• Nipponeries littéraires

    Un mystère ferroviaire: Japan Express

    Un retour à l’année 2003 aux Editions du Seuil, pour parler d’un beau livre illustré par des photographies de Anne Garde associée à Laure Vernière pour les textes et les polaroïds- On retrouve les personnages de l’inspecteur Ramen et de Massima pour un voyage entre réalité et fiction.

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    Anne Garde et Laure Vernière ont publié ensemble : "Sur les routes de la soie" (Albin Michel, 1995), "Symboles de la Côte Basque" (Assouline, 2001), et "Japan express : travel mystery" (Seuil, 2003) où apparaissent les personnages de l'inspecteur Ramen et de sa coéquipière Massima.

    La première page intérieure est illustrée par un dessin d’une rue de Tokyo. Un jeune homme européen ( le genre play-boy de BD avec la touche intello donnée par des lunettes BCBG et un costume sombre) se retourne vers vous, un portable collé à l’oreille et la main gauche dans la poche du pantalon. Il croise  trois personnages dont les têtes sont des photographies. Les deux premiers portent des costumes avec cravates. Le premier a une paire de lunettes de soleil, le deuxième une fausse moustache et une jeune japonaise, court vêtue, le tient par le bras. Qui sont les deux personnages incognito?

    Les première lignes : " On ne peut pas comprendre le Japon. Ce cliché magistral et définitif prononcé par un vieil homme d’Hokkaido a été le déclic à notre désir d’approcher, d’une manière ou d’une autre, ce mystère Japon. Dès lors, le projet a pris la forme d’une enquête romanesque… " Subtil mélange des genres, Japan Express se promène entre carnet de voyage et polar fantaisiste. Au cours d’un périple en train (le fameux Shinkansen, TGV japonais), partons à la découverte du Japon moderne en suivant les aventures de l’inspecteur Ramen et de sa coéquipière Massima. Mangas, poésie, Polaroïds, photographies, enquêtes : jamais de cliché dans ce " travel mystery " délirant… Photographe d’architectures, Anne Garde oriente ses recherches sur les paysages et les métissages. Laure Vernière est écrivain et plasticienne. Son travail est lié au récit de voyage : " Nos carnets sont à l’équilibre de notre complicité, faits à quatre mains, deux regards et deux mémoires "

    Avec "Japan Express, un mystère ferroviaire", Anne Garde et Laure Verniére nous font découvrir, à leur façon extraordinaire, le Japon, avec un fil conducteur policier qui souligne le récit de voyage traditionnel…

    " Où l’on suit l’inspecteur Ramen, en quête d’aventure, à la recherche ambitieuse et gratuite d’un éventuel envers du Japon… Où l’on sera ravi par la plume de Massima, sa coéquipière, son double littéraire racontant dans son journal de voyage jardins zen et brasseries de Sakè, bains brûlants et auberges traditionnelles… Où l’on naviguera d’un point-gare à l’autre, à bord du Shinkansen, à la découverte du Japon moderne. Et, au fil des villes défilent des images : architecture, regards et gestes furtifs, personnages réels ou fictifs… Où virtualité et réalité se donnent rendez-vous à Tokyo-Morioka-Kakunodate-Yamagata- Kyoto- Kobe- Kinosaki- Tottori- Matsue- Nagasaki- Beppu- Hiroshima-Tokyo… " 4ème page de couverture.

