• SALON DE L'ART A MARSEILLE

    Le Salon de l’art de Marseille : Deux artistes corses et un de Palavas.

    Lundi 11 mars , le salon de l’art de Marseille a fermé ses portes au parc Chanot, où 153 artistes de 16 nationalités différentes exposaient une petite partie de leurs œuvres. Amateurs et professionnels observaient et chuchotaient dans un circuit en forme de carrousel, n’hésitant pas à faire plusieurs tours pour revoir et mieux apprécier celles qui les avaient touchées, avant de voter, comme chaque année, pour l’attribution du prix spécial du public. Nous nous sommes arrêtés, cette année, sur deux artistes corses : Gabriel Diana et François Casanova., mais aussi sur Seb M, de Palavas.



    François Casanova ( Corse) :

    Le peintre François Casanova est un contemporain et ne revendique aucun lien généalogique avec le François Casanova , peintre de batailles, né à Londres en 1727 , frère de Giacomo Girolamo Casanova (en français Jacques Casanova), aventurier célèbre né le 2 avril 1725 à Venise, décédé le 4 juin 1798 à Dux en Bohême (aujourd'hui Duchcov), et qui usa de pseudonymes dont le plus célèbre est celui de Chevalier de Seingalt.



    Notre François Casanova est un peintre expressionniste autodidacte installé en Provence. Il est né en 1944 en Corse où il a passé sa jeunesse. Après une première expérience picturale à Marseille dans la mouvance de 68, son activité professionnelle le pousse vers le monde du tapis et des textiles orientaux dont il va faire le commerce. Il se passionne alors pour les œuvres des différentes tribus nomades et collectionne les pièces anciennes (tapis de prière, kilims, selles et autres objets textiles), témoins de la vie et de la créativité de ces ethnies aujourd'hui sédentarisées. Retourné à la peinture textile dans les années 90, il trouve son inspiration dans la connaissance de ces civilisations ; il crée à partir de ces "documents" une œuvre tout à fait personnelle. On retrouve dans certaines de ses créations abstraites les couleurs de l’Anatolie, chères au peuple arménien. Il s’agit d’une œuvre singulière exprimant un vécu et une grande sensibilité à la manière d’aucun maître vivant ou mort.

    Il a exposé notamment à la Galerie Cardinal à Ajaccio, voir à l’adresse ci-dessous :
    http://perso.orange.fr/galerieducardinal/sources/casanova.htm**
     


    Gabriel Diana ( Corse) :



    biographie sur son site ci-dessous:
    http://perso.orange.fr/gabriel.diana/_private/1-Page%201.htm

    " De mère française et de père italien, Gabriel Diana naît en Toscane en 1942. Très jeune il fréquentera l’académie de peinture de Bastia, dirigée par le Grand Prix de Rome Hector Filippi. A seulement 15 ans, sa première exposition personnelle à Corte, en Corse. Inscrit aux Beaux Arts de Brest, il passera trois ans dans la Marine Nationale et dessinera régulièrement sur la revue "Cols Bleus". Une successive formation d'ingénieur, lui permettra d’exercer la profession, à Milan, durant de nombreuses années. Dans la capitale lombarde, il lui fut facile de cultiver sa passion pour l’art et fréquenter différents ateliers d’artistes. Peinture, sculpture, arts plastiques, Gabriel Diana aime affirmer que : "Si chaque technique est un langage, l'homme est polyglotte!..." L'artiste est aujourd'hui, pour la Corse, un personnage de valeur culturelle certaine, reconnu en France et même à l'étranger. Ses œuvres, particulièrement les bronzes fondus à la cire perdue, ont été définis par les médias insulaires: "...Oeuvres qui revêtent une dimension symbolique forte dans le contexte socio politique actuel. Toutes sont porteuses d'une image valorisante qui traduit la capacité de l'île à produire et à exporter de la valeur ajoutée dans les domaines artistiques et culturels." En décembre 2004, la chaîne télévisée France3 a réalisé un reportage de 52 minutes sur le parcours artistique du peintre et du sculpteur, également bronzier. Images riches d’intérêt, tournées dans son atelier en Corse, à Bastia, au Musée d’Anthropologie de Corte, mais également en Italie, à Milan où il vécut, et dans sa fonderie où il opère régulièrement. Sensible à la philosophie de l’artiste, le réalisateur Jean-Charles Marsily a su en cueillir l’essence, par cette phrase qu’il superposa en ouverture : "Ce que révèlent les oeuvres de Gabriel Diana est subjectif. Ce qu'elles cachent est essentiel..." Depuis sa formation d'ingénieur, le didactisme est devenu un propre de l'artiste : Avec ses deux éditions " Bronze " et "L'art du bronze par le feu ", le sculpteur emmènent le lecteur à la découverte de la technique de la fusion du bronze à la cire perdue. Un parcours complexe, rendu facile par de nombreux dessins, ainsi que d'étonnantes photographies prises en fonderie durant le tournage par Norman Douglas Pensa. Maintes fois primé dans différents pays, (en France ses principales reconnaissances sont à Montmartre, au Louvre, au Palais de Chaillot, Trocadéro, Musée de la marine...) le sculpteur corse a été honoré par la République Italienne, le Président Carlo Azelio Ciampi lui ayant décerné les insignes de "Cavalliere dell'Ordine della Stella e della Solidarietà Italiana" pour ses mérites artistiques.Les travaux de Gabriel Diana enrichissent dans le monde entier de prestigieuses collections privées, lieux publics, musées et fondations.

