• Intempestif et subjectif...


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    <o:p></o:p>Chroniques intempestives et subjectives à propos de l'art

     


    Dans son recueil, Pierre Givodan, écrivain, chroniqueur et artiste-peintre, a rassemblé ses articles parus, depuis 2005,  sur le riche site...

                      « Art Point France ».

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    Intempestif et subjectif !...  Deux qualificatifs bien accueillis par le Pol’art !... et compris par un insulaire qui ne fait pas la part belle à la raison, ne conceptualise pas toute chose et,  pour qui, chaque homme est une île.

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    Le 21ème siècle sera artistique ou ne sera pas !   <o:p></o:p>

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    <o:p></o:p>Intempestif et subjectif ! N’est-ce pas ce à quoi tend chaque œuvre artistique ?

     



    Depuis des années, Pierre Givodan visite les expositions et prend des notes.

    L’auteur  tient un discours humaniste en nous faisant déambuler dans l’univers de la création contemporaine.  Il nous offre ainsi son  regard croisé avec les œuvres d’autres créateurs et dévoile ses émotions lors de ses rencontres artistiques. Les émotions passent d’abord par le premier regard de l’artiste dont la main n’est qu’un outil de transmission et entrent dans celui du spectateur… mais Pierre Givodan n’est pas un simple amateur d’art ni un simple spectateur, il est  acteur,   passeur de l’expression subjective du vrai.  Il met dans ses descriptions et ses commentaires ses mots et son regard d’artiste-peintre passionné d’arts, lettré et féru de musique. Il se définit comme un « observateur troublé par certaines orientations de l’art actuel qui oublie parfois de jouer avec le lyrisme et n’offre guère alors de surprise vivifiante »… Sans doute fait-il allusion à ce qu’il appelle plus loin « la secte du Nouveau et ses initiés ». Il entretient une  réflexion sur l’évolution de l’art, avec ses convictions, ses références artistiques, littéraires et philosophiques, dans un recueil  jamais ennuyeux. Comme devant une toile, il écrit par touches successives mais, sur le fond,  le discours reste cohérent.

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    En dédicace, Pierre Givodan a choisi une citation d’Empédocle d’Agrigente :  Mon discours dira le double aspect des choses. Il ajoute dans son avant-propos :  Je soutiens qu’il existe une « morale d’artiste » comme l’affirmait Camus, dans la lignée de Nietzsche, et c’est aussi pourquoi mes écrits distinguent ce qui, dans la production artistique, fait sens et ce qui relève selon moi de son absence .


    La quatrième de couverture précise que sa démarche est affranchie de jugements de valeurs et qu’il s’agit d’un dialogue sensible avec le lecteur. Toutefois il dit son refus de  l’art académique et mondain, de l’art servile. Il aime la nouveauté lorsqu’elle ne s’arrête pas à la forme ou l’antiforme et au style…. «  L’artiste est un relais du sens, du divin  de la raison, de la joie, du plaisir, appelez cela comme vous voulez.. » nous dit-il dans un chapitre sur Klee.

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    Nous avons suivi le parcours  initiatique de Pierre Givodan, artiste sensible et sincère, sous l’éclairage de sa réflexion ou de ses lectures de  maîtres penseurs d’hier et d’aujourd’hui.  Pierre Givodan évoque l’éternel problème du sens de l’art et de l’iconoclasme. Il  écrit :   L’art n’a que faire du discours de l’autorité établie et il a éternellement fleuri sur les ruines des forteresses. A quand la fin de l’Histoire ? Que l’on puisse respirer loin des cuistres, des serviteurs de l’Etat et des maîtres ès « vérité de l’art » ou de la peinture.

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    Les arts seraient-ils les derniers espaces de liberté ? L’art est ce qu’il est ou ce qu’il n’est pas mais il est avant tout liberté : toute détermination est négation,  pour reprendre la formule de Spinoza…   " D'ailleurs, écrit Pierre Givodan, il n'y a pas de vérité dans l'art. L'art n'est que métaphore, connotation, mystère, image et non coïncidence de l'objet à sa représentation. Car comme tout symbole, l'homme compris, l'art manifeste un sens qui le dépasse..."  et il ajoute : « … Défendre l'universalité dans l'art, c'est donc remettre l'homme sur ses pieds, lui redonner la station debout, lui permettre d'avancer..."

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    L’opus «  Chroniques intempestives et subjectives à propos de l’art » se termine sur L’Angélus Novus de Paul Klee, œuvre mythique qui conduit  à la pensée de Walter Benjamin qui refusait l’enfermement de l’humain. Nous avons retrouvé la description qu’il en faisait :<o:p></o:p>

    «Il existe un tableau de Klee qui s’intitule 'Angélus Novus'. Il représente un ange qui semble être sur le point de s’éloigner de ce sur quoi son regard est fixé. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. C’est ainsi qu’on se représente l’ange de l’histoire. Il a le visage tourné vers le passé. Là où nous voyons une succession d’événements, il ne voit qu’une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d’amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et réunifier ce qui a été brisé. Mais une tempête souffle, parvenant du paradis ; elle se prend dans ses ailes, si violemment que l’ange ne peut plus les replier. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers le futur auquel il tourne le dos, cependant que, devant lui, s’amassent les débris montant jusqu’aux cieux. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. » (Walter Benjamin)<o:p></o:p>

    Si vous cherchez un lien entre Paul Klee, Spinoza,  Matisse, Lucky Peterson, Nietzsche, J.L Hooker,  Taal Coat, Malraux, Tapies, Picasso, Deleuze, Pat André, Lewis Caroll, Albérola, Richter, Cy Tombly, Roy Lichtentstein, Franta,  Bazelitz, Rothko… Je ne vais pas tous les citer ! 

    Le lien est Pierre Givodan.


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