• Qui est Max Roussel?...

    Avis de recherche :
    Qui était Max Roussel, auteur du « Festin des charognes » ?

    J’aime bien farfouiller dans la mezzanine de la librairie Le Ferry Book ( 6 rue Edmond Rostand 13006 Marseille), là où Thierry, le libraire, aligne les vieux romans noirs et policiers. Je suis toujours sûr d’en trouver un chargé de mystères…




    La dernière fois que j’ai fait une descente… non ! Plutôt une montée dans la mezzanine et le temps, j’ai dégoté un format livre de poche avec une couverture noire éclaboussée par une large tâche de sang contenant non pas de l’hémoglobine mais le titre provocateur " Le Festin des charognes " aux Editions du Scorpion ( achevé d’imprimer le 30/10/1949)… Seul le nom de l’auteur était rassurant : Max Roussel.
     
    Aucune biographie n’était mentionnée. Les pages avaient jauni et sur les premières, en guise de bibliographie, un seul livre " en préparation " avec un titre " Nous ne crevons pas comme les autres ".

    En exergue, une citation de Beaudelaire " O Mort, vieux capitaine, il est temps, levons l’ancre. Ce pays nous ennuie, O Mort, appareillons ! " suivi d’un court texte en italique  dont nous vous livrons le début: "  C’était la grande nuit des Ruines. Le Cimetière sans clôture et sans horizon des vivants terrorisés, volé au Cimetière sans sépulture et sans croix des morts terrorisés. L’immense tombeau anonyme du Silence et de la Peur, refermé le jour sur la désespérance des crève-faim en haillons. Ceux-là mêmes qui re(s)surgissaient ( avec deux « s » dans le texte) à l’heure des Ténèbres, vampires avides de sang pour que cogne leur cœur. Tout ce qui demeurait d’un peuple qui avait clamé des révoltes et des vengeances, des libertés et des destins resplendissants, pour crouler au vacarme du Feu et du Fer. Hors-la-loi sans gîte, sans pain, et sans Dieu, terrés dans les fonds enténébrés des monstrueuses hécatombes puant toujours les cadavres déchiquetés… ", et qui se termine par : (…NE SONT PAS MORTS TOUS LES SADIQUES.)

    Je n’ai trouvé aucune trace du livre annoncé mais , en faisant les recherches, j’ai débusqué un roman précédent paru en 1948 : " Ne Sont Pas Morts Tous Les Sadiques. " écrit par Roussel Max qui l’avait signé avec un pseudo " Ernst Ratno " aux Editions Fournier Valdès. L’utilisation du pseudo expliquait que ce précédent roman dont l’extrait est repris dans " Festin de charognes ", ne figurait pas dans le rappel bibliographique annonçant un seul livre à paraître.

    Je remontai un peu plus dans le temps et je trouvai trois autres ouvrages signés par Max Roussel :
    - 1938 L'auberge Des Angoisses - Roussel, Max – Editions Offenstadt Et Spe.
    - 1939 Oubert (Georges) et Max Roussel. La Monstrueuse affaire Weidmann. Histoire sociale. Chez Denoël.
    - 1941 Je Reviens D'angleterre Roussel Max – Editions Fournier.

    Piqué dans ma curiosité, je me plongeai dans la lecture de ce roman... Le titre " Le Festin des charognes " est morbide. La citation de Baudelaire confirme la noirceur du récit. Dès les premières pages, j’étais servi par un huis-clos hospitalier ( au sens d’hospitalisation ) de chairs en putréfaction, presque mortes, et de pourrissements intérieurs nauséabonds dont la présence obsessionnelle se rapprochait des films de Lucio Fulci* . Une putréfaction, donc, qui rongent aussi les âmes mourantes d’une horde de " hors-la-loi sans gîte, sans pain, et sans Dieu, terrés dans les fonds enténébrés des monstrueuses hécatombes puant toujours les cadavres déchiquetés ".

