Groupe Mialet : Justice : Les mots du palais.

    Deux articles Groupe Mialet: article 1   et  article 2

    Nota: Nous avons trouvé un titre "Io te absolvo" chez  Mélis, sans autre renseignement ou référence.


    Ysa Dedeau sera présente du 4 au 6 juillet à Ajaccio à l'occasion du festival de polar corse et méditerranéen.










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