• Jacques MONDOLONI, polars, science-fiction, etc...

    Jacques Mondolini, un Corse qui écrit:



    Jacques Mondoloni est né à Paris en 1941. Réalisateur de courts métrages, critique et animateur littéraire, régisseur de spectacle, il publie romans, nouvelles et pièces de théâtre à partir de 1980. Aujourd'hui, il consacre de plus en plus de temps à l'écriture romanesque, tirant son inspiration des phénomènes sociaux de notre époque. Il est un auteur connu pour ses ouvrages de " science-fiction ", américanisme par lequel on désigne des œuvres d’imagination scientifique qui décrivent un état futur du monde. Il est passé maître dans la fiction de la science parce qu’il possède la science de la fiction, c’est-à-dire qu’il construit ses récits " avec une science consommée " , un savoir-faire habile et savant.
    Il excelle dans l’écriture de nouvelles. Il s’agit là d’un exercice littéraire plus difficile qu’il n’y paraît car, dans un texte court mais dense, il consiste à offrir un récit à fort impact sur l’imaginaire du lecteur. Chez les plus jeunes, la nouvelle est un magnifique outil pédagogique lorsque l’on connaît la place de l’imaginaire chez eux, avant qu’elle ne se réduise trop souvent à un strapontin jamais déplié. Heureusement, des enseignants s’éreintent encore à promouvoir la lecture auprès de leurs élèves, en faisant venir dans leurs classes des écrivains comme Jacques Mondoloni. Nous avons retrouvé trace d’un atelier d’écriture dans la classe du Lycée Ernest Bichat à Lunéville :
    " Chronologie du projet par Sarah Garon, professeur de Lettres, Lycée Ernest Bichat de Lunéville. Le crime : la parution d'un recueil de nouvelles policières, en mars 1996. Comment cela a-t-il vraiment commencé ? quel était le mobile ? quels sont les coupables ? Un petit indice : " Ils étaient trente et un... " Mais qui sont-ils ? Simplement une classe de lycéens, tous doublants, leur professeur et un auteur de roman policier connu : Jacques Mondoloni. Notre histoire a commencé à l'aide d'un simple élément moteur : la motivation, une envie de se prouver et de prouver aux autres qu'il était possible de créer de toutes pièces une œuvre, un livre. Objet tant redouté des élèves lorsqu'ils sont simples lecteurs, mais qui se métamorphose en élément merveilleux quand ils en deviennent les auteurs et les éditeurs. Cette classe remplie "d'élèves en difficulté" devait devenir une équipe capable de réussir. "


    Jacques Mondoloni, avec la science-fiction, est un auteur d’anticipation. Avec le roman noir, il s’ancre dans le présent. Il n’oublie pas l’importance du passé dans son ouvrage " Récits de vies au petit Nanterre " où il évoque, de façon sensible et chaleureuse, l’histoire, la vie, les luttes à partir d’entretiens réalisés avec les habitants de ce quartier appelé le Petit Nanterre.Il s'intéresse encore à la mémoire des villes dans un autre opus "Le Quartier d'où je viens". Il est l'auteur d'une vingtaine de romans et de plusieurs recueils de nouvelles qui abordent tous les genres littéraires.

    Après une carrière de cinéaste et de régisseur de spectacles (qui lui ont inspiré plus tard Tenue de Galère (Denoël), Jacques Mondoloni s'oriente vers la littérature au début des années 80. Il ne tarde pas à se faire reconnaître dès 1983 en décrochant le Grand prix de la Science-Fiction Française pour un recueil de nouvelles : Papa 1er (Denoël) qui vient d'être réédité aux éditions Melis en 2005. C'est dans ce recueil que se trouve "Le Cancer de l'Escargot", l'une des meilleures nouvelles de ces trente dernières années, selon la revue Galaxies, la référence dans le domaine de la Science-Fiction.

