• Le capitaine du Ferry Book et le fanfaron écrivain...

    Ferry Book à Marseille: Dix ans, déjà!


    Passionnés de livres, ne cherchez plus ! Entrez découvrir ou retrouver les textes qui vous ressemblent!
    Bienvenue chez vous ! C’est l’invitation permanente de Thierry Hochberg à la Librairie Ferry Book !

    Hier 28 novembre 2007, Thierry Hochberg fêtait les 10 ans de Ferry Book, un ferry que nombre de lecteurs prennent maintenant plus souvent que le Ferry Boat de Marseille. Pourquoi Ferry Book ? Thierry Hochberg avait pensé d’abord à " Bateau livre " en hommage à Rimbaud... De sa librairie au Vieux port, il n’y a qu’un pas pour prendre le Ferry Boat. De Rimbaud à Marseille, le bateau livre est devenu le Ferry Book…



    Le " Ferry book " est une librairie qui recèle des trésors de lectures au 6 rue Edmond Rostand 13006 Marseille -
    Tél: 04.91.57.16.46 E-mail baron.hochberg@wanadoo.fr et le catalogue à l’adresse :
    http://www.livre-rare-book.com/Ferry-Book.htm







    Le capitaine passionné de littérature est Thierry Hochberg. Il est aussi l'auteur de nouvelles et scénarios. " Paris-Auschwitz-Paris " marque un tournant dans son travail d’écriture, comme un premier roman, en 1993, écrit pour témoigner, pour rendre enfin la parole à cette jeunesse volée, celle de son père : André. Chronique concise et dense d'un aller-retour pour l'enfer, ce livre est le témoignage d'un père retranscrit par son fils, qui nous entraîne, sans a-posteriori, mais avec les yeux de la jeunesse, dans le dédale obscur de l'univers concentrationnaire, de travaux forcés en sélections arbitraires, mais aussi de hasards ultimes en amitiés superbes. En 2003, Les Editeurs La Thune ont publié son deuxième opus " Nouvelles d’ici-bas ", préfacé par Philippe Carrese.


    Nous avions découvert le Ferry book lors d’un voyage d’agrément à Marseille qui a fait l’objet d’un de nos articles. Thierry Hochberg est l’ami des lecteurs qui viennent et reviennent dans sa librairie. Il est aussi l’ami d’auteurs de toutes plumes, souvent aussi lecteurs devenus familiers du Ferry Book…

    David Abiker, auteur de " Le mur des lamentations ", " Le Musée de l’homme "….
    Michel Biton, auteur de " poétesses et lettrées juives oubliées "
    Henri-Frédéric Blanc, auteur de " jeu de massacre ", " Les pourritures terrestres ", " cloaque " (réédité aux éditions de l "Ecailler du sud)…
    Jacques Bonnadier, auteur de " L’âme des santons ", " chronique de l’olivier "…
    Frédéric Brun, auteur de " Perla " (bourse Goncourt du premier roman)
    Philippe Carrese, auteur de " Trois jours d’engatse ", " Le bal des cagoles "…. Réalisateur du film " Liberata "…
    Philippe Cassuto, auteur de " Spinoza et les commentateurs juifs "…
    Jean-Paul Ceccaldi, auteur de " Le Flicorse " et " Tamo Samo ".
    Hubert Hannoun, auteur de " Propos philosophiques sur l’éducation "…
    André Laugier, auteur de " Plaisir du Lyre "…
    Lionel Mazari, auteur de Clam...
    Martin Melkonian, auteur de " Le Miniaturiste ", " le petit héros de papier "….
    Patrick Mouton, auteur de " Espace en mer rouge "…
    Serge Scotto et son chien saucisse, auteurs connus tous les deux…
    Denis Seznek, auteur de " Nous les Seznek ", " Seznek, le bagne "…
    Boris-Alexandre Spasov, auteur de " Comprendre le conflit yougoslave"…
    Serge Valetti, auteur de " Pourquoi j’ai jeté ma grand-mère dans le Vieux-port "…
    P. Weyergans, prix Goncourt, auteur de " trois jours chez ma mère " …