    L’auteur ne donne pas de noms aux lieux et ne fournit aucune date. On devine que les faits se déroulent dans une ville allemande en fin de Troisième Reich. Les personnages ont des prénoms allemands.  Le premier et le principal, Siegfried, est dans un hôpital qui aurait pu être mais n’est pas celui " de front de guerre abritant toujours, l’atroce souffrance de ses entrailles d’homme, déchiquetées par un éclat d’obus". On apprendra plus loin qu’il a participé à la bataille de Stalingrad. Dans cet hôpital il n’y a des cancéreux, phtisiques et autres agonisants. Le décor de ce lieu de mort est poisseux, désespérant . La vie y est représentée par Hilda, une belle infirmière rousse, un gamin de douze ans guéri et deux ombres d’homosexuels qui font grincer le lit vers 3 heures du matin. Lorsque Siegfried quitte l’hôpital, le gamin s’est pendu et la belle infirmière au parfum d’héliotrope avec qui il avait des rendez-vous galants nocturnes a été réduite en bouillie par un autobus. Il rejoint d’autres chairs malades et puantes, celles de sa bande de miséreux… une cour des miracles sans miracles car engluée dans un destin de charognes qui font des festins de charognes. Siegfried vole et tue… Son hospitalisation était due à une agression ratée et sa victime l’avait mis chaos avant qu’il ne soit transporté par des " shupos* " sur une civière… Les horreurs décrites (amputations, cannibalisme, orgies sataniques sanglantes etc.) sont répugnantes mais, réflexion faite, en dessous de celle de l'Allemagne hitlérienne… L’auteur nous décrit un enfer miséreux où Thanatos et Eros sont des monstres de cruauté et il écrit en gros à la page 65 :  «  car, je vous le dis, en vérité : au fond des tanières creusées sous des mondes écroulés, là même se consomment aussi dans les nuits de meurtres, les festins humains…»

    Le titre « Le festin des charognes » ? C'est un exemple remarquable de ce que l'on nomme aujourd'hui, en franco-anglais, littérature trash, soit un roman accumulant à l'extrême abominations et incongruités diverses pour appâter un chaland dépourvu de goût mais amateur de transgressions, vite écrit et non relu, sauf que ce Festin est un précurseur, et qu'il n'est pas l'œuvre des habituels analphabètes œuvrant dans le genre. Lorsque l’on revient à la date de parution 1949 , on se dit que ce livre n’avait pas pu échapper à la censure et que l’auteur risquait même des poursuites pénales. Sans doute, était-il vendu sous le manteau.
    Nous avons relevé un passage significatif du contexte social d’après-guerre. Siegfried vient de sortir de l’hôpital misérable et affamé. Il s’arrête derrière la vitre d’un restaurant… « Dans le halo de lumière électrique qu’on avait dû faire jouer tant le jour était sombre, et qui inondait la salle du restaurant privé, ils étaient tous là, les salauds, tassés bedaines contre bedaines, gueules à triple menton élargies d’un sourire béat, graisse fondante de quiétude dans la douce chaleur des poêles rougis. Ils étaient tous là, corbeaux aux vols croassants qui s’étaient rabattus au lendemain de la défaite sur les jeunesses agonisantes dont ils continuaient de sucer ce qui pouvait encore rester de moelle, trafiquants de filles et de garçons, de misères et de détresses, prêts déjà pour d’autres hécatombes de l’horreur, pour d’autres carnages immondes, pour d’autres destins crucifiés. »

    L'auteur ? Qui est-il ? Sur Google, on découvre que ce Festin a toujours des admirateurs fervents mais on ne trouve aucune information biographique sur Max Roussel.



    En 1998, il y a eu une réédition du Festin des charognes (Collection Les Anges du Bizarre) - Préface de Jehan Van langhenhoven - 160 pages - ISBN-10 2-251-82001-9 - ISBN-13 978-2-251-82001-9 - Prix 5,95 €.
    Sur le site Les belles lettres, on apprend l’existence d’une ancienne coupure de France-Soir (ou Franc-Tireur ?) relatant la convocation par la police de Max Roussel – sans autre indication – et son incarcération (durant quinze jours… L'article étant imprécis) pour outrage aux bonnes mœurs. Dans sa préface (de 1998), Jehan van Langenhoven en dit un peu plus : Max Roussel (est-ce le même ?) publia en 1941 un récit collaborationniste, puis adapta ou traduisit en 1948 un roman intitulé " Ne sont pas morts tous les Sadiques " attribué à un déserteur allemand anarchiste appelé Ernst Ratno, ce qui peut n'être qu'un pseudonyme de Roussel, lui-même pseudonyme de …? Mystère et boule de gomme.