    Auteur prolifique, il a touché à tous les genres dont Le roman noir avec plusieurs ouvrages parus : Le jeu du petit Poucet (Série Noire), Corsica Blues (Atalante)... On lui doit également deux pièces de théâtre: Boris, une adaptation librement inspirée de "En Avant la Zizique..." de Boris Vian, mise en scène par Yves Pignot, et montée au Théâtre de
    Billancourt et à Louvain la Neuve , pour la saison 1990-91. La seconde pièce "Voyages", lue en 1991 au théâtre Essaïon et à Avignon, rejoint la science fiction.


    Le polar ( roman noir) et la Corse

    Dans le recueil de Nouvelles "Corse noire " (collection Librio),  Jacques Mondoloni, avait écrit un récit apocalyptique sur la Corse : Le dernier Corse. Le seul survivant y est un prêtre qui refuse de quitter la Corse sous les bombes incendiaires d’une armée envoyée par un pouvoir qui a décidé de couler l’île, comme l’on coule un vieux rafiot devenu inutile. Avant de mourir le curé écrit son journal. Il s’appelle Pascal Géronimi, de père corse et de mère anglaise. Il se raconte pour expliquer son choix de rester en Corse et d’y mourir en dernier témoin. Nous avons relevé ce passage final : " La terre ne fait que vibrer, et cette fois, je comprends pourquoi : la montage s’affaisse, je découvre l’abîme, des abysses vertigineux, des puits sans fond qui se remplissent de liquides et fusent comme des volcans : la Corse a été minée… ". Plus loin,  " Le Cap corse se décroche de son socle – On dirait une immense caravelle dérivant sur la mer".

    Les lecteurs corses ont sans doute découvert les polars de Jacques Mondoloni avec la sortie de Corsica Blues aux Editions Atalante, dont nous rappelons la présentation :


    La sirène retentit. On allait débarquer. Dominique Quilichini poussa un soupir. C'était fini. L'exil commençait.
    Printemps 1932. Chassé de son village corse à la suite d'une ténébreuse affaire de meurtre, Dominique arrive à Marseille avec son fils François pour trouver refuge chez l'oncle Joseph, le " juge " de la famille. En fait de juge, c'est chez un proxénète qu'il tombe, dans un bordel du Quartier Réservé, parmi la pègre des borsalinos et des torpédos. La guerre des gangs fait rage...

    Le roman noir s'accorde bien au ciel des montagnes corses et aux couleurs de Marseille ; la lumière brutale lui convient. Romancier de l'ambigu, des malentendus tragiques et des êtres en dérive que la vie emporte, Jacques Mondoloni le sait bien aussi : nul besoin d'instance surnaturelle à la tragédie, il suffit de raconter l'irréparable divorce entre le cœur de l'homme et son destin …

    Comment échapper à la corsité, lorsque l’on porte un patronyme chargé d’une généalogie si fortement enracinée ? Jean-Toussaint Desanti, à ce sujet a dit : " Jamais je n'ai écrit en langue corse une ligne de philosophie. Mais là n'est pas l'essentiel. Je crois avoir pratiqué la forme de philosophie qu'exigeait mon origine. Dans ce champ aussi j'ai, autant que je l'ai pu, pourchassé l'indétermination, fait violence à la culture, effacé la mer, celle qui sépare et engloutit ".


     Avec " Corsica Blues ", Jacques Mondolini est l’auteur d’un polar corse, parce qu’il est tout simplement un Corse qui écrit. Il faut citer aussi " La ronde des fantômes ", roman du retour sur soi, des trajectoires de vies brisées par le destin, la société, les choix individuels malheureux, "La Ronde des fantômes" raconte le lancinant ballet des figures perdues, ancêtres, parents, enfants et amis, dans le lent cheminement d’une vie déracinée. Et puis il y a la Corse, lentement effacée, mais portée au cœur comme un talisman et qui subitement réinvestit avec force ses territoires autrefois délaissés. Un roman optimiste donc, un roman de la reconquête…


    D’autres polars dont il est l’auteur :