    Pour l’anniversaire des dix ans du Ferry Book
    , Thierry Hochberg et son adorable épouse ont offert un buffet avec une cuvée spéciale " Ecrit Vin», un grand vin de Bordeaux " Graves " 2002 et, pour finir, un délicieux gâteau avec les bougies. Au silence des mots écrits se mêlait le brouhaha des mots articulés et croisés des conversations allant bon train. Tout cela dans une ambiance chaleureuse et musicale.


    L ‘animation musicale était assurée par le duo de Fanfarons " : Gilles Benistri (Sax ténor) et Emmanuel Loi ( Sax Soprano et Clarinette)…. Dans la librairie envahie, ils ont interprété de la musique Klezmer, par essence une musique de fête, de rencontres et de contrastes. Parfois gaie, à d'autres moments, plutôt mélancolique, elle permet au musicien klezmer de chuchoter ou de s'exclamer, de geindre ou cajoler, d'alterner entre gémissement ou cri de joie. Ce qui importe dans le style klezmer n'est pas tant ce qui est dit, mais plutôt, comment cela est dit. Et cela me fait penser à une citation : " "Une fois que l'histoire est couchée par écrit, rien ne va mieux. On est la langue qu'on parle, pas ce qui est dit et se dit." Elle est d’Emannuel Loi…




    Emannuel Loi le fanfaron Klezmorim ( fanfaron au sens de musicien de fanfare ), est aussi l’écrivain, celui dont le premier roman noir est " Le Mariole " Editions Hors Commerce (1996). A l’époque, il nous l’avait dédicacé (au crayon noir qui s’efface) par ces quelques mots : " En espérant que Prat ne soit pas une figure à suivre, chaudement – E.Loi " Prat, c’est le commissaire de police… " pertinent, opérationnel. Il marque habilement sa circonspection. Il a le ton qu’il faut, du savoir-faire tactique et chirurgical. Il parle toujours face à la fenêtre…. L’homme est fortiche, compose sur mesure son personnage, une belle cruauté dans le brou de noix des iris… " Ce roman noir est écrit dans un style sec et heurté. Les phrases sont brèves et sans fioritures, souvent caustiques et les dents serrées… " Dans le couloir de la division des recherches, Prat renifle face au panneau syndical. A l’instant il vient de demander à l’autre gros, Desjouaix, principal de Saint Mandé, s’il sent une odeur. Le gros sanglé dans son costume trois pièces de boursier à dominante violette, montre sa chevalière à tous vents. Il la tourne, la palpe. Spéciale mornifle. – Quelle odeur ! S’en ressentent pas assez les gars. Faut y croire, poulaga, fait-il rougeaud et suant. On prend des rustauds de la campagne, on les dégraisse, on les gonfle un peu, un vernis de droit et on les lâche sur la voie publique. Alors, les odeurs, elles changent… "

    En 1996, Les éditions Hors Commerce lançaient une collection de polars et de romans noirs, essentiellement français et contemporains sous le titre " Hors Noir ". Trois textes par an étaient prévus à la publication pour commencer cette collection qui voulait privilégier " la langue et l’atmosphère, l’intrigue et des personnages à haut relief ". Jean-Yves Berchet inaugura cette collection avec " Des choses qui arrivent ", suivi d’Emmanuel Loi, avec " le Mariole ", et de Daniel Baldit, avec " Lion d’argent " qui se déroule entre deux festivals de Venise.




