• José Lenzini, auteur toulonnais au festival corse du polar

    José Lenzini présente son confrère et héros "Nazole" au festival corse du polar.



    José Lenzini est né à Sétif (Algérie) en 1943. Il vit dans le Sud de la France. Longtemps journaliste (Var-Matin, Le Monde, La Tribune et BFM), il a consacré de nombreux reportages et articles à l'Algérie, pays auquel il reste très attaché. Il fait partie de l’association du Centenaire Jules Roy dans le cadre duquel il a publié en 2007 « Jules Roy, le céleste insoumis » (éditions du Tell, Blida – Algérie, août).



    Depuis 1997, il est enseignant à l'Ecole de journalisme et de communication de Marseille. Spécialiste de Camus, il lui a consacré trois ouvrages et de nombreuses conférences.





    Faites sauter la banque, Editions Transbordeurs (février 2008)

    A partir d'un fait divers qui fit sensation, le hold-up de la Banque de France de Toulon le 16 décembre 1992, José Lenzini, au travers de son personnage le journaliste Nazole, mène l'enquête. Cette enquête nous révèle d'obscures accointances politico-business mettant en cause des notables de la région.
    Le journaliste Nazole, personnage haut en couleurs qui puise ses témoignages dans les bars auprès de personnes informées par une voix qui n'est pas très officielle, navigue entre ces différents milieux sous couvert du journal « La Gazette » pour lequel il travaille.



    Alger, Editions Transbordeurs (2008)

    Un anti-guide géopoétique, petit format précieux imprimé sur papier ivoire de qualité, pour découvrir ou redécouvrir Alger la blanche. Entre les souvenirs de Pépé le Moko et les images d'Albert Camus, les traces de la guerre pour l'indépendance et une folle aspiration au bonheur et au rêve, le texte lumineux de José Lenzini est une invitation au voyage. Du bord de mer à la Kasbah, du jardin d'acclimatation au Riadh el feth, l'auteur nous restitue la plénitude dramatique d'une ville en forme de planète. Une nouvelle collection de petits livres précieux dédiés aux cités mythiques du Sud. A chaque fois il y a rencontre entre écrivains et photographes. Il ne s'agit pas d'un guide mais plutôt d'un bréviaire poétique que chacun peut emmener avec soi pour le voyage.







    Mai 68, Baden la mort du Gaullisme, coauteur avec Benoît d’Aiguillon, Editions Transbordeurs (2008)

    Récit qui retrace les événements de Mai 1968 depuis ses prémices. Il relate de quelle façon la révolte étudiante est venue défier les symboles du gaullisme mais aussi les slogans, les charges de CRS, etc. Il explique comment de Gaulle est finalement parti à Baden, rejoindre son ami Massu, marquant inéluctablement la fin du gaullisme.
    Évoquer mai 1968, ses péripéties, ses répercussions sur la vie française... Cet essai ne s'en éloigne pas. Néanmoins, les auteurs se sont plus particulièrement attachés à l'une des journées essentielles de ces " événements " : le 29. Ce jour-là, le général de Gaulle fuit à Baden-Baden (Allemagne) sans prévenir personne. Souhaite-t-il quitter la France ? Se désengager de cette révolte dont il ne semble pas comprendre toutes les aspirations, les ressentiments des jeunes et de bon nombre de leurs aînés ? À moins qu'il veuille créer un électrochoc... S'appuyant sur le témoignage exclusif de l'amiral François Flohic qui fut le seul témoin de cet exil de quelques heures, et sur des recherches personnelles, les deux auteurs mettent en exergue une réalité qui découlera de cette fuite à Baden : la fin du gaullisme. C'est l'objet principal de cet essai à la fois original et pertinent qui révèle l'un des principaux " héritages " de mai 1968... et pourtant le plus ignoré !






    La princesse des sables, Edité chez Belfond ( 2007):

    Le destin romanesque d'une fille de gendarme champenois qui épouse un prince algérien descendant du prophète. En 1872, cette catholique défiant les mœurs établies va vivre une véritable épopée au cœur du désert. En plein XIX siècle, le destin romanesque d'une femme hors-normes.
    Bercée toute son enfance par les récits de son père sur la conquête algérienne, Aurélie Picard ne pensait pas un jour rencontrer Ahmed Tidjani, descendant du prophète et chef d'une influente confrérie du Sud algérien. Elle en tombe pourtant amoureuse un soir de 1870 et se marie avec lui, bravant les tabous de l'époque ? dont l'interdiction par l'Église catholique de voir l'une de ses fidèles épouser un musulman. Elle n'a que 22 ans lorsqu'elle suit son mari dans cette Algérie lointaine.
    Commence alors une extraordinaire aventure pour cette pionnière, qui construisit un palais dans les sables et mit en culture plusieurs centaines d'hectares de terre aride. Elle répudiera les premières épouses de son mari et s'imposera comme une excellente gestionnaire, très appréciée de la population. Même si son statut vacille à la mort de son mari, elle parvint tout au long de sa vie à redonner du souffle à son incroyable destin.






