• Iode, roman de Juan Hernandez Lina et actualité latinoaméricaine en France.

     

    Après « Naufrage » et " Fausse lumière ",   L’atinoir publie « Iode »  écrit par le même auteur Juan Hernández Luna… Un tous les deux ans depuis 2005 !

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    Juan Hernández Luna, mexicain, Prix Dashiell Hammett 1997, est l’auteur de plusieurs romans et de nouvelles qui en ont fait un écrivain de référence dans la littérature noire latino-américaine. Un écrivain qui peut aussi bien écrire, la nuit, des articles et faire des entrevues pour l’édition mexicaine de Playboy comme donner, le jour, des cours de littérature aux policiers municipaux dans un des quartiers difficiles de la gigantesque capitale mexicaine.
    L’écailler du Sud a publié en 2005 " Naufrage " et en 2007 « Fausse lumière »La collection L’atinoir qui est devenu Maison d’édition publie en 2009 un troisième roman : Iode.

    Dans « Fausse lumière »,  un romancier vit et rêve en ne pensant qu’au chef d’œuvre qu’il écrira un jour et le fera sortir de l’ombre. Il passe ses journées à chercher les premiers mots du roman total tout en admirant, impuissant, le talent et l’habileté des grands écrivains qui leur permettent d’inventer et de créer histoires et personnages. Des pensées qui deviennent souffrances et le torturent au point de l’amener à se détruire lentement. La solitude et la nostalgie s’invitent pour partager dans la misère avec celui qui a tout perdu sauf une confiance indestructible dans cette muse qui finira bien un jour par arriver. Tout au long de cette léthargie contemplative et au plus profond des abîmes de la désillusion et du découragement, Juan Hernández Luna, construit une fable habitée par des atmosphères obscures, dramatiques et décadentes pour parler de l’esprit humain et de ses limites, des rêves et des fantômes qui le hantent. Il nous parle aussi de la lumière qui jaillit, vraie ou fausse, du mot et de l’écrit et des efforts surhumains que l’écrivain doit faire pour la capter.

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    Avec son nouveau roman traduit par Jacques Aubergy, l’auteur construit une fable noire tout autant habitée par des atmosphères obscures et dramatiques.

    « Iode », un titre qui renvoie à la mer qui nous renvoie ces coquillages qui « enferment le commencement et le retour… surtout le retour. Le néant. L’éternité. Ce qui n’a pu être et ne sera jamais. » C’est le héros  collectionneur qui dit cela dans le récit écrit à la première personne.

    <o:p> </o:p>Le récit est en deux grandes parties qui s’ouvrent sur des citations. Nous vous laisserons découvrir les deux de Tahar Ben Jelloun et  nous en avons retenu deux sur quatre :

    «  Tu pourrais, toi, refaire les lignes de mes mains ? Qui jettera au hasard le marc de café ? » 

    Héroes Del Silencio

    « Un conte plein de bruit et de fureur, raconté par un idiot et qui ne veut rien dire. »

    Shakespeare.

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    La préface est de Paco Ingancio Taïbo II qui écrit : «  Nous sommes dans un quartier perdu à la périphérie de la villa de Puebla. Un peu plus loin, on devine les champs de nopals. C’est un quartier à l’époque de Bartlett (homme politique mexicain gouverneur de l’Etat de Puebla et ministre de l’Intérieur dans la fin des années 1980), que les travaux de viabilisation ont mis sans dessus dessous ; partout des tranchées, des excavations mystérieuses, que l’on referme tout de suite après les avoir ouvertes. Une petite ligne de minibus relie à la ville… »  Le décor est planté, un décor qui change sous les coups de boutoir des engins de travaux publics…. « J’ai passé l’après-midi à voir de ma chambre les autocars arriver et repartir et les engins détruire les maisons du quartier », c’est le héros qui parle et qui nous parle tout au long du récit. Cet « adulescent »  vit avec la mère, une sorcière qui administre des potions magiques et prédit l’avenir. Elle a la réputation aussi de jeter des sorts et donc on lui prête des pouvoirs maléfiques qui lui ont permis de tuer l’homme qui l’a abandonnée enceinte de ce fils albinos et autiste. Lui vit dans un monde qu’il s’est construit avec son goût de la pourriture… « Les gens me jettent des pierres… Je suis incapable de deux ou trois phrases à la suite… Si ça ne tenait qu’à moi, je passerais mon temps enfermé dans cette chambre… J’ai cette manie de manger les détritus dans les poubelles… » Inquiétante manie ! Elle renvoie aussi à ces affamés qui n’ont que la poubelle comme garde-manger. Mais ce n’est pas le cas de notre héros, car sa mère gagne beaucoup d’argent. Cet Albinos qui se complait dans le morbide nous étonne lorsqu’il apparaît en autiste mélomane au savoir encyclopédique… et nous effraie par la facilité avec laquelle il commet des meurtres barbares. «  Je pense, nous dit-il, à ce qu’est un crime et je trouve ça naturel, immanent. Et même aussi que c’est quelque chose qui peut se faire facilement ».  Paco Ignacio Taïbo II écrit dans la préface : «  Iode… fait naître horreur, brutalité, amoralité sauvagerie et tendresse. Juan Hernadez Lina a fait quelque chose de terrible, il a exploré l’innocence du mal d’un psychopathe face au mal programmé de la société… Je me retrouve déboussolé face à ce roman fascinant et terrible, inquiétant et captivant… »   Et dire que la teinture d’iode sert à désinfecter et à assainir !...  Il me revient à l’esprit l’anaphore tiré d’un poème de William Butler Yeatz