    4ème page de couverture " Le Mariole " : " Au sein de la Grande Maison, un inspecteur, un commissaire divisionnaire et un contrôleur général se livrent une guerre sans merci par le truchement d'un tueur à gages, le Mariole. Chacun manipule chacun, essaie de tirer les marrons du feu. Mais quel feu et qui sera marron ? Mandarin d'une subtile partie de go, Emmanuel Loi tisse un chassé-croisé de manipulations perfides ou sournoises, le tout sur l'échiquier du 20ème arrondissement. L'écriture, elle, n'a rien à envier à la température de l'azote liquide. "Après avoir été laveur de vitres, infirmier et joué les apprentis-sorciers sous les tropiques, des séjours à l'ombre ont abrégé pour l'auteur le reliquat d'espérances convenables qui font les survivants... Du cinéma, des mots, marches et voyages, errances et emmurement.". Né en 1950, Emmanuel Loi, écrivain et réalisateur, vit à Marseille. Il est l'auteur, notamment de L'écriture de peu (Bourgois), Voleur ! Et Une cure (Barrault), Le canal de Panama (L'Incertain)."C'est un roman plus gris que noir. Un jeu subtil sur les atmosphères et les couleurs du polar. Un exercice de style. Un scintillement de grisailles obscures. Jouant en maître de stéréotypes fourbus d'un polar hors d'âge, Emmanuel Loi a composé, dans Le Mariole, un puzzle retors et envoûtant. Des flics compromis engagés dans de douteux combats par des tueurs à gages interposés. La ville comme un échiquier de bistrots poisseux et de piaules sordides. Servi par une belle écriture âcre et imagée, Le Mariole est de bon augure pour la collection "Hors Noir" dont il est le second titre." (Michel Abescat, Le Monde) "Emmanuel Loi tire avec brio les ficelles de cette manipulation de la Tour Pointue. Et c'est remarquablement écrit." (Pierre Lebedel, La Croix). "Le Mariole est un texte noir de première force."

    Emmanuel Loi, écrivain, est né dans les Vosges en 1950 et vit actuellement à Marseille. Emmanuel Loi écrit de la poésie, des essais, des romans et pour le théâtre. Premiers titres parus : "Le Mariole" (Hors Commerce, 1996), et "Le Onzième Commandement" (Fleuve Noir, 1999) Romancier, essayiste, Emmanuel Loi a publié une quinzaine d'ouvrages depuis 1979. Son dernier essai, Une dette (Deleuze, Duras, Debord), est paru aux Editions du Seuil au début de l'année 2007. Deleuze, Duras et Debord, trois rencontres importantes dans la vie de l’écrivain.




    En 2007 aussi, " Le téméraire " vient d’être publié aux Editions Du Panama.

    Mot de l'éditeur
    Le Moyen Âge s'achevait dans le fracas des guerres. Et Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne, se rêvait en Alexandre le Grand, Ses armes, son or, sa splendeur dominaient l'Europe. Seul Louis XI au nez trop long et à la mine chafouine était obstacle à son destin.
    Avec Le Téméraire, Emmanuel Loi affronte le duc de Bourgogne, le dernier grand féodal, le premier héros romantique, le perdant flamboyant, pour un roman, méditation funèbre sur la folie et la solitude du pouvoir.

    Emmanuel Loi est aussi l’auteur notamment de :



    Peine capitale, Les Editions Flammarion ( 2003 )