    Extrait d’une interview :

    Japonline : Qu'est-ce qui vous a amené à faire ce livre ?
    Laure Vernière : Nous allons en Asie depuis trés longtemps et donc le Japon était un des lieux que l'on voulait connaître. Et puis, j'aime beaucoup la littérature japonaise. J'ai donc commencé à me mettre dedans et à lire énormément d'ouvrages. J'ai découvert Tokyo Express de Matsumoto Seichô. Ce livre pouvait constituer le point de départ pour un voyage au Japon. Dans Tokyo Express, tous les crimes ont lieu dans les gares ou aux alentours des gares et dans les trains, on a donc décidé de faire le tour du Japon en train dans l'esprit de Matsumoto Seichô. Quant à l'idée du livre, je dois que ce que nous avions fait jusqu'à présent était plutôt classique (photographies, informations pratiques) et lourd. Nous rêvions de faire quelque chose de plus léger, plus drôle et plus personnel. Le Japon a donc déclenché chez nous ce désir de faire un livre différent, une sorte d'OVNI où l'on mettrait ensemble tout ce qu'on sait faire, d'abord les photographies d'Anne, mais aussi mes polaroïds, nos carnets de voyage, etc. Le texte d'information est aussi devenu une sorte de nouvelle policière pour un coup de chapeau à Matsumoto Seichô. Un désir qui est devenu réalité.
    [ …]
    JOL : Comment avez-vous vécu vos déplacements en train ? Comment percevez-vous le train au Japon car c'est un mode de transport trés important là-bas ?
    Anne Garde : Je veux dire que je salue le Japon qui a choisi de privilégier le train plutït que l'automobile à la différence de la France. Le train est omniprésent dans l'Archipel et ce qui est remarquable, c'est que le Shinkansen s'arrête dans les petites gares. En France, le TGV ne part que des grandes gares et ne dessert que les grandes gares. Au Japon, le train mène partout. Beaucoup de choses se passent dans les trains parce qu'il y a des trains de toutes les tailles et dans n'importe quelle région du pays. Et si l'on ajoute le confort, la gestuelle agréable des contrôleurs, celui des vendeurs de bentï, c'est littéralement magnifique. La gare est également un lieu essentiel où l'on trouve tout. C'est un monde en soi, la gare de Kyoto étant l'exemple majeur..
    L. V. : Cependant ce n'est pas dans le train que l'on a fait des rencontres importantes. Bien sûr, nous avons rencontré des gens, j'en parle dans le livre, mais le train n'est pas un lieu où l'on bavarde. Chacun est dans sa petite bulle. Les Japonais ne manifestent pas une curiosité vis-à-vis des étrangers et d'une certaine façon, c'était formidable pour nous. Comme nous jouions une petite comédie pour les besoins du livre. Anne Garde, la photographe, devenait inspecteur et mettait sa moustache. Moi, j'étais la narratrice polaroïdomane. Nous faisions ce que nous voulions sans aucun problème. Ils nous regardaient d'un air amusé, plein de sympathie mais on ne sentait pas qu'ils nous prenaient pour des personnes dérangées non plus. Cela renforce cette impression de liberté qui règne dans les trains.
    Propos recueillis par Claude Leblanc (23/10/2003)
    Intégralité de l’entretien à l’adresse : http://www.japonline.com/jfra/eterv/lvag.asp




    Matsumoto Seïcho, le Simenon nippon:


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    Il est un auteur japonais de polar, il est souvent comparé à Georges Simenon. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma. Il est né en 1909 et mort en 1992 - est considéré au Japon comme le plus grand écrivain populaire de la seconde moitié du vingtième siècle. Connu surtout en Occident pour ses écrits policiers, il a également produit des enquêtes de type journalistique, des livres historiques et même de la science-fiction. Dès 1960, ses polars se teinteront de critique sociale ( il sera le chef de file d’un mouvement littéraire).

    Quatre de ses romans ont été traduits en français et édités chez Philippe Picquier.

    En 1955 il publie sa première nouvelle, Harikomi et Ten to sen - titre en français Tokyo Express - est son premier roman publié qu'en 1958

    Tokyo express : Quatrième de couverture – " Un double suicide d'amoureux et une sordide affaire de corruption. Un meurtrier très méticuleux et une enquête bien embrouillée qui pourrait ressembler à première vue à une visite touristique dans tout le Japon. Dans les bars de Tokyo, l'inspecteur Mihara découvre des pots de vin et la vérité au fond d'un verre. Dans les trains, de Kamakura à Hokkaido, il a de curieux pressentiments devant un paysage de chiffres et apprend aussi la poésie japonaise dans un annuaire des chemins de fer ".
    Claude Mesplède a dit : " Tokyo express, publié au Japon en 1957, reste un des best-sellers les plus célèbres de Matsumoto. Au-delà de son intrigue méticuleusement articulée, ce roman marque une date importante : en mêlant à l'histoire des éléments psychologiques et des motivations sociales, il a ouvert une nouvelle ère pour le polar nippon ".