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    «  Vents désespérés qui se lamentent sur les flots mouvants

         Vents désespérés qui planent au couchant

         Vents désespérés qui heurtent aux portes du ciel et frappent aux portes de l’enfer où ils précipitent vingt spectres frémissants… »

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    Voilà peut-être pourquoi le héros aime la mer et les coquillages ? …

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    Si l’anecdote et l’intrigue sont celles d’un roman noir, l’auteur « expérimente le langage » et offre dans la bouche de son héros, des passages à la fois philosophiques et poétiques.  Il  nous fait osciller entre le « hurlement des ombres, l’insomnie de la folie et l’effarement, et le bruit de la fureur ». Il n’oublie pas de nous surprendre par une fin qui peut être œdipienne ou métaphorique… Le héros face à sa mère et à la mer !... Et les coquillages? … Il  nous répond : «Un coquillage est le labyrinthe du vent relié à l’intramonde marin. Son ventre est fait de miasmes. Le refuge insondable du sang. Le hurlement des espaces qui nous entourent, l’endroit où la voix se fond avec le sable. Un coquillage retourne toujours aux origines… »  

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    Un roman qui correspond à la ligne éditoriale des Editions L’atinoir qui traduit des auteurs d’une littérature mexicaine riche et ambitieuse dans les exigences qu’elle s’impose. On y trouve le plaisir de lire une belle écriture. Le récit est « charpenté par une proposition inédite, le pouvoir de surprendre et l’épaisseur de la construction des personnages ».   

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    <o:p> </o:p>Paco Ignacio TAIBO II (Gijón 1949), écrivain de romans policiers, historien et biographe (Ernesto Che Guevara et Pancho Villa) est traduit en plusieurs langues et une vingtaine de ses titres ont été publiés en France aux éditions Rivages et Métailié. Il est aussi le conseiller littéraire des éditions L’atinoir qui ont publié, dans la collection L’atineur, un des ses essais.<o:p></o:p>

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    Je paie pas le loyer, je fais grève !  Paco Ignacio Taibo II... Dans ce court essai, le célèbre auteur mexicain prend sa plume d’historien pour raconter un mouvement de locataires en grève que menèrent de façon exemplaire de tout jeunes militants dans la capitale mexicaine au sortir de la Révolution de 1914. Observateur engagé et chroniqueur perspicace,l’écrivain donne quelques clefs historiques d’importance et montre que cet autre droit de l’homme n’est toujours pas respecté.  1920, est une date capitale dans l’histoire de la Révolution Mexicaine et c’est aussi l’année de la création du Parti Communiste Mexicain. Deux ans plus tard, des locataires de Mexico décident de se mettre en grève pour protester contre l’état insalubre des appartements et le prix abusif des loyers. Le mouvement né de l’initiative d’un tout petit groupe de jeunes anarcho-syndicalistes, connaît une ampleur considérable. L’écrivain Paco Ignacio Taibo II retourne à son premier travail d’historien du mouvement ouvrier. Avec son esprit d’indépendance, sa prose incisive et sa curiosité d’intellectuel engagé et militant il raconte et analyse un évènement inexplicablement tombé dans l’oubli. Une histoire qui reste aujourd’hui exemplaire.<o:p></o:p>