    " Buffet et Bontemps. Deux cadavres dans les placards de la France. Les deux avant-derniers condamnés à mort, guillotinés en 1972. Dès les premières pages, Peine capitale fait froid dans le dos. On pense, bien sûr, au Dernier jour d'un condamné de Victor Hugo. On se demande aussi quelle mouche a piqué Emmanuel Loi? Le débat n'est-il pas clos en France autour de la peine de mort ? Il faut croire que non. Le tremblement de honte qui saisit le lecteur au fil des pages suffit à prouver qu’oui, 2003 n'est pas une date idiote pour une piqûre de rappel et oui encore, la cruauté qu'on porte en soi, on ne sait toujours pas la regarder en face. L'essentiel du roman se présente comme un manuscrit autobiographique insoutenable, écrit en prison par Buffet. "Je ne suis pas au sens exact du mot un assassin ou un criminel, je pense être mieux défini comme meurtrier, le masculin de meurtrière : auteur de meurtres, meurtrier comme marbrier." S'y mêlent des pièces du procès-fleuve qui déboucha sur sa condamnation à mort. Déjà condamné à perpétuité pour assassinat, il se mutine le 21 septembre 1971 à Clairvaux et prend deux otages : un surveillant et une infirmière. Il les égorgera lors de l'assaut final avant de réclamer, au procès, le châtiment suprême. Son complice, Roger Bontemps, condamné à vingt ans de réclusion pour vol qualifié et agression, n'a pas tué. La cour d'assises l'admettra et, pourtant, prononcera la même sentence, transformant l'avocat de Bontemps, Robert Badinter, futur ministre de la Justice, en adversaire acharné de la peine capitale. Faut-il le rappeler, Emmanuel Loi, ce n'est pas un gag, est un ancien braqueur. Il a passé six ans en prison, de 1976 à 1981. Les mains en l'air, suivies du détonant Braquage, mode d'emploi (Léo Scheer), racontent sa trajectoire. Buffet le hante depuis trente ans. On a du mal à croire qu'en 1986, lors d'une interview accordée à L'Autre Journal, se référant déjà à Buffet, il se déclarait favorable à la peine de mort. Comme on a du mal à croire, mais Loi ne le dit pas, qu'un homme décapité reste conscient quelques minutes et sent sa tête séparée de son corps. Il ne vous le dit pas parce qu'il vous le fait vivre. Violemment. Par la littérature. " Article Deux cadavres dans nos placards - par Philippe Perrier - Lire, septembre 2003



    Les mains en l’air, Editions Léo Scheer (2002)