    Parmi les autre romans, à signaler " Le vase de sable " et " La voix " :

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    " Le vase de sable " - Présentation de l’éditeur : Arrivé au septième wagon, le mécanicien dirigea de loin le faisceau de sa torche vers les roues. Dans la lumière, ils découvrirent une forme humaine toute rouge, allongée sur les rails juste devant les roues. le visage était complètement écrasé. Il avait dû être violemment frappé car les yeux étaient exorbités, le nez aplati et la bouche fendue. Ses cheveux gris étaient maculés de sang… Faites connaissance avec l'inspecteur Imanishi. Voyageur infatigable, il enquête de train en train, aux quatre coins du Japon, dans les eaux troubles de la musique et du théâtre d'avant-garde. Il recherche un meurtrier avec un drôle d'accent, découvre les subtilités de la musique concrète et reconstitue patiemment les états civils.
    " La voix " - note de l’éditeur : Crimes parfaits, petits meurtres sans importance dans le Japon de tous les jours. Matsumoto nous entraîne méticuleusement dans le sillage de ces assassins de tous les jours de la société japonaise, dans les trains, dans les rues de Tôkyô ou de petites villes de province traditionnelles ". Il s’agit d’un recueil de nouvelles dont l’une est intitulée " La voix ", qui seule est une enquête policière classique. Dans les autres nouvelles, de simples citoyens voient leur curiosité exacerbée par le minuscule détail qui cloche.

    Le cinéaste Yoshitaro Nomura a collaboré avec Matsumoto Seicho sur plusieurs films, parmi lesquels Castle of Sand (1974) et The Demon (1978). Castle of Sand fut primé au Festival de Moscou.

    Yoshitaro Nomura est né le 23 avril 1919 à Kyoto au Japon et décédé le 8 avril 2005 à Tokyo, d'une pneumonie. Il était un réalisateur japonais. Auteur de 89 longs métrages de toutes sortes (films de samouraï, polars, comédies musicales) dont Le château de sable.



    Un arbre national : Le cerisier.

    Nous vous signalons un excellent court métrage : ATAMA YAMA,ou Mt HEAD , réalisé par Koji Yamamura :

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    Kōji Yamamura est un animateur, réalisateur et scénariste de films d'animations japonais né en 1964. Il est un des grands des fers de lance de l'animation indépendante japonaise. Son court métrage " Mont Chef " a été récompensé dans de nombreux festivals d'animation à travers le monde et a été sélectionné aux Oscars 2003. Cet animé a remporté le "Grand Chelem" de l'animation en rapportant la même année (2004) les prix du meilleur court métrage à Annecy, Zagreb et Hiroshima (les trois festivals majeurs de l'animation).

    Atama Yama (" Le mont chef " ou " My Head ") est un court métrage d'animation de 10 minutes réalisé en 2002. C'est une fable relatant l'histoire d'un vieil homme si radin, qu'il en vient à manger des noyaux de cerises…

    Sur le site d’ AnimeKa maison francophone de l'animé, base de données dessin animé, il est écrit : " Tour à tour mélancolique, comique, dérangeant, sarcastique, Mt Head fait un portrait bien sombre de la société japonaise de consommation, décadente et méprisable (doublement critique puisqu'il fait entorse aux traditions l'industrie de l'animation japonaise).La technique d'animation n'est cependant pas en reste (Yamamura est pourtant seul animateur), et peu fièrement être confronté à un Madhouse ou un Gonzo, et ce, tout en 2D ! Quel monde étrange vu du sommet d'un crâne ! Un petit bonbon à voir et à revoir ! " signé par Thingol-