    Le Jeu du Petit Poucet ( Un tueur à gages sans gages, ça peut devenir furieux. Ne vous avisez pas d'" oublier " le paiement, le contrat pourrait se retourner contre vous. D'abord, vous recevrez un signe. Si vous ne voulez toujours pas comprendre, les manifestations se feront de plus en plus pressantes et macabres : c'est le jeu du Petit Poucet. Le tueur a eu le temps de le roder depuis l'Algérie, mais aujourd'hui, les règles lui échappent, le chasseur est devenu proie...)
    C’est pas tous les jours revanche ( C'est tous les jours revanche pour Jules, jeune fils d'Odile aux multiples fiancés, tombée pour trafic de drogue, et fils fasciné par un homme trop habile avec son Smith et Wesson Spécial 38 pour avoir un vrai travail. Les permissions de week-end permettent à Jules d'échapper au " centre " et à ses travailleurs sociaux préposés à la réinsertion grâce à des parties de campagne proposées par son père. La campagne, c'est-à-dire les jardins " familiaux " plantés de cabanes semblables, à la lisière des villes nouvelles. Avec un parent emprisonné et l'autre traqué, il faut quand même grandir, il faut capitaliser toutes les petites joies possibles, s'évader avec Jules Verne ou se saouler à l'euphorie en rêvant de jours meilleurs)


    Plus récemment, dans sa bibliographie, nous avons découvert "Marchand de torture " dont nous reproduisons la présentation avec un extrait ci-dessous :
    Il y a une station d'autobus dans la banlieue marseillaise qui évoque à la fois le voyage et son renoncement : c'est Rimbaud-Baumettes devant la prison du même nom. Parce qu'il a lu en prison une biographie du "poète aux semelles de vent", le héros du roman, Toni Bonneveine, trouve cette association insupportable. Sa première idée d'homme libre est d'effacer le nom de Rimbaud du panneau de l'abribus. Cette obsession, d'autant plus violente qu'il ne parvient pas à passer à l'action, va le conduire à entrer, par l'intermédiaire de son avocat, en relation avec des malfrats pour qu'ils réalisent son étrange projet. Il est loin d'imaginer qu'il va devenir le cobaye d'un truand mégalomane et pervers, Joseph Carco, qui a abandonné le trafic de drogue pour se recycler dans la torture "clés en mains". Grâce à des "expériences scientifiques", "le Marchand de Torture" espère monnayer les résultats de ses recherches auprès des dictateurs et autres services secrets. Dans la lignée des grands maîtres du roman noir français, Jacques Mondoloni nous tient en haleine jusqu'au bout. - Luciano Melis
    Extrait du livre :
    Le cabinet d'Alphonse Lacour se tenait au premier étage d'un immeuble cossu et sale de la rue Grignan, presque en face du musée Cantini. De son bureau vert d'eau, simple, propre et clair, on avait vue sur le portail, la cour intérieure, la mise en place des expositions qui se traduisait par l'arrivée de camions déchargeant des caisses. Cette partie de la rue se transformait en voie réservée, hors trafic, presque piétonne. D'ailleurs, les riverains s'en persuadaient et des pétitions de commerçants circulaient pour faire interdire la circulation. Une décision municipale n'aurait pas nui aux affaires, et la rénovation des façades qui avait été entreprise, à certains endroits, près de là, peut-être l'annonçait.
    Toni Bonneveine aimait contempler les cadres sortir des hayons et tanguer comme des harpes. Il aimait également s'attarder devant les boutiques de mode qui fleurissaient la chaussée. Des couleurs gaies, naturelles ou électriques, jaillissaient des vitrines et venaient frapper les porches des études de notaires ou d'avocats qui s'étaient approprié les lieux. Les plaques des raisons sociales, calligraphiées à l'ancienne : lettres dorées sur fond noir, s'enflammaient au rythme des enseignes et cette pacifique agression donnait à Toni le courage d'affronter la cage d'escalier aux relents de cave, l'ascenseur archaïque à la câblerie couverte de graisse sèche qui menait au cabinet de son défenseur.
    Toni sonnait toujours deux fois alors qu'un panneau indiquait qu'on pouvait entrer sans frapper. Une employée venait lui ouvrir et le faisait asseoir dans un fauteuil dirigé vers le couloir principal où des stagiaires s'interpellaient et se cognaient. Là, il pouvait observer la ruche judiciaire bourdonner, mettre un prix sur les meubles modernes qui servaient de séparation dans la salle commune. Là, il pouvait jauger le pouvoir d'Alphonse Lacour.
    Celui-ci apparaissait et par un signe lui demandait de patienter. Quand l'avocat raccompagnait un client jusqu'à la porte, Toni l'entendait vanter les ordinateurs dont il s'était équipé. "Je suis informatisé !" lançait-il comme il aurait dit : "Je suis dépucelé
    !"


