• Polar en île à Ajaccio...

     

    3ème édition du Festival du polar corse et méditerranéen   du 10 au 12 juillet à Ajaccio  


    Corsicapolar a déjà organisé deux Festivals du polar corse et méditerranéen à Ajaccio. Aux dires de nombreux participants et  d’observateurs ces éditions ont connu un réel succès.

    Le 3e Festival se tiendra donc les 10, 11 et 12 juillet 2009, sur la place Foch.

    Près de quarante auteures et auteurs en provenance de Sardaigne, de Catalogne, de Toscane, d’Emilie-Romagne, de Ligurie, du Piémont, du Languedoc-Roussillon, de Provence et de Corse délivreront des pistes, des indices - à travers des centaines d’ouvrages, d’entretiens, de dédicaces - aux amateurs de polars, amis et curieux qui ne manqueront pas de venir nombreux à leur rencontre.

     

    Le programme  est enrichi cette année par quatre débats et par une pièce de théâtre en un acte  « Le matelas ». L’animatrice et coordonnatrice des débats sera Michèle Witta de la Bilipo.

     

    Le Festival du polar sera l’occasion de découvrir l’existence d’une littérature policière corse et méditerranéenne digne d’intérêt. Une littérature bien vivante, en pleine croissance, reflet des réalités complexes qui caractérisent  différentes régions méditerranéennes.

     Michèle Witta n’écrit pas de polar mais en traduit et  lit beaucoup, par plaisir mais aussi parce qu’elle est la bibliothècaire-conférencière de la BILIPO. La Bibliothèque des Littératures Policières  est l'unique établissement français consacré à la conservation et à la promotion des littératures policières. Ses collections permettent de consulter en salle d'étude la quasi totalité de l'édition française dans ces domaines ainsi que de très nombreux documents relatifs tant à ces genres littéraires qu'aux principaux aspects de la criminalité.


    Lors d’un entretien donné en mars 1997, Michèle Witta répondait à la question de l’arrivée tardive des femmes dans le polar : « Le phénomène n'est pas nouveau. Savez-vous que, depuis la naissance du genre au sortir de la Première Guerre mondiale, 200 Françaises ont écrit la bagatelle de 1 750 textes? La plupart d'entre eux, il est vrai, n'étaient guère intéressants. Les femmes y pratiquaient une forme d'humour, de dérision souvent dérisoire. On était loin d'Agatha Christie. Aujourd'hui, une vingtaine de femmes publient d'excellents livres. Cela fait du bruit, et ce n'est qu'un début. C'est un mouvement en plein essor. Le nombre de femmes auteurs et lectrices risque de décupler sous peu. »

     

    ELLES EN ILE

    Pour marquer l’importance prise par les auteures dans le polar et la littérature noire, nous avons choisi de présenter dans un premier volet les invitées du festival insulaire en commençant par la doyenne en âge qui a quitté momentanément le roman historique pour écrire son premier polar….

     

    JEANNE TOMASINI

     Née Maestracci à l’Estaque, Jeanne Tomasini, est retraitée de l'Education Nationale. Elle vit entre Toulon et la Corse. A 84 ans,  arrière-petite-fille d'un charpentier de marine établi dès 1794 à Porticciolo dans le Cap-Corse (Famille Biaggini) , elle a choisi cette  marine  et cette région pour cadre de son premier roman: Les Obstinés.

    D’autres ont suivi à une cadence accélérée…Don Paolo, Le Persan, Retour à Polvéroso et Ascanio MioSur des supports historiques et géographiques authentiques, des souvenirs recueillis auprès de sa famille corse, l'écrivain a mis en scène des personnages imaginaires, confrontés à des situations pittoresques et parfois dramatiques. Après cinq grands romans historiques, elle vient de publier aux Editions GPD son premier polar «Opération Rouge baiser. Sur fond de guerre froide, un jeune inspecteur de police rencontre l'amour en Côte d'Ivoire. Avec Corsicapolar, en 2008,  elle a participé à un recueil collectif de nouvelles au profit de l’association Handi 20 qui œuvre pour l’accessibilité à donner aux handicapés en Corse.