    Cette magnifique confession d'un braqueur qui explore son "chaudron biographique", ses révoltes et ses errances, est une incitation à lire, écrire, s'affronter. Puisque voilà la France rongée par ses moisissures, puisque à force de lepéniser les esprits certains médias ont banalisé la crispation fasciste, trouvons foi en la littérature, ce refuge de l'irréductible, cet art qui sauve du dégoût et qui "permet de respirer" (Roland Barthes). On vit jadis, à l'époque pas si lointaine où les éditeurs se voyaient traînés en justice pour avoir fait usage de leur liberté, Jean Paulhan venir témoigner au procès intenté à Jean-Jacques Pauvert qui avait pris le risque de publier Sade. Le divin marquis ne représente-t-il pas un danger, lui demandait le président du tribunal ? Paulhan répondit : "Je crois qu'il y a là un danger, mais c'est un danger éminemment moral." C'est pour allumer un contre-feu démocratique au délire répressif, rappeler que l'on peut tout publier si l'on sait distinguer le "danger moral" du "danger immoral", que l'éditeur Léo Scheer cite cette anecdote en préambule de ce récit d'Emmanuel Loi, dont il rappelle l'ambition noble : "Ce roman ne relève que de l'incitation à la lecture et, ce qui peut paraître pire, à l'écriture."Nous sommes en effet ici bel et bien dans la grâce littéraire, plus près de Dostoïevski que de Mesrine, et à propos de ce narrateur devant lequel "la foule indifférente juste avant, maintenant solidaire pour le lynchage s'est transformée en lave" en le voyant menottes aux poignets, on citera ce mot de Victor Hugo : "Etre de cette majorité ! Préférer la consigne à la conscience ! Non !" Emmanuel Loi n'est pas un néophyte : treize livres, déjà, à son actif, du théâtre au polar, du journal de prison à La Vie périmée, ce cahier-confession fictif dans lequel il imaginait le "chant de misère"d'un assassin, cherchait à comprendre comment un garçon de 16 ans d'une bourgade du Var s'était lancé en 1995 dans une spirale meurtrière, prenant une carabine et tuant quatorze personnes avant de se suicider (2). Ecrivain rebelle, Emmanuel Loi, qui écopa lui-même de cinq ans de prison pour hold-up, rejoint la tradition des hommes de lettres "hors la loi", des détenus ayant talentueusement consigné leur expérience de vie par écrit, de Lacenaire à Genet ou Boudard, du guillotiné aux rescapés des cachots. Les Mains en l'air démarrent sur les chapeaux de roue : stylo à la rue (on parle au cinéma de caméra à l'épaule), le narrateur revisite en flash-back le scénario de son casse en direct, complice malhabile, fiasco, cavale essoufflée, flics aux trousses, reddition, fouille... "Je régurgite parmi le marais des amours perdues, la haine de ce que l'on est devenu, la peine des autres, l'indéchiffrable mesure de l'exil." Et vite, après s'être interrogé le temps d'une garde à vue sur sa fatale alliance avec son pote, interne en psychiatrie, qui, tétanisé, a provoqué l'arrestation, s'est révélé zombie résigné et piteux, Emmanuel Loi remonte sans concessions ni complaisance le fil d'une existence traquée, vouée aux révoltes, aux émeutes, aux errances. Accompagné, en annexe, d'un appendice intitulé "Braquage, mode d'emploi", qu'il présente comme un manuscrit anonyme censé avoir circulé dans les cellules de la prison de Fresnes, abécédaire de l'art et la manière de devenir voleur de banques (en fait une blague situationniste qui souligne que "braquage" signifie "torsion, déviation, irritation, grain de folie, une action de braconnier et de trappeur, une idée sous-jacente de chasse, de dette et dépense somptuaire" au sens de "dépense de sacrifice"), la bouillante chronique d'Emmanuel Loi explore le "chaudron biographique", retrace la destinée d'un fils non désiré, conditionné à n'être qu'un zéro face à son frère aîné "bon en tout", un incorruptible en perdition, sans autre perspective d'avenir que le vol, le théâtre, la drague, les mots, les bars. Les parents, la famille, sont épinglés avec une poignante lucidité. Affection sous-jacente, cadenassée. Loi s'évada (s'égara ?) en Amérique latine, exploits de gaucho dans la pampa, coma éthylique, java de mort-vivant. Fréquenta le pavillon des fous comme élève infirmier à Charenton. Se fit embrigader par la Gauche prolétarienne. Etudia la stratégie des attaques à main armée, coups tordus et merdiques qui attirent naïades et sirènes, s'initia en faune fiévreux à la bouche des filles après avoir été romantiquement subjugué par la frondeuse Laurence qui l'exhortait à ne pas se faire "si noir", dormit en boule dans les squares, ressentit le "sentiment de crasse" qui vous saisit la besogne accomplie et la trace laissée dans la mémoire par le geste d'agression, "même avec une arme factice" : "Qui peut savoir que cette arme est fausse, que c'est du toc, qu'il n'y a pas de balles ?"Le bandit n'a pas d'abri, il appréhende la répétition des jours et des tâches, ne désire que "ne pas être là, s'absenter de ce monde déjà clos". L'une des forces de l'inventaire de cette "géographie du désastre", c'est, on l'a dit, l'apologie de la littérature comme "radeau de fortune". Ecriture de poèmes sur Underwood, fréquentation des bouquinistes, lecture de Virginia Woolf, Unica Zürn et Faulkner, du Procès-verbal de J.-M. G. Le Clézio. Lire pour se vouer au songe, écrire car c'est "une arme diabolique". Les livres "comme chance et oubli". Au bout du compte, il n'y a pas de rédemption, Loi ne se pardonne pas, on reste "orphelin à vie". "Une fois que l'histoire est couchée par écrit, rien ne va mieux. On est la langue qu'on parle, pas ce qui est dit et se dit." "Entre le pacte de ne pas se perdre avec les mots et le risque de ne rien se dire", Loi affronte le démon de l'incommunicabilité : "Je ne sais pas ce que mes enfants vont retenir de ce périple. Quand je passe des heures avec mon fils sans parler, je sais et sens que je m'astreins à la souveraineté de l'indicible, par crainte du sentimentalisme et du verbiage." La littérature, c'est le refus de baisser les bras. - Article " Géographie du désastre " écrit par - Jean-Luc Douin Le Monde, 2.5.2002.