    Impasse des fruits amers, Editions Transbordeurs (2006) :

    Arrivée en Algérie à la fin du XIXème siècle, une famille italo-espagnole s'épanouit modestement dans la quiétude du quotidien et des bonheurs faciles, traversant l'histoire sans jamais la croiser. Quand la guerre d'indépendance éclate en 1954, elle ne peut y voir que ces "événements" sans avenir dont parlent les journaux lénifiants.
    Dans l'immeuble en tour de Babel où elle partage le quotidien tonitruant d'autres familles de toutes confessions, on se réconforte en deux fêtes, en attendant la "pacification" impossible... Jusqu'à ce jour de 1962 où il faut se résoudre à un exil définitif. Sans comprendre ce qui s'est passé. Sans savoir ce qu'il adviendra.
    Ce roman qui puise ses racines dans l'histoire, se décline comme un long cheminement débridé et joyeux de l'insouciance au désespoir. Jusqu'à cette inconscience qui façonne un deuil annoncé dont les exilés comme les libérés porteront longtemps les stigmates dans cette impasse des fruits amers.







    A nos vingt ans, écrit autour du peintre Jean-Pierre Giacobazzi avec Daniel Alfandari et Jérôme Camilly en 2004 :

    Parler de leurs visions, chacun avec ses "armes", un thème "Nos vingt ans" (c'était dans les années 60), un livre pour rassembler, une expo et un forum pour se réunir... Dans "A nos vint ans », l'expo comme le livre, c 'est une partie de la mémoire des années soixante qui se révèle, avec sa légèreté (Elvis, Fred Astaire, Marilyn, Vince Taylor, Betty Page etc), ses pubs cultissimes, mais aussi et surtout, quasi omniprésente comme elle le fut pour tout le monde à l'époque, la guerre d'Algérie (à laquelle on ne donnait pas son vrai nom). Comme l'a dit José Lenzini au début du forum, beaucoup d’événements ont marqué cette période des années 60, et tous étaient à l'unisson dans la salle pour dire à quel point cette guerre avait marqué de façon indélébile leurs 20 ans plus que tout autre événement. Une mémoire bien souvent tue, Jérôme Camilly a souligné la difficulté à formuler ce qui a rapport à la guerre d'Algérie et cette expérience commune comme la possibilité enfin de libérer sa parole plusieurs décennies après. Silencieusement, omniprésentes, les peintures de Giacobazzi font écho à cette parole, délivrant un regard apaisé sur les choses.





    Journaliste et homme de télévision, Jérôme Camilly est l’auteur de L’arme de vie, L’Ombre de l’île, Le rendez-vous de Laura, L’arbre des parentés est également l’auteur de grandes enquêtes et de nombreux documentaires. Chez L’éditeur le Transbordeur, il vient de publier « Même les anges aiment la mer » et il est l’auteur d’une nouvelle dans le recueil « Piccule Fictions », Noirs de Corse sorti ce mois-ci au profit de l’association contre le handicap Handi 20. José Lenzini et Jérôme Camilly se retrouveront au festival du polar corse et méditerranéen le 4 juillet prochain.







    Notre Dame de la Garde, coauteur avec Thierry Garro, Gilletta Editions 2003

    Cap de la bonne espérance, vigie hissée au plus haut de Marseille, elle en est devenue l'image à la fois pieuse et profane. Notre dame de la Garde, balcon sur la Méditerranée, témoin des mers houleuses, fait partie de l'histoire agitée et rebelle de la cité phocéenne. C'est vers cette proue reflétée par le miroir de la Grande Bleue que convergent les regards. Première silhouette décelée lorsque le voyageur aborde la ville, dernière vision qu'il emporte en appareillant vers l'Orient. José Lenzini parcourt le destin de la sentinelle marseillaise, observe à travers les siècles le rôle de ce phare qui demeure, toutes croyances confondues et pour tous, une Bonne Mère. Genèse, architecture, actes de foi, aventure humaine... Porté par les photographies inspirées de Thierry Garro, le récit met en lumière ce mythe, qui continue d'enrichir sa collection d'ex-voto, passeur d'espoirs et dont la façade striée évoque les marches d'une échelle qui mènerait jusqu'au ciel.







    Scientologie, vol au-dessus d'un nid de gourous - Editions Plein Sud (novembre 1996)

    Sous couvert de son appellation d'Eglise, la Scientologie n'est en fait qu'une secte qui n'ose pas dire son nom, mais dont les pratiques et les manipulations mentales attestent d'une réalité aussi forte que dangereuse. Curieux mélange de religiosité, de scientisme et d'obscurantisme, elle est née des délires et fantasmes de Lafayette Ron Hubbard, un auteur de science-fiction prolixe qui a très vite compris qu'il fallait sortir des chapitres pour parvenir à faire fortune. Le créateur de la Scientologie n'hésitait pas à dire: "Si un homme veut faire un million de dollars, le meilleur moyen pour lui serait de fonder sa propre religion...". C'est un principe qu'il a mis en application après avoir un peu arrangé sa biographie pour être à la hauteur du gourou qu'il allait devenir. Un gourou qui en a engendré d'autres, et d'autres encore. Puisante et omniprésente, la Scientologie est devenue rapidement une vaste entreprise commerciale, une multinationale puissante et richissime. Ses moyens sont impressionnants. Ses appuis sont puissants. Ses techniques s'écartent souvent de la philosophie pour se transformer en entreprise de coercition et de chantage. Décidément, tout n'est pas divin et pur au royaume de la Scientologie...


    Antérieurement et alors qu’il était journaliste toujours en activité à Toulon, José Lenzini a publié :


    - "Arreckx, sénateur et parrain", (Plein Sud, 1996)
    - "Camus", (Milan-Essentiels, 1996)
    - "Barberousse", (Actes Sud, 1995)
    - "Aurélie Picard, princesse Tidjani", (Presses de la Renaissance, 1990)
    - "L'algérie de Camus", (Edisud, 1987)


    José Lenzini sera présent au festival du polar corse et méditerranéen qui se déroulera du 4 au 6 juillet prochains à Ajaccio.



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