• André Fortin, auteur marseillais au festival corse du polar

    André Fortin, passé de la réalité judiciaire à la fiction polardeuse, sera présent au festival du polar corse et méditerranéen qui se déroule à Ajaccio en juillet prochain.






    André Fortin a été juge d'instruction, juge des enfants, et certaines des affaires qu'il a traitées ont largement défrayé les chroniques judiciaires, C'est en "connaisseur" qu'il a "tricoté" son premier polar Nos meilleurs vieux ( Editions L'Ecailler du sud, 2005), une histoire qui se déroule sur fond de guerre des maisons de retraite entre Marseille et la Côte d'Azur. Et la violence n'est pas moins meurtrière au soleil… Avec son deuxième roman paru en 2007 « Ange, le revenant », il a été récompensé par le Prix Jean-Toussaint Samat à sa sortie.

    Après des années passées à l’instruction, il est actuellement conseiller à la cour d’appel d’Aix en Provence. Dans ces deux premiers polars, on découvrait un décalé d'un demi-sel comme héros récurrent. André Fortin a pu approcher de nombreux délinquants, étudier leur psychologie, instruire de nombreuses affaires, observer de l'intérieur une partie de la vie locale. Aimant raconter des histoires, il s'est tourné tout naturellement vers l'écriture. Toutefois, il insiste sur le fait que ses romans sont de la pure fiction, tout en précisant que ses intrigues sont vraisemblables, auraient pu se produire, pourraient se produire. André Fortin a son point de vue sur la difficulté d'exercer le métier de magistrat. Il oppose les doutes et interrogations aux certitudes de certains… Son nouveau roman vient de paraître aux Editions Jigal...



    Deus ex massilia Editions Jigal ( 2008)


    Serge Scotto écrit dans le bimensuel Marseille la Cité et sur le site Le Mague. : « André Fortin est un auteur discret, fringant sexagénaire amateur de bières et de cigare, qui commence à faire parler de lui à la seule force de sa plume.
    Il est entré il y a deux romans de cela dans le petit club, ouvert et sympathique, du polar marseillais, qui continue d’exister vaille que vaille malgré la désaffection de ce même milieu de la critique littéraire parisienne qui à l’aube du nouveau siècle en avait lancé la mode, sinon le phénomène, avec l’avènement d’Izzo. Après Nos meilleurs vieux et Ange le revenant, il signe un troisième opus fidèle à ses obsessions, Deus ex Massillia, qui nous ouvre une nouvelle fois les coulisses de la ville la plus fantasmatique de France : la nôtre, n’en déplaise aux autres !… » (entame suivie d’un entretien avec l’auteur).

    L’auteur a dit à Serge Scotto : « Au départ c’est l’histoire d’un combat entre trois bandes de malfrats dans une période creuse (après la disparition d’un grand caïd). Une des équipes, la plus riche, a beaucoup d’ambition, elle veut un maire. Mais ils ne sont pas seuls sur le coup, la Mafia s’intéresse… Beaucoup de casse, de bruit et de fureur. Les notables s’en mêlent et, trop sûr d’eux, se font avoir. Un autre type s’en mêle, une sorte de Machiavel. Il veut tirer les ficelles et remporter le gros lot. Ange Simeoni, malgré lui comme d’habitude, est entraîné dans ce tourbillon infernal. ».

    Résumé:
    Dans une grande ville du sud de la France, une guerre des gangs éclate, opposant plusieurs familles de malfrats. Autour d'elles, gravitent policiers, préfets, notables, avocats, mafieux, aux intentions plus que douteuses.

    Dans une autre vie André Fortin les a probablement tous croisés, les mafieux de la vieille école, les truands de la nouvelle génération, les malfrats de pacotille, les caïds redoutables et les aventuriers au grand cœur ! Il connaît leurs manies, leurs obsessions, leurs modus operandi… Cela lui permet de tricoter ses polars et ses personnages. Il tisse sa toile et peaufine sa mise en scène et nous dépeint ce Marseille en noir et blanc comme dans les bons polars : ni tout à fait légende, ni vraiment réalité, enfin allez savoir ! …

    L'équilibre entre trois bandes est instable. Frictions et étincelles se font courantes, chacun lorgnant insidieusement sur le territoire des deux autres.
    « De lours nuages s'amoncelaient donc sur le monde marseillais des mauvais garçons, il y avait de la rumba dans l'air. On comptait ses trésors, ses troupes, ses divisions comme disait Staline, et aussi celles des autres. On préparait la guerre, sans se douter que, comme l'Histoire l'apprend (mais ces gens-là, intelligents mais de piètre culture, ignoraient tout de l'Histoire), les conflits régionaux ne profitent généralement qu'aux autres nations, celle qui, de loin, comptent les coups, attendant leur heure. »