    Nous avons glané sur le Net les références de cet autre ouvrage : Ratno, Ernst [Lévy, Ernest], " Ne sont pas morts tous les sadiques ", traduit et adapté de l'allemand par Max Roussel, En souvenir d'Isidore Liseux. Les prénoms et les noms s’ajoutent : qui est Rano, Ernst ? Qui est Ernst Levy ? Qui est Isidore Lisieux ? Qui est Max Roussel ?…

    En souvenir d'Isidore Liseux* était le nom d'une édition clandestine, attribuée à Éric Losfeld, qui se veut un hommage au célèbre éditeur de curiosa du XIXe siècle : Isidore Liseux. Ses publications, qui sont souvent antidatées 1924, ont été faites entre 1945 et 1960 et étaient vendues sous le manteau.

    Isidore Liseux, prêtre défroqué devenu éditeur de curiosa ( terme pudique pour les ouvrages érotiques), a traduit la première version française du Kama Sutra en 1880. Il  a  aussi traduit, en 1881, un texte de 1658 en latin " Aloisiae Sigeae Toletanae satyra sotadica de Arcanis Amoris et Veneris ", soit " Les Dialogues de Luisa Sigea ou Satire sotadique de Nicolas Chorier... édition mixte franco-latine, Paris, Isidore Liseux, 4 vol en bonne place dans les bibliothèques au rayon " Libertinage, libre pensée, irréligion, athéisme, anticléricalisme ". Nous avons trouvé un autre titre traduit par lui en 1883 : Sinistrati d'Ameno , Père Luigi Maria, De la sodomie, et particulièrement de la sodomie des femmes distinguée du tribadisme , trad. du latin d'après le manuscrit original par Isidore Liseux.  Isidore Liseux était donc un spécialiste des traductions de textes qui sont entrés aux enfers de la bibliothèque nationale française.

    Le cinéaste Jean Rollin* dirigea la collection " Les anges du bizarre " dans laquelle Le festin des charognes (réédition 1998) était le premier des quatre volumes. Les autres titres sont : Salauds, thriller écrit par Anita Grey, Mon âme est une porcherie écrit par Anne Duguël, Dans mon dedans écrit par Sandra Vo-Anh et Enfer privé écrit par Jean Rollin lui-même, avec une préface de son actrice préférée Brigitte Lahaye. Jean Rollin a réalisé des long-métrages oniriques mêlant érotisme et vampirisme.

    Le festin des charognes et les romans de la collection " Les anges bizarres " sont recommandés par Michel Desgranges sur le site " Les belles lettres ". Nous avons relevé un extrait de ce qu’il en dit :

    " Je ne suis pas dupe : les livres publiés dans Les anges du bizarre ne sont pas de bons romans selon des critères pour moi évidents, et je sais que Roussel n'est pas Céline, ni Anita Gey Faulkner (etc.), mais ce sont des romans qui ont la force du cri, cri d'un désespoir absolu face à l'absurdité de la condition humaine, cri qui ne peut se faire entendre qu'en brisant toutes convenances sociales et morales ; je sais aussi que crier ne suffit pas pour faire un véritable écrivain, mais je sais aussi qu'un auteur qui n'a rien à crier, rien qui ne le dévore authentiquement, ne sera jamais un écrivain.
    Mon intention première, en rédigeant cette chronique, était de me confronter à ce vieil adversaire, qui toujours me fascine, le relativisme culturel (dont nous savons qu'il débouche sur un nihilisme radical), mais j'ai avec lui trop de comptes à régler, et de positions à nuancer, pour le faire dans l'espace que je m'octroie et donc, je me contenterai aujourd'hui, par commodité (pour la conviction, nous verrons une autre fois) de la hiérarchie qualitative : les romanciers que j'ai cités ne sont ni Balzac ni Dostoïevski, ils leur sont mêmes extrêmement inférieurs, et de surcroît ils sont vulgaires et sans style – ce sont donc des romans situés tout au bas de l'échelle de la littérature (et même en dehors) qu'ici je recommande.
    "

    Max Roussel a écrit quelques autres ouvrages que " Festin de charognes ", sans constituer une œuvre et vraisemblablement ne vivait pas de sa production littéraire. A la lecture de son roman " Le festin des charognes " et au vu des quelques éléments recueillis (comme sa convocation de police pour outrage aux bonnes mœurs ou la dédicace d’un de ses éditeurs à Isidore Liseux), l’énigmatique auteur apparaît comme un libertaire anticlérical, antibourgeois et pacifiste d’origine allemande. Même si cet ouvrage noir et provocateur semble avoir été écrit rapidement avec quelques fautes dont certaines sont peut-être dues à un bilinguisme, l’ouvrage est certainement l’œuvre d’un intellectuel.

