• Voyage à Tuminu...

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     Rendez-vous  dans le Cap corse dimanche 22 juillet 2012 à 16 Heures.

    Venez faire le  voyage à Tuminu, à la rencontre des auteurs de l’Operata culturale qui publie, après leur recueil  « Pierres anonymes » ( Petre senza nome ), leur nouveau recueil…

     

     
    A Cerca ou Le voyage à Tuminu,

    L’Operata culturale a pour but la promotion des œuvres littéraires et artistiques témoignant d’une sensibilité ou d’un rapport direct à la Corse, écrites et/ou éditées et réalisées dans l’île ou ailleurs.

    Ce collectif a déjà publié un recueil dans lequel il avait contribué à un long poème « Pierres anonymes » (Petre senza nome) né d’un cadavre exquis dont le maître du jeu est le langage avec ses ressources infinies.

    Les mots ont fondé et ont mis en mouvement  l’Operata culturale mais ce n’est pas seulement un déplacement dans l’espace que raconte le deuxième recueil : « A Cerca ou le voyage à Tuminu ». Interrogeant le « nous », chaque auteur y fait pirouetter le « je » dans des textes libres.

    L’ancrage dans le réel est celui d’un petit village du Cap corse.  Paroles fragiles, la démarche est poétique car, pour reprendre Ossip Mandelstam, la poésie est davantage une bouteille à la mer qu’une bouée de sauvetage. Les textes versifiés ou en prose ont la fragilité de la parole qui respire l’air du temps qui passe.

    L’écriture est une forme de résistance. Acteurs incertains dans le maquis des mots, les écrivains cherchent solitairement des signes d’espérance ou de désespérance pour une communauté de destin dans l’opacité d’une révolte quotidienne. Ils écoutent les bruits du temps (Mandelstam encore) et restent ouverts à son chaos tragique. Ce sont ces bruits qui rendent impossible le retrait du monde à Tuminu, petit village sous les embruns méditerranéens.

    Le recueil est tourné vers ce lecteur que Mandelstam nomme " l’interprète ", au sens rigoureux pris par ce mot dans la musique. Dans un Occident dévoyé par ses soucis d’efficacité économique, Occident cartésien, le poète garde une "conception hellénistique du monde " dont il cherche à retrouver le fonds dionysiaque, irrationnel. L’Opérata culturale apparaît  comme une sorte d’arche de Noé devant une table d'orientation ouverte sur la mer... Œuvre solitaire et solidaire, ce sont ses mots que chaque pèlerin sort de sa besace pour les partager dans ce rendez-vous polyphonique… Mais est-ce le début ou la fin du voyage ?

    Ce voyage (avec ses étapes sous les signes respectifs de la Terre, de l'Eau, de l'Air, du Feu et de la Quintessence)  nous permet aussi une pensée pour le philosophe Jean-Toussaint Desanti qui voyait une filiation  entre humus (la terre) et humanus.Autrement dit, l'humain pourrait simplement se rapporter à ce qui vient de la terre ! Le philosophe nous invite à prendre «les mots par leur peau, par ce qui les isole», par «l'enveloppe sensible, sonore ou visuelle qui, au voisinage d'un corps vivant, fait signe vers du sens».

    Si le premier recueil a été bâti sur la pierre anonyme, le second ouvrage collectif «  A cerca » apparaît dionysiaque dans un monde apollinien.  Entre la tendance à la démesure, la fantaisie, la passion, le déchirement d’une part et d’autre part l’exercice de la retenue, la sobriété, les apparences rigoureuses… chacun a joué sa partition sur un thème commun, avec la liberté indispensable à l’imaginaire. Entre le passé et le présent, entre la vie finie et la quête de l’infini, chacun a choisi la construction de son récit, ses mots, son ambiance, ses sentiments…

    Les auteurs de cette quête solitairement solidaire (et réciproquement) sont Ugo Pandolfi, Lucia Santucci, Francesca Weber Zucconi,Jean-Pierre Santini Anna Albertini, Marianghjula Antonetti-Orsoni, Jean-Paul Ceccaldi, Guidu Benigni, Helene Mamberti etNorbert Paganell.

    Face à la mer,  puissent leurs pierres précieuses faire des ricochets…

    Le recueil est merveilleusement illustré par les sanguines de Dominique Cazaux. Il sera présenté à Tuminu (Cap corse) le 22 juillet 2012. Son avant-propos est écrit par Ghjacumu Fusina. Le  préfacier en  est Marie-Jean Vinciguerra et la quatrième page de couverture est extraite de la préface..

     

    4ème de couverture:

    A Cerca ou Le voyage à Tuminu a été imaginé par une étrange confrérie, cette Operata, qui, par la miraculeuse juxtaposition d'aventures spirituelles singulières, de créations libres, signe une oeuvre collective, bien indivis d'une communauté de poètes et d'artistes. Déjà, il y a deux ans, sous le signe emblématique des surréalistes Cadavres exquis et d'un merveilleux poème de Tristan Cabral, La Saint-Jean, le souffle de l'inspiration individuelle s'était fondu dans l'ample respiration d'un poème polyphonique chanté en corse et en français, Pierres anonymes, Petre senza nome.

    Cette fois, l'Operata se met en marche, à l'extrême bout d'une terre, vers des lieux familiers, pourtant lourds de secrets: un village face à la mer, Tuminu, un tombeau, une source, un lavoir, une oliveraie, une église. … Quel sens donner à cette signalétique qui pouvait laisser croire à quelque jeu de piste ou aux étapes programmées d'un pèlerinage de ringraziamentu ? Voici, au terme de cette exploration, l'Operata, ces textes ex-votos, qui, dans l'expression même de leurs révoltes, sont autant d'actions de grâce : double hommage à l'Île et à la Poésie.

     

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