    Quatrième de couverture:
    Imaginons une grande métropole du sud de la France baignée d’ombres et de lumières… Imaginons trois familles de malfrats qui se partagent la ville… Imaginons que l’une d’entre elles souhaite faire élire « son » maire…
    Imaginons une guerre des gangs… sanglante et expéditive ! Imaginons une « loge » de flics, de préfets, de notables qui, eux aussi, ont plein de projets pour leur ville… Imaginons la mafia, la vraie, qui discrètement mais fermement place ses billes et ses hommes…
    Imaginons « l’Avocat », ni baveux, ni bavard, mais « machiavel » qui tisse sa toile, secondé par un Ange, un des derniers dinosaures…
    Imaginons enfin que rien ne se passe comme prévu… Imaginons !

    Les dix premières lignes :

    C'était le chienlit, le souk, le bordel, le grand estrambord quoi ! De mémoire de Marseillais bien informé, on n'avait jamais vu ça !
    On ne savait plus qui faisait quoi dans l'underground marseillais.
    Les flics étaient désemparés. Alors que depuis peu on pouvait trouver des fonds tout à fait légaux pour rémunérer les indics, il n'y avait plus d'indics ! Ou plutôt ils étaient creux, ou quand ils se donnaient du mal, ils étaient au mieux évasifs (…)


    Commentaire par Patrick Galmel sur le site Pol'art noir : « Le style d'André Fortin est aussi limpide que sa démonstration, et non dénué d'humour. On se laisse donc porter sans faillir dans cette descente dans les caves du pouvoir. Les truands sont à leur place, dans leur rôle si l'on peut dire, et Ange Simeoni, le narrateur, personnage attachant, fait même figure d'icône en la matière. Pour l'autre bord, on pouvait craindre la caricature, l'amalgame. Il n'en est malheureusement rien. La précision apportée dans le récit, et qu'on peut rapprocher sans peine de nombreux faits divers relatés dans la presse, évite l'écueil. André Fortin nous donne, par son savoir, sa connaissance, une sorte d'accès à la partie cachée de l'iceberg, et c'est tant mieux. À noter enfin que le roman est paru à la veille de la dernière campagne électorale pour les municipales qui a vu Marseille au cœur d'enjeux politiques majeurs. »










    Ange, le revenant Editions L’écailler (2007)
    "Prix Jean-Toussaint Samat 2007"

    Résumé:
    Ange se retrouve impliqué dans une sinistre affaire de malversations immobilières organisée au plan international par un cercle fermé de puissants vieillissants mais sans scrupules.
    Quatrième de couverture

    4ème de couverture :
    Pour les mauvais coups, vous pouvez toujours compter sur Ange. Et tant pis si le nervi du Panier a quelques petits problèmes de santé. Pour passer tranquillement de l'argent et des documents en Suisse, pas besoin d'avoir la forme olympique.
    On avait déjà connu notre Ange mouillé jusqu'aux ailes dans une sinistre magouille aux maisons de retraite, le voilà englué dans une triste affaire de malversations immobilières organisée au plan international par un cercle fermé de puissants vieillissants, mais sans scrupules. Devaient-ils investir à Marseille ? La cité phocéenne et ses notables ne font jamais rien comme les autres. Pas même les mauvais coups.

    Après Nos meilleurs vieux, Ange le revenant est le deuxième roman d'André Fortin, un magistrat qui, durant sa carrière, a eu l'occasion de croiser bien des affaires et, s'il prend ici les choses à la légère, on a l'impression que rien de ce qui fait les secrets de cette ville ne lui est réellement étranger.







    Nos meilleurs vœux – Edition L’écailler (2005)

    Résumé :
    Ange Simeoni est un voyou " à l'ancienne " issu du " vieux quartier " de Marseille, le Panier. Mais Ange va se retrouver mêlé à une affaire qui dépasse largement le cadre de ses compétences. Des pots de vin, des tueurs à moto et des délinquants en col blanc, un caïd discret mais redoutable, il y a dans ce premier polar tout ce qu'il faut pour tenir le lecteur en haleine.





    André Fortin embarquera à Marseille sur le Danielle Casanova le jeudi 3 juillet 2008 en soirée pour se rendre à Ajaccio et participer au festival du polar corse et méditerranéen qui s'y déroulera du 4 au 6 juillet.







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