    Il nous est alors venu à l’idée que, pour user d’un pseudo dans une œuvre littéraire marginale, l’homme devait être connu peut-être dans un autre secteur de la culture. Aurait-il était anarchiste, dadaiste ou  surréaliste ? Nous avons alors intuitivement pensé au peintre Max Ernst ? Ernst Levy… Max Roussel ?… Max Ernst côtoyait les écrivains surréalistes comme Paul Éluard et André Breton. Il a faire partie du mouvement Dada et était d’origine allemande. Il a même fait la guerre du côté allemand. Une idée sans doute farfelue mais à gratter si cela vous amuse… Peut-être qu’au bout de fausses pistes, quelqu’un dira qui était Max Roussel ?


    NOTES :



    Lucio Fulci*
    est un acteur, réalisateur et scénariste italien, né le 17 juin 1927 à Rome, et décédé le 13 mars 1996 à Rome (Italie). Dans notre comparaison avec Max Roussel, nous pensons à  L’aldila (1981 : L’Au-delà, sorte de long poème gore, baroque et onirique faisant référence au surréalisme, demeure objectivement le point d'orgue de la filmographie de Lucio Fulci) et La paura (1980 : Frayeurs - situé Chronologiquement entre L'Enfer des zombies (Zombi II) et L'Au-delà, Frayeurs est le second opus "Zombiesque" de Lucio Fulci. Avec une réalisation sèche et une photographie blafarde, Fulci signe ici l'œuvre la plus déprimante et la moins "poétique" de ses productions gore.).
    La carrière cinématographique de Lucio Fulci s’étend sur plus de quarante ans. Il a débuté comme assistant réalisateur et scénariste dans les années 50, avant de passer à la réalisation. En tant que cinéaste, il a abordé presque tous les genres, de la comédie à l’horreur en passant par le giallo ou le porno soft. Fan d’Hitchcock, il s’est amusé lui aussi à apparaître dans ses propres films jusqu'à tenir le rôle principal de Nightmare Concert. Il a également occupé des postes dans la production même s’il n’a pas persisté dans cette voie…
     Site :  http://www.luciofulci.fr/



    Jean rollin* est né le 3 novembre 1938 à Neuilly-sur-Seine en France. Sa première expérience avec l’image date de son service militaire, où il apprit les règles élémentaires du montage en travaillant sur des films de recrutement. Assistant à la réalisation de films techniques et d'animation aux Films Saturne (1955), puis stagiaire aux laboratoires CTM (1956), assistant monteur dans une maison de presse filmée (1957-58), Jean Rollin tourne en 1958 un court métrage de 12 minutes en noir et blanc, Les Amours Jaunes, inspiré d’un poème de Tristan Corbière. Il est pratiquement impossible de se procurer les premières œuvres de Jean Rollin, il en est de même pour Ciel de Cuivre (1959). Sa première tentative de long métrage s’intitulait L'itinéraire Marin (1963). Cependant, à cause d’un manque de fonds et de la mort de l’acteur principal, le film n’a jamais été terminé.
    Réalisateur, scénariste, producteur ou acteur, il est une icône du cinéma fantastique. Ses premiers longs-métrages sortent en 68, ce sont à peu près les seuls en salle à cause des "événements" et provoquent presque des émeutes dans le public, pas du tout habitué à ce genre de films. Son œuvre traite essentiellement de la figure du vampire et se distingue par un rythme souvent lent et ethéré, ainsi que par un érotisme diffus. Par ailleurs, il a signé dans les années 70 et 80 de nombreux films pornographiques sous son nom ou sous les pseudonymes de Michel Gentil, Michel Gand, Michael Gentle et Robert Xavier. Il a également tourné en tant que comédien dans de nombreux films de Norbert Moutier.
    Site : http://www.yataaaa.com/cinema-des-vampires/realisateurs/jean-rollin.php

