• Serge Scotto au festival corse du polar - Le retour.

    Serge Scotto, ecrivain, dessinateur, journaliste, parolier, dialoguiste, musicien, chanteur, comédien... "lui l'humain" a obtenu la permission de son chien Saucisse pour revenir à Ajaccio à l'occasion du festival du polar corse et méditerranéen...



    Serge Scotto :

    Serge Scotto, avec François Thomazeau (bonne mère) et Patrick Coulomb alias Patrick Blaise (Pourriture Beach), fait partie du trio des débuts de l’Edition " L’écailler du sud " née en 2000 à Marseille. Cette maison d'édition s'est fait aujourd'hui une place dans le monde du polar en France. Serge scotto a écrit plusieurs romans en solo mais aussi participé à des œuvres collectives.



    "Le crapaud qui fume" L'écailler du sud (2000), premier roman.

    Une île de tulles roses, s'arrachant au vert des collines. Un village. Sa place. Ses gens. Quelques naufragés, venus y échouer. Le huis clos ne tient qu'à un fil. Celui de la rivière où un homme est retrouvé noyé, un inconnu. L'occasion est trop belle et l'instant trop fragile pour que ne se rompe l'édifice de cette petite humanité. Un conte de la cruauté où chacun se fait souffrir. Un petit monde qui se reflète dans les yeux de l'inspecteur Tabassin, qui traverse cette histoire sans y trouver de morale. Comme dans la vie !
    Premières lignes : " Elle aurait pu étouffer un chien sous son aisselle et l’odeur de ses dessous de bras laissait penser qu’elle avait peut-être un jour oublié là le cadavre d’une de ces pauvres bêtes. Le Bon Dieu qui a créé Adam, Eve et les éléphants, avait, un jour d’aberration et dans une malheureuse confusion, permis que Madame Chabot vienne au monde…"

    Madame Chabot se prénomme Paulette " bibendum de cire blanche et molle " et tient un orphelinat. Elle aura droit par la suite à un portrait à la Maupassant. Et puis il y a Goupil qui s’intéresse à Paulette parce qu’il a du vice et ne manque jamais une occasion de faire du mal. Nous sommes à la fin des années soixante dix, parmi les pensionnaires de Paulette, il y a le plus turbulent, Michel, qui a 11 ans… C’est lui qui découvre un cadavre dans la rivière voisine… " Sur le chemin du retour, pour se détendre, il attrape machinalement un crapaud qu’il fume jusqu’à ce qu’il éclate, mais Michel n’en éprouve aucune joie… "

    Qui est Serge Scotto?

    " Serge Scotto, la quarantaine joviale est un touche-à-tout éclectique : tour à tour et dans le plus grand désordre instituteur défroqué, musicien tendance "alternatif", directeur de galerie d’art, auteur de polars bien sûr (5 romans à son actif) et journaliste (aidé en cela par son fidèle compagnon, le Chien Saucisse) dans plusieurs quotidiens et magazines dont Métro et Le Ravi. Une langue acerbe, un style vif et critique, l’ironie à fleur de peau... une conscience citoyenne, bref du talent à revendre... " C’est ainsi que le présente la Librairie Gaïa sur son site.
    Jean-Claude Renoux écrit sur le site Rayon polar : " Si vous n'avez jamais croisé Serge Scotto sur un salon, vous avez manqué quelque chose : il dédicace avec son chien Saucisse, et son clébard vend plus de livres que lui. Mais on aurait tort de le prendre pour un farfelu... Quoique... Mais des farfelus comme lui il en faudrait beaucoup. J'avais été frappé par la force symbolique de la fin de "Le crapaud qui fume". "Alerte à la vache folle" me confirme que s'il y a un sacré bordel... bazar dans la tête de Serge, comme tous les bordels... négligents, il sait parfaitement retrouver ses affaires, et il nous mitonne des petits polars punk (je pense qu'il peut réclamer le label) à mourir de rire ou à pleurer de rage, car hélas c'est bien de notre réalité quotidienne que Serge tire ces scénettes à vous glacer le sang. En attendant j'imagine la baronne retenue par du fil de fer barbelé expirant en connaissant pour la première fois l'orgasme lorsqu'un taureau explore ce qu'elle réservait, jusque-là, à son mari et à ses hôtes, ou le chant de l'hidalgo quand un molosse se délecte de ses castagnettes, ou le prêtre en proie à la révélation que l'immaculée conception signifie que Jésus est un clone. Quant à la dernière question, à savoir qui a enc... le père Noël, je vous jure que ce n'est pas moi ! Faites un geste : achetez "Alerte à la vache folle", autrement Saucisse n'aura rien à bouffer ce soir, et en plus vous allez en redemander. "