    Article complet à l’adresse : http://www.animeka.com/animes/detail/mt-head.html

    Aller visionner le court métrage sur le site :
    http://www.dailymotion.com/visited/search/atama%2Byama/video/xd7lo_atamayama
    ou sur le Site officiel de l’auteur : http://www.jade.dti.ne.jp/~yam/ef14mt_head.ht

    Pour l’aspect technique, Koji Yamamura a dit : " Pour créer un effet de relief, j’ai peint séparément des ombres et des lumières avec des crayons, je les ai scannées et les ai ajoutées aau reste avec le logiciel RETA’s Pro. "




    Une vision contemporaine et polardeuse du Japon : Evanescence de l’Hiver, écrit par Okuba Kentaro.

    Si l’on veut découvrir un Japon sans photo , il y a le polar de l’auteur japonais, adapté et adopté en Corse : Okuba Kentaro.

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    Extrait : " C'est au moment de la mise en place des collections d'hiver. Et ce phénomène est irréversible. Soudain, alors que rien ne le laisse présager, sinon la fin des soldes d'été, la température baisse dans votre corps. Puis dans le corps social tout entier. Ou bien l'inverse. Car, ce qui au Japon se produit dans l'un automatiquement se produit dans tous. Tout à coup, dans la rue, tout le monde grelotte. Le pays entier se décide à grelotter coûte que coûte. À une date d'autant plus mystérieuse qu'elle est prédéterminée pour des raisons économiques, date à laquelle les éléments naturels se taisent. Ils ne signifient plus rien devant la promulgation de l'hiver. Qu'importe la réalité si personne n'en tient compte?… "

    Dans le roman " Evanescence de l’hiver " publié en 2006 dans la collection " Néra " des Editions Albiana, il n’y a pas de photos mais une description sans concession du pays du soleil levant. De quoi alimenter votre imaginaire sur les "Tokyoïtes ", en suivant l’Inspecteur Wata, engagé par un prix Nobel de littérature en panne d’inspiration pour mener une enquête " au cœur enfiévré du Japon futuriste, hypermoderniste, dans le centre de recherche qui abrite les meilleurs cerveaux du pays ". L’inspecteur Wata est dépeint comme un farouche adepte du consensus nippon : un mouton aurait plus de libre arbitre que lui.

    voir article aux adresses ci-dessous :
    Editeur : http://www.albiana.fr/article-303.htm
    Journal en ligne : http://www.phenixweb.net/KENTARO-Okuba-Evanescence-de-l

    Kentaro Okuba vit en Corse. Il évoque l’insularité aussi dans un roman sur Cuba " Electre à la Havane ", sorti le 26 novembre 2006 aux éditions Metallié.

    On sait tout des îles, sinon qu’elles sont des prisons. Cuba ne déroge pas à la règle ; ses soleils et ses langueurs océanes sont le décor sublime d’une insupportable captivité, la pire qui soit pour des Latins, le silence.

    Voir article à l’adresse ci-dessous :
    http://www.combats-magazine.net/article.php3?id_article=306

    et, pour le lecteur de polar, une mise au point de l’auteur chez Europolar à l’adresse ci-dessous :
    http://perso.orange.fr/arts.sombres/polar/7_dossiers_article_kentaro_okuba_fr.htm




    Des éléments liminaires avant de découvrir Tokyo :

    … avec quelques digressions non réprimées.