    Le Mexique sera à l’honneur cette année au Salon du livre de Paris alors que la littérature latinoaméricaine fera son féstival à Marseille…


    Pascal Jourdana, directeur du Festival CoLibriS communique :

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    Un contexte propice<o:p></o:p>

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    Marseille est depuis onze ans un lieu privilégié de découvertes et de présentation des cultures latinoaméricaine, grâce au travail accompli par l’association Solidarité Provence / Amérique du Sud (ASPAS), qui organise ses Rencontres du cinéma sud-américain, reconnues et appréciées. Elle est également un relais important pour la manifestation Belles Latinas, proposée par Espaces Latinos (Lyon), qui, chaque mois d’octobre depuis sept ans, invite des écrivains latino-américains à circuler en région PACA. Le festival CoLibriS met donc fortement en avant son partenariat avec l’ASPAS, qui se matérialise par la proximité de dates entre ses journées du livre et les rencontres de cinéma, mais aussi par la présence active des membres de l’ASPAS qui animent ou coaniment rencontres et ateliers. Mais nos deux événements se renforcent aussi mutuellement par un objectif similaire : ne pas “seulement” présenter des auteurs, mais tenter d’apporter une aide concrète à la reconnaissance et à la diffusion de leurs œuvres, tant en France qu’en Amérique latine.<o:p></o:p>

     


    CoLibriS :<o:p></o:p>

    un printemps du livre latino-américain<o:p></o:p>

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    Pour la deuxième année, les littératures d’Amérique latine s’installent à Marseille au printemps. Initiées en<o:p></o:p>

    2008, dans le cadre des Rencontres du cinéma sud-américain, ces journées littéraires se dissocient dorénavant de la partie cinéma pour donner encore plus de place aux écrivains, sans perdre son intérêt pour l’ensemble des cultures latinoaméricaines.  C’est donc l’association Des auteurs aux lecteurs  qui porte désormais l’organisation de cette manifestation. En prenant de l’ampleur, elle change aussi de nom pour devenir le Festival CoLibriS. Chaque année en mars, juste avant les Rencontres du cinéma, CoLibriS proposera donc à travers le livre une découverte dynamique des cultures d’un continent en pleine ébullition, afin de renforcer la connaissance et la compréhension de ce monde éloigné…mais si proche du nôtre. En collaboration avec les libraires Prado-Paradis, L’Écailler et l’association Libraires à Marseille, soutenu par la Ville de Marseille et le Centre National du Livre, CoLibriS est chaleureusement accueilli par des lieux prestigieux comme la Bibliothèque de l’Alcazar et le Théâtre de La Criée. Mais son point central reste au cœur de la ville, grâce au chapiteau installé en haut de La Canebière, au Théâtre des 3 ACT et à l’Academia  del Tango Argentino, tout proches. Le public, passant par hasard ou venu en connaisseur, pourra y assister à des rencontres, des débats et des lectures, flâner devant les stands de livres présentant les publications des éditeurs français et  étrangers, ou demander une dédicace à un auteur.<o:p></o:p>

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    Découvertes, écrivains de renom<o:p></o:p>

    et “coups de pouce” professionnels<o:p></o:p>

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    CoLibriS, c’est rencontrer des écrivains latino-américains de grande notoriété (Alfredo Arias, Paco Ignacio Taibo II, Luis Sepúlveda), en découvrir d’autres (Mario Bellatin, Sergio González Rodríguez, Alberto Ruy-Sánchez, David Toscana), ou encore partager la passion d’auteurs français pour ce continent  (Patrick Deville, Sébastien Rutés). C’est de plus une occasion unique de connaître des auteurs essentiels, mais inconnus ici, parfois même non traduits (Luisa Valenzuela, Godô). Démarche peu usitée, mais essentielle : en les conviant  à rencontrer le public, mais également des professionnels (éditeurs, libraires, journalistes), c’est offrir à ces écrivains la chance d’une meilleure circulation de leurs livres. Un “coup de pouce” pour favoriser les échanges, de la zone latinoaméricaine vers la France et la Provence, et vice-versa, dans une perspective à la fois économique, culturelle et solidaire.<o:p></o:p>

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    <o:p> QUELQUES ECRIVAINS LATINOAMERICAINS PRESEN...</o:p>

     

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    <o:p> LE PROGRAMME...</o:p>

     

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