    Sur le site de l’Ecailler du sud, on peut lire: Serge Scotto, 46 ans et 400 coups... On aura croisé Serge Scotto sur tous les fronts et sous divers pseudos. Il aura touché avec talent au journalisme, dans tout ce que la région provençale compta de gazettes et de radios un jour subversives, qui souvent l'invitèrent à s'exprimer pour les mêmes raisons qu'elles l'invitèrent ensuite à se taire. La BD lui réussit tout autant, carrière commencée en 86 par l'organisation du "Festoch' Hara-Kiri", et qui se termina par son éviction d'un journal bien connu où ses bandes radicales et signées Skato, qui clôturaient en page 3 des éditoriaux forts corrects, lui valurent l'hostilité des gentils annonceurs. On se souviendra encore du duo neo-punk Les Steaks qui défraya la chronique durant les eighties, groupe culte où sous le nom de guerre de Grosteak, notre auteur battait de son mieux ses tambours, suant et beuglant dans sa couche-culotte géante et maculée douteusement. Depuis, il est en mercenaire discret le parolier d'artistes de tous bords. Poussé par son amour des mots et immobilisé quelques mois par une lourde opération, ce fort en gueule met enfin tout son engagement dans la littérature où la rigueur de sa folie fait merveille. S'il nous fait voyager dans le temps et l'espace souvent fort loin de la Canebière, cet Endoumois de naissance n'a jamais renié Marseille où il vit, même s'il prétend qu'elle est son plus grand chagrin d'amour.

    Sur le site " Marseillais du Monde " : " Né du coté d’Endoume au début des années 60, Serge Scotto di Rinaldi renonce très tôt à un poste d'instituteur pour se tourner vers le monde de l’art et de la nuit. Souvent provocateur, homme aux casquettes multiples, tour à tour et dans le désordre - si l’on peut dire - dessinateur (il œuvra un temps pour "Fluide Glacial"), musicien (batteur déjanté des "Steacks"), parolier, journaliste radio et presse écrite (Métro, Le Ravi, Le Mague), peintre, directeur de galerie d’art, écrivain, Serge Scotto est un artiste multifonctions, qui se définit parfois lui-même comme un "punk classique".



    Serge scotto est donc écrivain mais aussi dessinateur ( un plus pour ses dédicaces très appréciées) et le parolier discret de divers artistes. Journaliste, il tient notamment une chronique dans le journal en ligne Le Mague et dans le journal marseilais « Marseille cité ». Il écrit les dialogues de courts métrages réalisés par Fréderic Vignale. Vous pouvez, comme nous l’avons fait avec plaisir, visionner « Les ronces » et "L’avérité" sur Dailymotion .



    Massacre à l'espadrille -Baleine Noire - mai 2007.