    Un roman insolite:

    Richard Cœur-de-lièvre
    ( paru en 1993):
    Richard, conscrit : à la caserne de Layserberg, il songe à celle qu'il a laissée aux " Sables ". Dans la montagne proche, il crapahute ; vaguement, il s'éloigne.
    Nichte, lieutenant : entre les soirées de sous-préfecture et la maison de Mlle Firma, il traîne son indifférence inquiète. Il observe Richard, aussi.
    Franz Beck, conservateur du " musée des Commandos " : immobile, il espionne, tapi au milieu de ses antiquités mensongères. Ah ! le casoar du lieutenant... Car ce monde est truqué ; gentiment technologique, mollement autoritaire, il a gommé son histoire que de rares " passeurs " de mémoire tentent de ranimer.)



    La science-fiction...


    On ne peut pas parler de Jacques Mondolini sans revenir sur son ouvrage Papa 1er ( Première édition chez Denoël en 1983) pour lequel il a été primé et qui a recueilli les louanges de l’ensemble des critiques parmi lesquelles :
    " Jacques Mondoloni va à la rencontre de nos désespoirs et les guérit à coup d'humour noir et de lucidité ". Thierry Hubert Le Dauphiné Libéré
    " Tout un voyage dans les "ailleurs" avec des "autres" qui sert à l'auteur, à travers un humour grinçant, à nous mettre face à nos réalités, à nos savoirs perdus, à une science déshumanisante. Mondoloni pioche loin dans notre déstructuration progressive, dans la conscience de notre inconscience ", ajoute Robert Inard d’Argence dans La Provence
    " Authentique conteur, très imprégné par la SF anglo-saxonne et en particulier Philip K. Dick. "Papa 1er" est de ces ouvrages qui incitent à continuer à lire de la SF, envers et contre tout... " Stéphanie Nicot Galaxies Science-Fiction
    " Les thèmes sont originaux et passionnants, et le style, riche sans être ampoulé, frappe par l’abondance d’adjectifs rares et un sens aigu de l’expression imagée ". Bruno Peeters Phenix Mag
    " Mondoloni brasse une multitude de thèmes d'où émergent quelques unes de ces grandes préoccupations, écologiques, politiques, et de ses interrogations sur l'emprise des machines, l'humanité... " Véronique Emmanuelli Corse-Matin Hebdo