    Shupos* : Ce sont des policiers allemands…

    « A Berlin, les schupos portaient une sorte de képi, également en cuir bouilli, qui leur moulait le bulbe du crâne au-dessus de leur nuque rose et rasée. C'est une coiffure d'un effet particulièrement pénible. Mais toutes ces polices ne sont pas très dangereuses pour vous si vous êtes étranger, à condition qu'on ne vous soupçonne pas de faire de la politique et que vous ayez de l'argent à dépenser »  extrait de « La corse raide » écrit par Claude Simon Editions Le Sagittaire, 1947 .

    « Au matin, très tôt, on nous réveille et nous nous rangeons aussitôt par rangs de cinq. Dans la cour sont rangées deux voitures pleines de boules de pain. Une boule et 400 grammes de saucisson à chacun. C'est magnifique, mais pour combien de jours ? Généralement on compte trois jours de voyage. Certains engloutissent déjà ces victuailles. Peu après, un colis Croix-Rouge pour cinq : cela nous donne à chacun, deux biscuits Rogeron, une barre de chocolat, une poignée de sucre et quelques bananes séchées. En quelques minutes c'est expédié. Puis arrive une section de "Schupos" (Police de Sécurité). Ils nous encadrent et c'est le départ. Nous entonnons La Marseillaise en passant dans le quartier des Américains; ceux qui sont levés se mettent aux fenêtres et jettent cigarettes et conserves.
    Un "Schupo" est près de moi. Je le regarde avec un sourire, pour lui montrer que nous n'avons pas peur et que nous abordons l'Inconnu avec résolution. Lui me rend un sourire brouillé de larmes. J'en suis remué malgré moi. Je comprends maintenant les pensées qui l'animaient alors. Il voit toute cette jeunesse rieuse et chantante s'acheminer vers la mort infecte des camps nazis. Il pense que tous ces visages qu'un feu intérieur illumine, ne seront bientôt plus que des masques tragiques rendus méconnaissables par la souffrance.
    » Extrait de Pour délit d'espérance Buchenwald, Peenemünde, Dora, Belsen GUERRE 1939 – 1945, écrit par Michel Fliecx.

    En souvenir d’Isidore Liseux* , éditeur clandestin dont nous avons retrouvé la liste de quelques publications :

    Apollinaire, Guillaume, Poésies libres. Cortège priapique - Julie ou la rose - Le Verger des amours, En souvenir d'Isidore Liseux, s.d.
    Érotin, Nos petites pensionnaires. En pension, En souvenir d'Isidore Liseux, 1954.
    Ratno, Ernst [Lévy, Ernest], Ne sont pas morts tous les sadiques, traduit et adapté de l'allemand par Max Roussel, En souvenir d'Isidore Liseux, 1924 [1945 ?].
    Saint-Luc, Vicomtesse de, Fleurs de chair, En souvenir d'Isidore Liseux, Montréal, (Socièté des Bibliophiles de Montréal), tirage à 300 exemplaires, 1950. 12 illustrations. Publié précédemment sous la mention : Montréal [Amsterdam], Le Baucher [Brancart], 1893.
    X, Le Chevalier de [ Dumarchey, Pierre ], Georget : femmes du monde, 1er et seul volume publié de la trilogie Femmes du monde et sang bleu, En souvenir d'Isidore Liseux, [1908], 195X.
    XXX, Amours secrètes d'un gentleman, En souvenir d'Isidore Liseux, 1924 [v. 1954]. Précédemment publié sous le pseudonyme de Charles Sackeville avec la mention : À Londres [Paris], Pour les Bibliophiles Cosmopolites [ Maurice Duflou ], s.d. [v. 1936.] Traduction française de The New Epicurean (1865) attribué à Edward Sellon.
    XXX, Lucette, En souvenir d'Isidore Liseux, 1924 [195X].
    XXX, Le Sérail Royal, En souvenir d'Isidore Liseux, s.d.




  • Commentaires

    1
    catleya
    Lundi 24 Septembre 2012 à 13:46
    les éditions QuestionDeGenre viennent de republier Ne sont pas morts tous les sadiques =  http://gaykitschcamp.blogspot.fr
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