    Bibliographie succincte aux éditions Léo Scheer :
    http://www.leoscheer.com/spip.php?mot179

    Aux éditions Léo Scheer, il est l'auteur de :
    Le cœur amer
    L’argent et la mort
    Les Mains en l’air suivi de Braquage, mode d’emploi

    Emmanuel Loi est l’auteur de livres chez d’autres éditeurs et notamment en plus de ceux déjà cités :

    L’écriture de peu (Christian Bourgois, 1979)
    Chant d’amour ( Ecbolade, 1982)
    Voleur ! (Barrault, 1986)
    Les Autres (Théâtre Ouvert, 1987)
    Une cure (Barrault, 1987)
    Defferre et Marseille (Barrault, 1989)
    NU (Cahiers de l’Egaré, 1991)
    L’argent et la mort (Via Valeriano, 1993)
    Le Canal de Panama (L’Incertain, 1994)
    Le mariole (Hors Commerce, 1996)
    Le 11e Commandement (Fleuve noir, 1999)
    D’ordinaire (Al Dante, 2000)
    La vie périmée (Editions 1, 2000).
    Je devrais me taire : Spinoza, Hölderlin et autres essais ( Editions Exils, 2004)

    Filmographie non exhaustive relevée sur le site Allociné :

    Acteur :
    L'Univers de Jacques Demy (1995), de Agnès Varda
    Directeur de la photographie
    La Petite prairie aux bouleaux (2003), de Marceline Loridan-Ivens
    Un film parlé (2003), de Manoel de Oliveira
    Parlez-moi d'amour (2002), de Sophie Marceau
    Porto de mon enfance (2002), de Manoel de Oliveira
    Malraux, tu m'étonnes ! (2001), de Michèle Rosier
    La Chambre obscure (2000), de Marie-Christine Questerbert
    La Lettre (1999), de Manoel de Oliveira
    Trois Ponts sur la rivière (1999), de Jean-Claude Biette
    Toni (1999), de Philomene Esposito
    La Femme d'un seul homme (TV) (1998), de Robin Renucci
    J'ai horreur de l'amour (1997), de Laurence Ferreira Barbosa
    Encore (1996), de Pascal Bonitzer
    La Maison de lave (1995), de Pedro Costa
    La Joie de vivre (1993), de Roger Guillot
    A demain (1992), de Didier Martiny
    Van Gogh (1991), de Maurice Pialat
    Swing troubadour (1991), de Bruno Bayen
    Angels (1990), de Jacob Berger
    La Nuit bengali (1988), de Nicolas Klotz
    La Méridienne (1988), de Jean-Francois Amiguet
    La Loi sauvage (1988), de Francis Reusser
    Pierre et Djemila (1987), de Gérard Blain
    Derborence (1985), de Francis Reusser
    L'Intruse (II) (1985), de Bruno Gantillon
    Le Matelot 512 (1984), de René Allio
    L'Argent (1983), de Robert Bresson
    Un Second souffle (1978), de Gérard Blain
    Le Bar de la fourche (1972), de Alain Levent

    Opérateur
    Carthagena (1991), de Raymond Depardon
    La Captive du désert (1990), de Raymond Depardon
    Ma nuit chez Maud (1974), de Eric Rohmer
    Les Gaspards (1973), de Pierre Tchernia
    Au hasard Balthazar (1966), de Robert Bresson



    Bon anniversaire au Ferry Book et longue vie!








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