    Dans la science-fiction, nous avons relevé sur sa série " Les Goulags mous " sa dédicace faite à Radio France sur le site de cette radio:
    " Lorsque, dans les années 80, je me suis lancé dans cette saga du futur que j'ai appelée : "Les Goulags Mous" et qui a été publiée au Fleuve Noir, j'avais en tête d'apporter une réponse au "1984" de Georges Orwell. Le roman d'Orwell, on s'en souvient, décrit un monde totalitaire où les individus sont enrégimentés, broyés, sous la surveillance constante de la Police de la Pensée. Même l'amour que peuvent avoir un homme et une femme l'un pour l'autre est un crime contre l'Etat. Bien sûr, Orwell, qui avait été échaudé par le communisme pendant la guerre civile espagnole, se voulait un visionnaire désespéré, voyait l'avenir de l'humanité tout en noir. Pendant un temps, sous Staline avec ses purges et ses procès, sa vision a pu correspondre à la réalité. Mais l'univers communiste craquait et j'ai imaginé qu'il allait se transformer. Le communisme se répandrait partout et imposerait sa loi au globe. Une immense fédération d'Etats se mettrait en place, ne devant plus grand chose à l'idéologie de naguère. "Les goulags mous" remplaceraient les goulags durs. Et une brigade de télépathes prendrait la relève de la Police de la Pensée. Voilà pour le décor, le point de départ. Mais ce n'est pas la politique-fiction avec ses constructions et ses hypothèses qui m'excite en premier lieu. Comme tout romancier, c'est l'homme qui m'intéresse, l'homme fait de chair et de sang, avec ses folies, ses rêves et ses douleurs. Et les héros qui me fascinent, ce sont les marginaux, les rebelles, les fouteurs de merde, tous ceux qui d'une manière ou d'une autre par leur grain de sable enrayent la machine. J'ai donc mis en scène un télépathe dévoyé, un chien de garde du régime qui ne veut plus mordre et qui par sa révolte va déstabiliser un système qu'on croyait solide. Et comme j'aime les jumeaux, je lui ai créé un clone qui se comporte tantôt en protecteur, tantôt en frère ennemi... " (Jacques Mondoloni)

    quelques couvertures:





    Le théâtre...

     Le résumé de sa pièce de théâtre : Voyages.
    Les habitants de "La Cité du Bonheur" veulent échapper à leur triste réalité et consomment de la virtualité, par le biais de drogues et de programmes TV dans lesquels ils se projettent. Chaque soir, n'importe quel locataire peut commander un programme et devenir quelqu'un d'autre. Mais, les retours sont difficiles et les couples se désagrègent car chacun est parti dans un "voyage" différent de l'autre. Le premier couple de la pièce semble se résigner, mais le second résiste et décide de s'installer à la campagne, à l'écart de la société. Mais peut-on se construire une autre réalité, n'est-ce pas encore se bercer d'illusions ?



    Et le cinéma adapté à la littérature...


    « Les Milles, le train de la liberté » est une fiction cinématographique historique réalisée par Sebastien Grall. Jacques Mondoloni a écrit le livre d’après le scénario de Sébastien Grall et de Jean-Claude Grumberg. Parmi les principaux acteurs du film, on y retrouve Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret.

    En mai 1940, en pleine débâcle, un camp d'internement pour les ressortissants des puissances ennemies, pour la plupart juifs ou opposants à l'Allemagne Nazie, est improvisé dans un village proche d'Aix en Provence, Les Milles (avec un « s »). La vie du camp s'organise sous le commandement de l'intègre Charles Perrochon, assisté d'un capitaine borné, Moinard. Les Milles" c'est le village provençal d'une ancienne briqueterie transformée en camp d'internement, en 1940, où on interne des civils allemands, autrichiens, polonais, qui avaient trouvé asile en France. Ils sont juifs, communistes ou simples opposants au nazisme. Parmi eux, deux prix Nobel, des artistes, des intellectuels. Le peintre Max Ernst y a été enfermé. Charles Perrochon, commandant français des "Milles" est chargé de leur protection. Mais le jour où la France signe l'article 9 de l'armistice, les autorités décident de livrer les réfugiés du camp aux Nazis. Perrochon refuse et, au risque de passer en conseil de guerre, affrète un train et un bateau pour tenter de conduire les réfugiés au Maroc... Le film montre donc un officier de l'armée qui s'insurge contre le sort réservé à des artistes menacés de mort. Nous avons trouvé un site consacré au camp des Milles qui devrait prochainement devenir un mémorial :
    http://perso.orange.fr/d-d.natanson/artistes_milles.htm



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