    LAURENCE BIBERFELD

     Née à Toulouse, et après avoir vécu très jeune dans la rue, Laurence Biberfeld est devenue institutrice. N'étant affectée que dans des postes isolés et précaires, elle prend une retraite anticipée en 1999 pour pouvoir écrire en prenant son temps, pour pouvoir vivre.

    Depuis, elle a écrit six romans dont trois pour la Série noire de Gallimard : La BA. de Cardamone (2002), aux dialogues percutants et aux personnages à la fois odieux et attachants, Le Chien de Solférino (2004), livre plus noir encore, à la prose sensible et imagée et à l’intrigue multipliant points de vue et temporalités ; La Vieille au Chapeau (2005), livre noir, thriller au sens noble du terme.

    Avant de s’attaquer au deuxième arrondissement de Paris pour la collection Mona Cabriole, Laurence Biberfeld a écrit deux textes courts ayant pour cadre la capitale ; Evasion rue Quincampoix, (2004, Editions Autrement) et Un Chouette Petit Blot (2008, La Branche -  Suite noire).

    Son existence chaotique donne à Laurence Biberfeld un recul unique pour recréer les atmosphères singulières des mondes marginaux qu'elle a croisés sur sa route. Son originalité consiste à raconter l’histoire des petites gens, avec tendresse et cruauté telles que peu savent le faire. Ses préoccupations romanesques sont soutenues par une écriture efficace et crue, qui conjugue dureté et humour cinglant sous la forme de savoureuses formules.

    YSA DEDEAU

    Ysa Dedeau est née, a étudié, travaillé et vécu à Marseille. Elle vit actuellement dans le Var. Plongée dans l’écrit depuis l’âge de 10 ans jusqu’à son parcours judiciaire et carcéral, elle se retenait bien pourtant de tenter l’aventure éditoriale. Quand sa vie explose, poussée par des rencontres dont celles de Jacques Serena et de René Fregni, c’est le passage à l’acte.

    C'est une auteure profonde, sincère, avec une très belle écriture, un style bien à elle. Elle a publié un ouvrage sur la justice, « Le dimanche était en noir », puis un premier polar, « La petite fille et la mort », et des nouvelles  avec Jacques Serena sous le titre « Légitime violence». On dit d'elle : Ysa la noire est la  maîtresse (seynoise) incontestée du bon  polar made in Var., L’écailler du Sud a édite en 2005 son roman «  Rouge, pair, impasse » et  les Editions Mellis en 2008 le dernier  « Plus courtes seront les nuits ».

    ARLETTE SCHLEIFER :

    Peintre, photographe et écrivain, Arlette Shleifer partage sa vie entre le Marais à Paris, la Corse, les Etats Unis et Taïwan. Après Molto Chic et  Le bar rouge,   son dernier roman chez Colonna Editions « La nuit s’achève » est  « un "noir" très "blanc" ... qui fait singulièrement entrer dans la littérature noire le phrasé méditatif d'une écriture attentive au sensible qui la déborde de toute part ». C'est l'avis de , chroniqueur sur le site K-libre. Lors d’un entretien, elle confiait à Corse noire : « Pourquoi la Corse ? Parce que j'ai découvert ce lieu magique en voyage de noce. Depuis j'y habite une grande partie de l'année entre deux voyages. Mon fils a épousé une petite corse....Donc que de merveilleuses raisons de venir y écrire et y peindre. Je suis très sensible aux senteurs de cette île ; je les ai cherchées partout ailleurs, en vain. Et puis il y a les amis, si importants… »

    En littérature, Arlette Shleifer poursuit son chemin, creuse l’ouverture, déplace les frontières et revient publier un nouveau roman, peut-être par tropisme, en Corse. Elle a choisi le noir de l’élégance.

    Avec Corsicapolar, en 2008,  elle a participé à un recueil collectif de nouvelles au profit de l’association Handi 20 qui œuvre pour l’accessibilité à donner aux handicapés en Corse.