    premières lignes :
    - Tiens, ça fait longtemps que j'ai pas violé un gosse ! C'est ce que je me suis dit l'autre matin, en me réveillant. Plus exactement, après m'être branlé : je m'étais arraché à des rêves vertigineux, suant, entortillé dans mes draps et planté d'un mât qui se logea instantanément dans ma main. Appelant au soulagement après les agitations de ma nuit. Ça m'arrive souvent. C'est irrépressible ; il faut en passer par là avant même d'espérer se lever pour aller faire pipi. J'aime bien me branler. J'ai jamais fait que ça. Cette fois-là, en me masturbant, j'ai repensé au petit Jérémie, le dernier que j'ai tué. Oh là là, que d'histoires encore pour un morveux qui n'avait jamais servi à rien et qui n'aurait sans doute jamais été bon à grand-chose. Les médias en avaient rempli des brouettes, bien sûr, comme d'habitude. Ça a duré des jours et des mois et ça dure encore... Qui, je me le demande, aurait entendu parler de ce petit Jérémie sans moi, si je ne lui avais pas fracassé le crâne avec une pierre avant de le jeter à la rivière ? De son vivant peut-être aurait-on vu une fois son nom s'inscrire dans le journal, pour l'obtention de son baccalauréat au mieux. À l'évocation de son souvenir, j'ai super joui ! J'ai essuyé ma queue dans les draps parce que depuis que j'ai acheté une machine à Darty je m'en fous de salir. J'adore faire tourner la machine à laver. J'aime sa forme parfaite et blanche comme un carré de sucre. Un rectangle, au demeurant. J'aime le chant du moteur qui vaut celui des cigales. J'aime qu'elle vibre au bord de l'orgasme. Je la remplis d'abord de mon linge, j'ajoute un peu de poudre et j'appuie sur un bouton, et c'est tout. Et pourtant elle tourne, magiquement, pour me rendre mes vêtements et sous-vêtements purs et sans taches. Ça marche très bien et je ne comprends pas pourquoi maman s'entêtait à laver à la main. Maman faisait tout à la main. Comme moi, finalement...

    Extrait d’un article écrit par Hubert Artus sur le site  Rue89 :
    […/…]"Tiens, ça fait longtemps que je n’ai pas violé un gosse!": c’est la première chose que nous dit le narrateur, et ce juste après s’être masturbé. Bien. On y est, donc. Le livre sera le monologue intérieur d’un petit tueur. La tranche de vie d’un violeur. Ici, il est en fuite après avoir caressé et tué un jeune garçon (ne pas laisser de traces…). Un carnet de route d’une (dés)armante sincérité. Où on le suit, entre ses souvenirs (sa "première fois", en colonie), ses envies de gosses, et ses pensées. Sur la même ligne de propos, avec la même souffrance, le même humour et la même provocation, le bonhomme nous conte ainsi ses idées sur les flics, sur la politique, ses convictions écologiques et profondément anti-anglaises (toujours nommés "ces connards d’Anglais"), son antitourisme de masse, et sa passion pour Wonder Woman (son symbole sexuel).
    Et c’est précisément en mettant à la même hauteur ces différentes idées que Serge Scotto arrive à éviter l’écueil que lui tendait sa propre entreprise: en faire trop, forcer sur le burlesque. Il en ressort ici un texte qui allie réalisme et clownesque, cartésien et déréglé, lucidité et provocation. En cela, le texte libère le portrait d’un type victime de son époque. Et on se dit alors que les meilleurs polars sur les monstres (tueurs, serial killer, violeurs, etc) se doivent de les présenter aussi comme des gens de leur temps (cf "Le Couperet" de Donald Westlake, adapté par Costa-Gavras dans un film du même nom).[…/…]


    Toujours chez la mythique Baleine, à paraître en septembre 2008 dans la série du Pouple: Saint Pierre et nuque longue

    « Promener le chien d'un autre peut vous conduire à d'hasardeux rendez-vous avec vous-même... Ainsi, en recroisant à Montmartre le cul de Sabrina, Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe, ne pensait pas devoir remettre les pendules du passé à l'heure ni les pieds à Marseille ! Où un quart de siècle plus tôt il avait traîné sa longue carcasse nonchalante le temps de vivre un amour d'été... »

    Un voyage initiatique, à la recherche du temps perdu à l'époque avec une mauvaise troupe de zicos, bras cassés sans grand avenir et de tous acabits, dont certains ont depuis plus ou moins mal tourné quand d'autres sont déjà carrément morts..., dont l'un plus particulièrement, retrouvé flottant dans les eaux troubles du Vieux-Port.
    Dans un monde en progrès une enquête aux accents sudistes, qui sera pour Le Poulpe l'occasion d'un bilan, et pour l'auteur celle de dresser le portrait d'une ville et d'une génération en pleine évolution. Qui pour le meilleur, qui pour le pire...