    Article et photos sur reportage FR3, à l’adresse ci-dessous:

    http://perso.orange.fr/gabriel.diana/_private/E.1.01.%20PRESSE.htm

    La préface de son dernier catalogue, intitulée " Gabriel Diana, ou letravail sur soi… " a été écrite , avec talent, par *Marie-jean Vinciguerra . On peut lire , après une description des bronzes dans le paysage corse de l’artiste : " … Ces bronzes témoignent de l’itinéraire spirituel de l’artiste, d’un voyage à l’intérieur de soi. Diana tient la bride aux émotions. Il imprime ses œuvres d’un sceau d’authenticité en leur communiquant le frémissement de sa sensibilité. " L’arte e cosa intellettuale ". Diana, ingénieur, le sait lui qui saisit d’un trait net la sculpture du vivant. La précision de la ligne n’est pas de détail ni de pure géométrie, mais d’allure. Le mécanisme du monde est irrigué de sang. C’est la main du démurge qui donne l’étincelle de vie. Après le dessin, vient le façonnage du modèle ( la main accoucheuse pétrit, caresse) à partir duquel est tiré le moule. La technique de la " cire perdue ", celle qu’affectionne Diana, permet d’atteindre la plus grande perfection. Dans sa fonderie, l’artiste veille, participe au déroulement de toutes les opérations que nécessite cet " art du feu " ( remplissage et évacuation de la cire, mise en place d’un réseau de canaux, remplissage et débourrage du noyau de terre réfractaire…) "

    Gabriel Diana a réalisé une série d’œuvres érotiques, un érotisme fait de provocation et de pudeur, un travail d’esthète. Marie-Jean Vinciguerra décrit de parfaite façon certaines des sculptures et vous pouvez aller les voir sur le site de l’artiste ; On y trouve aussi des bandeaux et des têtes de maure saisissantes sur fond marin. Nous avons remarqué un buste de Pascal Paoli , « babbu di a patria » , la première constitution insulaire dans sa main droite posée sur son coeur.

          

    Les œuvres de cet artiste " revêtent une dimension symbolique forte dans le contexte insulaire. Toutes sont porteuses d’une image valorisante qui traduit la capacité de l’île à produire et à exporter de la valeur ajoutée dans les domaines artistiques et culturels ". Elles témoignent de cette culture corse à la fois immémoriale et contemporaine.  Il poursuit  ce «  travail sur soi " en  passeur de culture.

    Site de Gabriel Diana : http://www.gabrieldiana.com

    A Borgo, cordon lagunaire, Route de Marana, Gabriel Diana vous prpose une exposition permanente, la visite de son jardin ( " Le jardin de rocs agencés et de palmes ouvre l’arche volière des fables " M.J Vinciguerra – exposition de cultures momumentales ) sa salle d’exposition et son atelier d’artiste, sans le moindre engagement et sur simple rendez-vous Tél.04 95 58.18.05