    MARIE-HELENE FERRARI

     Marie-Héléne Ferrari est née en Lorraine.. Elle vit actuellement en Corse-du-Sud, à Bonifacio, cité de caractère qui abrite une partie de ses écrits. Des études de lettres modernes, et de droit, des cours aux beaux-arts et un goût prononcé pour la scalpélisation de l'âme, font d'elle une femme étonnante, touche à tout talentueux. Proposant des oeuvres variées, elle s'illustre dans drame néoromantique, avec Mélusine, puis dans les nouvelles, centrée sur la vie contemporaine corse, Cruauté Ordinaire, une pièce encore, Pandora ! Puis elle intègre les éditions Clémentine où elle rencontre véritablement son public, avec Un Goût amer et sucré comme le silence, ensemble de nouvelles douces amères sur la vie et le couple. À peine un demi-siècle, l'histoire d'un homme de cinquante ans, qui refuse de vieillir, a particulièrement touché ses lecteurs. Cependant, le roman policier la passionne plus que tout et c'est avec son goût pour les mots, qu'elle met le commissaire Pierucci au monde, dans Le Destin ne s'en mêle pas, où une petite veuve va causer autour d'elle bien du tracas. Le deuxième tome des aventures de l'irascible commissaire, confronte le lecteur avec le délicat problème des luttes d'influence, quant au troisième, il nous plonge dans l'histoire douloureuse des montagnes de l'En deça des Monts, Sainte Lucie, Carbini, pour une enquête terrifiante. Ont suivi « L’enfant » et un roman d’anticipation « Chronique des Dômes .1 »

    Avec Corsicapolar, en 2008,  elle a participé à un recueil collectif de nouvelles au profit de l’association Handi 20 qui œuvre pour l’accessibilité à donner aux handicapés en Corse.

    Deux nouveautés 2009  aux éditions Clémentine :

    Les enfants de Monte Cassino et Comment j'ai tué le vieux

     

    DANIELE PIANI

     Daniele Piani s’est fait connaître comme étant l'auteure de L'Ecume des brocci, un récit bref épuisé à ce jour. Bergère authentique, elle connaît tout de la race caprine et des produits corses de son lait. Entre la fabrication de ses fromages et brocci « U Corsu », renommés dans la région de Calcatoggio et toute la Corse, la traite des chèvres, les naissances de cabris, Danièle Piani, débordée, a tout juste le temps de confirmer par téléphone que cette année la production de lait s'annonce bien. Son second polar « Plein Sud » est  paru chez Albiana. Elle a produit un texte long mais jamais ennuyeux et créé le personnage du lieutenant Roch Morelli qui, en proie à des cogitations existentielles, débarque à Ajaccio en pestiféré. Il n’aura pas le temps de se retourner avec une série d’assassinats et un nouvel amour pas simple.

    Avec Corsicapolar, en 2008,  elle a participé à un recueil collectif de nouvelles au profit de l’association Handi 20 qui œuvre pour l’accessibilité à donner aux handicapés en Corse.

    ELENA PIACENTINI

    Eléna Piacentini est née à Bastia. Après des études secondaires en Corse, elle suit une prépa HEC à Nice puis une école de commerce et de management à Rouen. Embauchée à Paris par le groupe Bouygues, elle devient consultante chez Kronos à Lille dans les années 1990. Passionnée de lecture et d’écriture et profondément  attachée à son pays natal, elle concilie ses deux amours dans un premier roman policier qui lui vaut d’être finaliste du Prix du premier roman policier de la ville de Lens en 2009 avec Un Corse à Lille. Admiratrice de Edgar Allan Poe et Charles Baudelaire, elle cherche avant tout à atteindre un idéal d’écriture dont les maîtres-mots sont fluidité et justesse. Même si elle avoue aimer les romans noirs, ce qui l’intéresse avant tout ce sont les personnages et la façon dont ils s’incarnent. Elle vient de publier un second polar « Art brut » dans lequel réapparait le Corse à Lille, le commandant  Pierre-Arsène Léoni  qui a  intégré  la P.J. de Lille, après s’être forgé une réputation de dur à cuire à Marseille. 

     



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