    EDO était la capitale des Shogouns ( dictateurs militaires qui constituèrent des dynasties au Japon) et ce beau nom de " Edo " , Porte de la rivière , est devenu TOKYO qui signifie " Capitale de l’Est" (par opposition à Kyoto, l'ancienne capitale). Elle compte 30 millions d’habitants, soit un quart de la population japonaise. Cette mégapole est une juxtaposition de plusieurs centres dans des quartiers très différents les uns des autres. L’architecture s’inspire de New York pour les gratte-ciel et de Paris pour les monuments avec la conception nippone d’un monde matériel éphémère. Donc, rien n’est figé et tout peut évoluer. Le Japonais a un sens aigu de la vie collective, avec son code de politesse : pas de contact physique lorsque l’on se salue. Il est très attentif à l’autre, à l’hygiène et à la propreté. Il n’est pas rare de voir les citadins ( en habits traditionnels, classiques ou excentriques) se déplaçaient avec des masques respiratoires pour se protéger des pollens et des microbes. Les fumeurs doivent assouvir leur vice dans des stations – fumoirs. Le modèle anglo-saxon est répandu et notamment dans le sport : le base-ball étant très populaire dans tout le Japon. L’empereur n’a pas de pouvoir politique tout en incarnant l’unité nationale dans son palais construit sur l’emplacement d’un ancien château. Les deux religions les plus pratiquées sont le Shintoïsme ( la plus ancienne et polythéiste) et le Bouddhisme introduit au 6ème siècle… Si les Japonais sont de redoutables compétiteurs économiques, ils gardent leur âme d’enfant qui apparaît dans la présence d’une multitude de petites figurines représentant des personnages imaginaires. Si vous perdez vos repères dans les lumières de la ville, de nombreux policiers sont présents pour humaniser les rues sans nom et vous renseigner.Enfin, pour reprendre Nicolas Bouvier dans "Chronique japonaise", on peut distinguer la ville basse et son "esprit Shitamachi", attaché au Sumo et aux drames de kabuki du vieux folklore d'Edo, - de la ville haute à "l'esprit Yamanote" plus bourgeois, plus confit, mais aussi plus ouvert à la culture occidentale.

    Digressions intermédiaires: Parmi les saisons, en dehors de l’évanescence de l’hiver évoquée dans le titre du roman de Tenkaro Okuba, le printemps avec la floraison est un événement national. Les Japonais mettent des fleurs dans leur vie et, lorsqu’il s’agit de fleurs de papiers, un Haïku est toujours apprécié. Tiens ! Fleur de Papier ! En corse, cela se dit " fior di carta " et c’est le nom d’une jeune maison d’édition à Barretali, alias Imiza, village de l’auteur du polar corse incontournable : Nimu….

    Le Japon n’a pas de ressources naturelles en dehors d’une petite production de charbon. L’énergie éolienne est favorisée. Le tourisme est une véritable industrie avec notamment l’existence de grands parcs d’attractions très fréquentés. Sur la planète Tokyo, tous les moyens de transports sont très développés. : TGV, Métro, réseau ferroviaire mais aussi les bus et les taxis, avec une originalité : les portes sont commandées par le chauffeur gantés de blanc. La gare " Tokyo Station " est une réplique de la Gare d’Amsterdam et si vous voulez faire un tour sur le " Shinkansen ", sans aller à Tokyo, lisez " Japan Express ". Une autre curiosité : la Halle au Thon. Les japonais sont les plus gros consommateurs de Thons…

    Digression finale : La halle aux thons !… Nous pensons que , là, il nous faut faire une petite mise au point. Il ne s’agit pas de l’exposition de Geishas ( ou ghesha) et de putes trop moches… des " thons "ou des " cageots " comme on ne les aime pas. Dans la halle, il y a des " cageots " ( Nous n’allons pas recommencer l’explication…en bois, fichtre !) avec du gros poisson, celui avec des arêtes et que l’on met en boite. Une petite chatte ne se trompe pas, elle ! Nous l’entendons miauler devant le réfrigérateur . Il suffit de dire " thon " pour qu’elle se lèche les babines … Devoir oblige ! Gina nous appelle…Nous courons ! nous volons !…et elle mange !

    … Avant de vous quitter, vite fait, deux derniers mots importants au Japon : Manga  et Thé !

                                              Gina......

                                 DSC00592.JPG

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