    *Marie-Jean Vinciguera
    , homme politique et écrivain qui vient de publier un ouvrage intitulé "  Höderlin et Paoli ". L’auteur a travaillé dans les années 1980 à 84 avec Pierre Bertaux, grand germaniste, qui lui a fait connaître l’œuvre d’Höderlin , à qui il avait consacré un article dans le N° 151 de Kyrn "  Höserlin ou le mythe de la Corse héroïque ". Il a traduit de cet auteur germanique un poème de 600 vers titré "  Emilie à la veille des Noces ", " une sorte de roman épistolaire, dit-il. ". Il s’est ensuite intéressé à l’historiographie de Pascal Paoli " à travers le prisme allemand ". Son livre (aux Editions Materia Scritta, 2006) raconte le voyage initiatique du héros Edouard qui passe par la Corse. Dans l’article de Jean-Marie Arrighi ( Corsica), l’auteur dit : " … Il (Höderlin ) distingue le patriotisme du nationalisme. On peut être " apatride " sur son propre sol lorsqu’on ne ressent plus son appartenance à une terre de liberté et de démocratie. Le " pays-patrie " ( Heimat) s’inscrit dans une mémoire, celle d’un " Vaterland ". Mais, sans la liberté, il n’y a plus de patrie. Napoléon, " esprit universel " au sens hégélien, en trahissant Bonaparte républicain, à la différence de Paoli, cesse d’être un " père de la patrie ". Quatrième page de couverture : " Le général Paoli, figure emblématique de la résistance et de l’indépendance corses et " père de la patrie " (" U babbu di a patria "), a été célébré par l’intelligentsia de l’Europe des Lumières (Rousseau, Voltaire, Burnaby, Boswell, Symonds, Vittorio Alfieri…). Comme l’écrit Voltaire à sa nièce Marie-Louise Denis : " Toute l’Europe est corse. … la réputation et le rayonnement de Paoli était tel dans l’Europe entière que le poète allemand Hölderlin, pour écrire une œuvre destinée à l’éducation morale et politique des jeunes femmes Emilie à la veille de ses noces, a fait appel au personnage de Paoli comme exemple édifiant de la lutte pour la libération de son peuple…. Le mythe de Paoli à la fin du XVIIIe siècle résulte de la fusion de deux mythes : à l’image de défenseur de la liberté s’ajoute celle du héros qui a partagé les idéaux de la Révolution française avant qu’elle ne tombe dans les excès de la Terreur. " Avec son ouvrage " La veuve de l’écrivain ", il a obtenu, en 2006, le Prix du Livre insulaire - Distinction Regards poétiques. Il sera présent au Salon du Livre 2007 de Paris – stand de la Collectivité locale de Corse

            Article Corsica : http://info.club-corsica.com/iden_90_001.html#



    Seb M de Palavas ( Hérault)

    Nous avons remarquer bien sûr d’autres artistes " pinsutti " et, pour en citer un, nous avons choisi Sébastien Masse "  Seb M ".

        

    Né en 1970 à Marseille, Sébastien Masse vit et travaille près de Montpellier. Il expose à Béziers, Saint-Tropez, Montpellier et Marseille. Après avoir fini ses études d'histoire de l'art, la pratique de la peinture est devenue chez lui une nécessité. Il se sert de sa vision du monde comme point de départ d'une figuration. Son univers pictural décline des thèmes de la vie quotidienne contemporaine : scènes de rue, de bar, portraits d'anonymes ou de personnages célèbres. Les femmes, aux yeux allongés, aux lèvres fortement marquées, aux regards directs, interpellent l'imaginaire du spectateur. Seb. M utilise une technique mixte alliant l'acrylique, le pastel et des encres diverses. Ses compositions sont caractérisées par la finesse de ses harmonies colorées, à la fois légères et contrastées.
    Il explique : " Historien d'art de formation, des artistes comme Bacon, Picasso, Giacometti, Modigliani, Barceló ont alimenté mon désir de devenir peintre. De manière empirique, ils ont développé un langage pictural afin de retranscrire leur propre vision de la réalité et de leur monde imaginaire. Avec la même approche, j'ai choisi de travailler à l'instinct, au-delà du réfléchi laissant dialoguer la forme et la couleur avec la sensation. Portraits, scènes de la vie quotidienne, variations érotiques ou thèmes mythologiques, peuplent mon univers pictural où prédomine l'individu. Peindre est à mon sens un acte qui mélange l'expérience du vivant en général et sa vie propre. Le modèle (personnage réel ou imaginaire) permet de plonger dans l'âme humaine, de découvrir l'autre et de dévoiler ce qui se cache au fond de soi. Les visages de mes personnages restent graves, en attente, et seraient comme une mémoire vivante où s'entrechoquent des champs d'expériences, des sensations, des forces vitales. Ils se composent comme un vivant poème où les correspondances formelles riment avec les harmonies de couleurs. Les yeux et la bouche caractérisent l'expression, la relation avec le spectateur. Le nez, espace polymorphe ou non, donne l'impulsion majeure au "visage masque". La simplification des formes accentuent la force du sujet. Les fonds amènent l'unité au tableau et synthétisent la composition dans une dominante de couleur. Ils accentuent l'isolement de la figure et intensifie sa présence. L'homme se voit confronter à lui-même, à sa propre réalité physique. C'est une sorte de mise en abîme comme les ombres ou les flaques aux abords des figures agissant tels des miroirs où se refléterait la substance humaine. La forme et la couleur sont donc étroitement liées à la sensation. Elles répondent à une logique de création où interviennent tour à tour : le rêve avant la réalité, la pensée avant la raison, l'indicible avant le visible ".

    Information vue sur le site : http://membres.lycos.fr/baroo/spip/

     

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