    Quelques présentations de romans antérieurs:





    La Gloire de Saucisse - Jigal (2005)

    Tel un Socrate à quatre pattes, Saucisse regarde le monde d’en bas et, un brin cabot, mais toujours grande gueule, observe ses contemporains, avec cette humeur et cette lucidité qui lui permettent d’exercer à loisir son beau métier de journaliste dans nombre de quotidiens de l’hexagone! Avec sa caméra embarquée à hauteur de museau, Saucisse voit et entend ce que personne ne soupçonne. Expert en dommages collatéraux, Saucisse nous livre ici, dans ce second tome (il y a tant à dire…) quelques-unes de ses réflexions qui n’en doutons pas, permettront un jour à nos descendants de mieux cerner l'humanité ! Acerbes et cyniques, ses chroniques revisitant l’actualité nous permettent d’avoir l’œil (et la langue vive…) d’un philosophe du trottoir sur les travers de nos amis les Hommes.
    Le blog dog du chien Saucisse est à l’adresse :
    http://chiensaucisse.over-blog.com/

    Nous serons les rois de Marseille - L'écailler du Sud (2004)

    Tout le monde connaît le roi de Marseille. II n'est pas un Marseillais qui ne puisse vous donner son nom. Le roi de Marseille, c'est lui-même. A Marseille, il n'y à que des rois de Marseille. Les autres n'ont qu'à bien se tenir... Tino et Nikita en sont sûrs, ce seront eux les prochains rois de Marseille. Chacun a son idée des moyens d'arriver à ses fins. Et craint dégun ! Comme l'auteur en ses vertes années sans doute, qui écumait alors la nuit marseillaise. Exerçant ses talents multiples dans la moitié des boîtes de la ville, on put l'y croiser en panoplie de dame-pipi, serveur, galeriste, producteur ou "patron"... voire client et saoul. De cette épique traversée d'une jeunesse phocéenne, il témoigne par la pure fiction dans ce cinquième roman, " drôle et beau ", où les souvenirs allument la mèche d'un pétard de sort !

    Comme un chien - L'écailler du sud (2003)

    Lorsque Adam disjoncte, il ne pète pas que les plombs et fait plus de dégâts qu'une coupure de l'EDF ! C'est pour vous qu'Adam commet tous ces crimes, parce que vous en avez rêvé et qu'il faut bien que quelqu'un le fasse. Adam, c'est la faute originelle. Mais son excuse de faire le mal, c'est de le faire exprès. Alors ne boudons pas notre plaisir, qu'il y au moins une morale à cette histoire. Suivons le portrait du serial killer angélique et vengeur, dans un récit qui, sous couvert d'un road movie assassin, confine à l'extra-lucidité manquant gravement à nos modernes psychés.

    Le soudard éberlué - L'écailler du sud (2000)

    Le colonel Riltamer ne manque pas de savoir-vivre, ce qui, à travers les frasques de l'histoire, l'a conduit à jouir de l'âge de sa retraite en comptant les morts pour la France, pour le Roi ou pour l'Empire. L'homme sage n'aspire qu'à marier sa fille, et à soigner une goutte expiatoire du péché de bonne chère. La sauce, voilà l'ennemi. Un penchant qu'il partage avec quelques autres briscards de son acabit, loin de cette acné politique qui marque l'éternelle adolescence de la Nation. Mais le péril est en la demeure et la confusion pénétrante, qui passe la porte de la maison Riltamer tel un fantôme, retrouvé flottant dans la scène. Aux armes, citoyen. Un roman " dix-neuvième ", parisien et bordelais, par l'auteur marseillais du " crapaud qui fume".



    Serge Scotto, présent en juillet 2007, revient participer à la deuxième édition du festival du polar corse et méditerranéen qui se déroulera à Ajaccio du 4 au 6 juillet 2008. Il embarquera en soirée le jeudi 3 juillet 2008 sur le car ferry de la SNCM "Danielle Casanova" où aura lieu une séance de dédicaces.


    Pendant le festival, le samedi 5 juillet à 18 Heures, il jouera avec Michel Jacquet et André de Rocca, un sketch tiré de la comédie marseillaise déjantée " Mme Olivier".




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